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les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

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1 septembre 2026

l'école des floiracais de l'Après Guerre

 

 

Sur cette photo envoyée par Pierre Lartigue on peut voir que les grandes classes du cours complémentaire étaient mixtes ces années-là. J’ai de lointaines mais précises images de cette époque où je visualise Anne-Marie Figuérès et quelques-unes de ses copines que j’ai revues par la suite et qui cette année-là étaient en 3e avec Michel Castaing. C’était peut-être la dernière où l’avant dernière année de mixité, car à part les avoir croisées dans le couloir qui jouxtait l’école des filles je n’ai aucun autre souvenir de cet amalgame fille garçons qui étaient de l’autre côté du mur. Un mur de séparation entre les deux écoles qui sans être de Berlin n'en était pas moins infranchissable.  

Revenons à la photo de la classe de 4eme que Pierre Lartigue légende avec des noms qui lui sont revenus et s’excuse d’avoir oublié certains ou certaines. Peu importe, les amis de Cenon, Floirac et Rive Droite se feront un plaisir de compléter

Rangée du haut de gauche à droite : Mélé en 2, Fernandez 3, Lalande 6, Rey7, Lavraie 8

Rangée en dessous : Tardieu1, Glémet 2, Mélé 6 (la sœur du 2) Tetaut (ou Tetaud) 9

En bas, accroupi à gauche Garcia (sous toute réserve) qui tient l'ardoise) et Pierre Lartigue à l'autre bout de la rangée accroupi à droite de la Photo.

Commentaire de Pierre Lartigue : « … je me souviens de quelques noms des garçons mais hélas pas celui des filles, mais en me replongeant dans les souvenirs le nom de Tetaut (ou Tétaud) me revient ainsi que Meynard (écrit pas très lisible) et Ducamp accroupie alors que dans la rangée au-dessus la 1ere à gauche c'est Sylvette dont je n'ai retenu que le prénom et Canteloube ou Chantelou en 6 … »

 

LES PETITS FLOIRACAIS D'APRES GUERRE 

Quelques années auparavant on retrouve une partie de ces élèves dans la classe du cours préparatoire de Madame Garmendia.

Rang du haut : Daubanne 2 - Brodu 4 -Sinsou 6 – Estribot 7 Dessous   

debout : Larroumagne 2 – Abdhéramane 5 – Destrieux 7 -Fernandez 8 – Lavraie 9 – Muléro 10 - Marty11 -  Moessard 13 Assis: Pierre Larigue – Estève 3 – Rey 6- Lavraie frère7- Moessard  8 

Accroupis Gléna en 3

Des noms qui ont marqués le foot floiracais et que l’on retrouve dans ce blog en naviguant dans la rubrique SAB et CMF foot ou pour un accés direct en cliquant sur : http://memoirequartier.canalblog.com/main-tag/sab_et_cmf_foot_

Ci-dessous un florilège de photos de classe prises entre 1949 et 1956 envoyées par Willy Garbaye qui fait le lien entre toutes ces clichés d’une même génération de natifs entre 1943 et 1945 dont vous pouvez en partie retrouver les noms en naviguant da ce Blog.

à l’école de La Souys, il y avait le cours complémentaire qui drainait les enfants Cenon, Bastide, Bouliac Carignan et autres communes de l’entre-deux mers mais aussi les classes primaires qui menaient jusqu’au certificat d’études. 

classe du certificat d’études 1956

cep classe Bardineau 1956 1957

Le premier février 2019 je lançais un appel à identification des élèves de Monsieur  BARDINEAU qui était dans les années cinquante soixante l’instituteur tout puissant des grands du certificat d’études de l’école de La Souys à Floirac. Cette classe  préparait au sésame de l’époque, l’indispensable diplôme du certificat de fin d’études primaire qui ouvrait les portes de la vie professionnelle avec un accès direct au monde ouvrier ou un passage par l’apprentissage classique (3ans) auprès de l’artisan du coin ou des grandes entreprises (Port Autonome, A.I.A, SAFT, etc…) qui possédaient souvent leurs propres écoles d’apprentissage.

