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les enfants de Léo et de Lébas de Garonne
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8 février 2021

après le mag "les trajets scolaires"

 

  

 

BP étang pré et dunes sépia

Dans le portrait que me consacre le Magazine de la Ville de Floirac du mois de février, j’évoque nos trajets maison école dans les années cinquante. À cette époque il n’y avait pas de bus de ramassage et le vélo, du moins pour moi, c’était à partir de la 5éme. On ne pouvait compter que sur nos gambettes pour effectuer les quatre trajets quotidiens entre Jean Jaurès et l’école de La Souys et pour les économiser on coupait par le pré de Molinéro (que l'on appelait du bout, parce que en bout de l’avenue Jean Jaurès) où gambadaient ses chevaux et ensuite par celui de Maupéou (que l'on appelait le bourrier ou dunes selon que les tas de détritus étaient visibles ou végétalisés) où pâturaient quelques vaches bien gardées avec en fond de décor les cuves métallisées de la BP et la ligne de chemin de fer d’Eymet qu’on empruntait occasionnellement. Ce chemin de traverses (on y marchait dessus entre les rails) rallongeait notre foulée, mais aussi le trajet. Aucun gain de temps qui puisse justifier les risques. A vrai dire il en avait quasiment pas, vu la rareté et la lenteur des convois qui s’annonçaient avec un klaxon spécifique

Revenons à ce raccourci à travers les prés qui nous faisait passer non loin d’une carcasse de transformateur électrique où un vieux couple résidait. A cette époque les prés n'étaient praticables qu’à la belle saison, et il ne fallait pas beaucoup de pluie pour les transformer en bourbier, voire même en lac, ce qui nous obligeait à prendre la route. Une double route autour de la cité ouvrière qui nous offrait plusieurs possibilités que j’évoque dans l’article consacré au bar Chez Pierre dont vous je reprends un extrait ci-dessous.

   

 

125730006

LE TRANSFORMATEUR 

 

Dans les années cinquante, les transformateurs qui n'avaient plus d'utilité étaient abandonnés à tout venant. C'était le cas de celui qui se trouvait sur le raccourci que nous, les enfants de Jean Jaurès, prenions pour nous rendre à l’école de la Souys. Ce vestige de l’architecture électrique des années vingt (1920 bien entendu) était situé côté Maupéou, à quelques dizaines de mètres du passage entre les barbelés qui délimitaient le pré de Molinero, (que l'on appelait du Bout, parce qu’en bout de l’avenue Jean Jaurès) où gambadaient ses chevaux et celui de Maupéou (que l'on appelait le bourrier ou dunes selon que les tas de détritus étaient visibles ou végétalisés) où pâturaient quelques vaches bien gardées avec en fond de décor les cuves métallisées de la BP. Revenons à ce raccourci à travers les près que l'on n'empruntait que l'été (l'hiver c'était quasiment un lac) et qui passait non loin du transformateur (ci ce n'est celui de la photo c’est donc son frère) où un vieux couple résidait. Je dis vieux parce que nous étions jeunes, mais en vérité nous ne nous sommes jamais suffisamment approchés d'eux pour vérifier. Nous les évitions par prudence enfantine alors qu’ils n’auraient pas fait de mal à une mouche. On l’aurait su. L'homme s'appelait Kadour, du moins c'est comme ça qu'on l'appelait. Surnom ou vrai prénom ??? C'était courant de rebaptiser les gens à cette époque et de donner des sobriquets qui occultaient les vrais patronymes et qui leur collaient à la peau pour le restant de leurs jours et bien plus encore.   

 chez pierre 03

BAR des SPORTS "CHEZ PIERRE"

A pied, nous avions différents itinéraires pour effectuer le parcours du quartier Jean Jaurès jusqu’à l’école de La Souys et vice-versa. Ça évoluait en fonction des temps. Non, il n’y a pas de faute. Il y avait plusieurs temps qui influaient sur le chemin à prendre. Le temps de la météo. Le temps qu’il nous restait avant la cloche. Le temps passé en hiver pour l’interminable trajet de retour où nous nous trainions pour rentrer. Une rallonge inévitable quand la nuit s’annonçait et que la météo n’était pas bonne. A la mauvaise saison on ne pouvait pas couper par le pré du bout, notre raccourci préféré, qui était perpétuellement inondé, alors, nous descendions le cours pasteur pour rejoindre la rue Pierre Curie. Ce trajet nous faisait invariablement passer devant Le Bar Chez pierre qui était à la cité ouvrière ce que La Caille était à Jean Jaurès. Ça grouillait de clients de tout âge mais ce n’était pas pour autant qu’on s’y arrêtait. On n’était pas dans notre quartier. On ralentissait néanmoins pour jeter un coup d’œil à l’intérieur. Ce n’était pas les joueurs de cartes qui nous fascinaient, mais tout le matériel de pêche et surtout de chasse qui trônait derrière le comptoir où officiaient Monsieur et Madame Pierre. Des fusils de tous calibres exposés aux regards de clients potentiels, mais aussi à celui des écoliers qui passaient.

pour lire l'intégralité de l'article 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2018/06/25/36477269.html

Pour acceder au portrait du mois de Février du "Mag de la ville de Floirac" cliquer sur: 

http://www.ville-floirac33.fr/publications-2/ page 18

 

 

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