 

Au dernier rang de gauche à droite: Brérgeron (4) Larribaud (5) Rrouchon (6) Dans la rangée du milieu : debout de gauche à droite Lasnier (1) Freyssinet( 4) Tauzin B( 9 ) Simounet J.P (11) Garbaye (12) au second rang :William Teil (3) Au premier rang Duprat (2) Garcia (5) et Brieix (8)

 

 

 

 

 

les classes maternelles

de la Souys des années cinquante 

 

 

école de la Souys CP 1955

Sur cette vieille photo de 65 ans représentant la classe du cours préparatoire de l’école La Souys, Nicole Martinez (6eme au 2eme rang en partant de la gauche) se souvient d’une autre Nicole (Beauchène ???) qui avait une sœur jumelle qui ne lui ressemblait pas et de Lydia Sanchez.

 

 

école matrenelle La Souys 1954

Sur cette photo de la dernière année de maternelle de cette génération de filles et de garçons d’une même classe (ensuite c’est la séparation normale à cette époque) Nicole Martinez qui nous l’a envoyée se positionne dans le rang du haut deuxième en partant de la gauche invite tous ceux qui peuvent identifier des élèves de cette classe à se manifester sur ce blog (case commentaire)

 

 

maternelle école de La Souys 1952

On remonte dans le temps. Une remontée de mémoire difficile pour moi qui ne suis pas du quartier et ne fréquentait pas (du moins pas encore) ces futurs éléves du primaire (les garçons uniquement) avec qui pour certains, j'allais partager les classes élémentaires, complementaires et la cour de récréation, j'ai identifié Noël, Cutillas, Peres, Rejane, Puygrenier.... mais vous aussi vous pouvez dénoncer vos petites copines et copains de classe. Ce n'est pas considéré comme de la délation mais comme une contribution à la petite histoire de notre commune.

 

 

ecole maternelle de la Souys 1951

Merci à Francis Cutillas d'avoir identifié Serge son grand frère sur la photo du bas publiée dans "mémoire de Floirac et de la Rive Droite" le 10 septembre 2019, ça me permet de déterminer l’année (1951) et d'identifier quelques bouilles de ma génération. Peut-être Roullière au centre et Rolland le second de la rangée du milieu en partant de la gauche. Nul besoin d’être un Sherlock Holmes pour affirmer que c'est une classe maternelle puisqu'elle est mixte et encore moins être un Nobel de mathématiques pour ajouter 4 ou 5 ans à l'année 1947 qui est l'année de naissance de Serge et aussi la mienne. J’opterai pour 4 ans puisque la photo précédente (prise après) semble être la dernière de maternelle de ma génération qui correspond à l’année scolaire 1952/1953. Un petit calcul digne des problèmes de l’époque mais aussi des jeux plus ou moins tordus de Pif magazine ou du journal de Mickey.

  

 

 

 

mosaïque maternnele CP La Souys annéees cinquante

Pour en savoir plus sur les écoles de Floirac des années d'aprés guerre et découvrir quelques photos de classe, je vous invite à naviguer dans la rubrique "les enfants de Léo et Lébas de Garonne" ou bien cliquer sur le lien ci-dessous pour un accès direct.

 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/les_enfants_de_leo_et_lebas_de_garonne__/index.html

 

 

 

 

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24 août 2026

Libération de Bordeaux août 1944

  

 

A la différence de Paris, Bordeaux n’a pas eu d’insurrection libératrice. La résistance bordelaise a été décimée matériellement et moralement. Quelques groupes FFI effectuent néanmoins des actions de harcèlement et de sabotage, mais ne peuvent prétendre chasser un occupant bien supérieur en nombre et en armement, même s’ils ont été renforcés  par  les  FFI de Dordogne des Basses Pyrénées et des Landes. 

bordeaux port liberation 1944 texteBordeaux aout 1944- photo 1 quai rive gauche- photo 2 pont de pierre - photo 3 épaves de bateaux dans la Garonne- photo 4 entrée des maquisards dans la ville libérée.  

 

 

Au mois d'août 1944, les Allemands se préparent à évacuer Bordeaux. La destruction du port est planifiée, mais le 22, le sous-officier artificier Heinz Stashlschmid volontairement à feu les stocks d'explosifs dans le bunker de la rue Raze où ils ont été regroupés. Les forces du maquis se regroupent autour de Bordeaux et le 26, le général Nake, qui commande les forces allemandes, propose de renoncer à toute destruction si ses hommes peuvent quitter l’agglomération sans acte de sabotage de la Résistance. Un pacte signé par le commandant Kühnemann et le commandant Rougès, officier des FFI, formalise cet accord.  

 

 

Commandant Rougès sépia 02

La résistance dans le bordelais était bien organisée et disciplinée. Le commandant Rougès, armateur morutier de profession qui vivait à Floirac, a joué, un rôle déterminant dans les négociations qui évitèrent la destruction de Bordeaux lors du départ des troupes Allemandes. Je ne reviendrai pas sur la chronologie des ces événements de la libération de bordeaux que j’ai déjà évoqué (sur ce site ou blog) précédemment (voir les liens ci-dessous) qui vont certainement être commémorés par les médias locaux et les sites internet. Le général Nake commandant la place de Bordeaux veut garantir le repli de ses troupes  avec  un  minimum  de  risques. Il propose au préfet Sabatier de faire savoir à la population que si aucun attentat n’est commis contre l’armée allemande,  dont  l’effectif  atteint 30 000 hommes  pour la garnison de  Bordeaux lors de son départ de  la  ville,  le  port  et  les  ponts  ne  seront  pas  détruits. Les soldats allemands doivent avoir quitté Bordeaux le dimanche 27 août à minuit et les troupes alliées ne pourront occuper la ville qu’à partir du lundi  28  août  au matin.  Contrairement à leur entrée dans la ville en 1940, où l’on avait vu une armée motorisée conquérante, sûre d’elle, prendre possession des lieux, On assiste à  un  repli  effectué  dans  la pagaille et le désordre. Les troupes qui empruntent la rue Marcel Sembat (Bordeaux Bastide) et son prolongement Floiracais (chemin de la Sauve) pour rejoindre la cote Monrepos font l’objet d’un tir isolé qui a failli tourner au drame et que relate François Rattier dans son HISTOIRE FLOIRACAISE.

 

Extrait du livre (édition 1987 ???) dont j’ai quelques pages (arrachés ou détachés) en ma possession que je conserve précieusement.

 

… la résistance fut active. L’ennemi fait des coupes sombres dans la ville : des déportés des fusillés (Bistuer, Lerrein, Ferradou, Sanson, Ferrada, Saura) paieront de leur vie leur volonté de faire triompher la liberté. Quelques jours avant la libération un groupe de maquisards attaquait Bel Sito et faisait main basse sur un matériel important qui participera à la libération de Bordeaux. Après plusieurs incidents le groupe avait pu se replier sur Blasimon. En 1944 le haut commandement avait donné l’ordre de tout détruire en quittant Bordeaux et son agglomération. Les troupes cantonnées dans la ville remontèrent vers le centre de la France pour rejoindre le front de Normandie en passant par la côte de Monrepos. Un incident se produisit chemin de La Sauve : un coup de feu. Les allemands crurent à une attaque du maquis.  Tous les hommes du quartier furent arrêtés et menacés d’être mis à mort. Deux résistant, Mazars (qui se fit passer pour un commissaire de police)  et Bertin chef de réseau, intervinrent. Après quarante-huit heures d’angoisse le premier réussissait à mettre sur pied un protocole d’accord qui garantissait l’évacuation des troupes et la vie des habitants. Pendant ce temps le commandant Rougès de Belle Croix participait à l’état-major des troupes d’occupation à des négociations qui devaient sauver le pont de pierre…

 

Deux héros qui ont contrecarrés

les plans Allemands

 

libération de bordeaux heintz

Le 9 août 1944, en tant que maître-artificier de la Kriegsmarine, Heinz Stahlschmidt reçoit l'ordre de détruire toutes les installations portuaires et les quais de la ville, qui s'étalent sur plus de 12 kilomètres afin d'empêcher les Alliés de les utiliser. Le 22 août 1944 à 20h50, 4 jours avant la destruction planifiée, il fait sauter le blockhaus de la rue Raze, sur le quai des Chartrons, contenant les charges explosives.

 

 

  

plaque commerative Pablo Sanchez quai de Richelieu

Pablo Sanchez, républicain espagnol né à Lérida, a semble-t-il empêché la destruction du pont de pierre en désamorçant les explosifs qui devaient détruire cet ouvrage. Je ne rentre pas dans la polémique qui divise les historiens sur ce fait d’arme, je cite seulement ce héros anonyme qui a été abattu la nuit du 27 août 1944.au débouché de l'ouvrage sur la rive gauche du fleuve, devant le 53 du quai Richelieu. Quoi qu’il en soit des faits et de leur véracité on ne peut nier le grandiose hommage des Bordelais lors de ses obsèques.

  

infos et articles complémentaires 

 

Pour en savoir plus sur Heinz Stahlschmidt

https://www.sudouest.fr/2014/02/15/henri-salmide-le-sauveur-du-port-de-bordeaux-1462244-5022.php

https://www.sudouest.fr/2018/09/06/en-images-henri-salmide-l-homme-qui-sauva-le-port-de-bordeaux-5364305-5138.php

 

Les photos du commandant Rougés, de Monsieur Bertin et des maquisards dordognais ont été extraites du livre de François Rattier sur lequel j'apporte une précision sur les otages cités par l'auteur. Ils ne sont pas tous floiracais, il y avait aussi des Bastidiens et des Cenonnais. Peu importe, c'étaient tous des natifs de la rive droite qui sont mort pour la liberté. Le Groupe Floiracais des FFI du Commandant Rougés de belle croix qui était rattaché à l'armée sécrète, était composé de soixante-huit combattants qui prirent une part active dans les batailles pour la libération de notre pays.

  

floirac résistance

pour en savoir plus sur Floirac et l'appel du 18 juin cliquez sur:  http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2018/06/18/36463189.html

et sur Bordeaux et le Général De Gaulle http://memoirequartier.canalblog.com/2024/06/bordeaux-et-le-general-de-gaulle-appel.html

 

 

 

 

 

 

 

13 août 2026

petit histoire du foot de Floirac et de la rive droite -2-

 

On ne peut pas dissocier la petite histoire du foot floiracais du siècle dernier avec celle de la Bastide et du bas Cenon dont l'entente sportive n'a jamais cessé en dépit de l’annexion d’une partie de la rive droite par la ville de Bordeaux. Le pré du curé (emplacement de la cité du midi) où évoluait le SAB Floirac symbolisait cette entente socio-culturelle-sportive. Les terrains de Foot et la salle des Sports appartenaient à la paroisse de Sainte Marie de la Bastide qui incluait une grande partie du bas Cenon (dont le quartier Monrepos). Il est bon de rappeler aux générations du vingt et unième siècle que le Sporting Club de la Bastidenne jouait avant-guerre sur les terrains Floiracais de Cornier Belle Croix et que l’Olympique Bastidien de Floirac (1927-1931) était un grand club omnisport de la rive Droite.  

 

L'histoire sportive du quartier Gambetta (Benauge-Cenon-Floirac) ne s'est pas limitée aux activités de sport en salle (Boxe, Gym, Judo), il y a eu aussi le foot avec le Monrepos Olympique (1930-1939) dont la photo ci-dessus prise en 1937, nous montre des joueurs inconnus pour moi, mais dont j’espère reconnus par leurs descendants. Le seul nom que j’ai retrouvé ne figure pas sur ce cliché sépia, c’est celui du président Carreyre.  

 

 

Sur cette photo retrouvée par Pierre DARTHOUT  dans les archives de son Grand-Père qui d’ailleurs n’y figure pas, il est mentionné écrit à l’encre et à la plume « Société Athlétique de Monrepos » alors que dans mes Archives Footballistiques il est mentionné Monrepos Olympique pour ce club crée en 1930 et qui a vécu jusqu’aux prémices de la seconde guerre mondiale.

 

 

Peu importe le nom du club ça ne change rien à la petite histoire de ce quartier partagé entre Cenon et Floirac qui a marqué notre jeunesse et celle de nos parents et grands-parents et si vous voulez savoir plus sur le sport à Monrepos cliquer sur les liens suivants:

 http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/10/09/35729063.html 

 http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/07/08/35444838.html 

 

 

 

8 août 2026

les mois d'aout du quartier Jean Jaurès d'après guerre

 

 

montage fêtes de quartier floirac Jean Jaurès sépia

La fête du quartier Jean Jaurès attirait les jeunes et les moins jeunes par sa renommée et surtout son feu d'artifice du lundi soir qui clôturait ces trois jours tant attendus par les grands, les petits, les filles et les garçons, les parents et grands-parents, les proches et les amis, venus des quartiers voisins profiter de ces trois journées du premier weekend du mois d’Aout qui ont jalonnées mon enfance mon adolescence, voire même ma vie adulte de jeune père. C’était toujours le premier weekend du mois d’aout. Sur la photo ci-dessus, où j’enfourche un cheval de bois (on n’a aucun mal à m’identifier, aux dires de mon épouse j’ai toujours le même regard) j’oublie totalement que le manège est animé par les bras d’un vieil homme dont d’ailleurs c’était son nom (ou son pseudonyme). Monsieur BRAS, c'était ce qui était écrit sur son camion aux jantes de bois. Une antiquité rescapée du chemin des dames ou des taxis de la marne. Le manège aussi devait être de cette époque. Pas de moteur. Juste une pogne ferme pour des relances régulières. Ce n'était pas la griserie des manèges à grande vitesse, mais les petits que nous étions, s'accommodaient de ces tours pépères effectués sous le regard fatigué de son épouse préposée aux encaissements. J'ai une pensée particulière pour ce vieux couple de forains venu d'un autre siècle (le dix-neuvième) pour distraire les gamins du quartier mais surtout aussi vivre et survivre.        

calendrier 1947 alain

Le 9 Aout 1947, je ne n’avais que quatre mois et je ne  me souviens plus si j’avais sursauté lors de l’explosion de la bombe qui annonçait l’ouverture  de la fête du quartier Jean Jaurès. Par contre dans la maison d’à côté, ça    avait déclenché la naissance d’Alain. Explosion prémonitoire, coïncidence ou signe du destin pour annoncer l’arrivée de cet éminent physicien spécialiste des poudre et explosifs dont il a été l’administrateur, tout en étant directeur des applications militaires du CEA et attaché de recherche au CNRS. Il n’y a pas que ça, mais je n’ai pas l’intention d’écrire sa biographie ou d’étaler son imposant curriculum vitae dont vous pouvez lire un concentré dans la rubrique documents articles et archives. Je veux faire court, sans quoi mon blog serait trop petit pour raconter son parcours professionnel et ses travaux. Court et simple. Je veux juste rappeler que c’est un enfant de « Lébas de Garonne ». Il est de chez nous, de notre quartier, de la rue Louis Latimer, autrefois rue des étrangers. Une petite rue de 16 numéros qui a explosé de joie à l’annonce de son premier bachelier. Et oui, c’était un événement, à l’échelle de la rue. Une grande échelle. Un tremplin pour Alain dont la mère et les Grands Parents se sont saignés pour assumer ses études. Il n’était pas évident à l’époque, pour un habitant de notre rue de rallier les universités, alors, il a été une nouvelle fois le premier d’entre nous. Le premier à avoir son propre véhicule. Une 2 CV, pleine de souvenirs et de virées, qui a marquée notre jeunesse. 

 

Pour en savoir plus sur ALAIN DELPUECH https://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/12/13/35938421.html

 

 

 

 

 

 

  Floirac au siècle dernier  

pour en savoir plus sur ses fêtes de quartier

cliquer sur le lien suivant

https://memoirequartier.canalblog.com/archives/2021/08/02/39049843.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 août 2026

Sainte Thérèse photos Roland Lagache

 

 

 

Merci à notre ami Roland Lagache ancien du Foyer Amitié qui m’a envoyé ces deux photographies retrouvées accidentellement lors d’un rangement. J’ai souvent lancé en vain des appels ou plutôt des messages pour retrouver des photos de la chapelle Sainte-Thérèse d’après-guerre telle qu’elle est restée dans mon souvenir de gamin. Un souvenir extérieur puisque je ne la fréquentais pas, à vrai dire, j’en avais même la trouille puisque c’était par elle que passaient tous les morts qu’ils fussent croyants ou athées. Peu importe, la chapelle que nous appelions l’église, était omniprésente autant par sa visibilité que par les activités qui s’y greffaient autour. Je passe sur les terrains de foot, les gymnases ou la salle des fêtes très souvent évoqués dans ce blog, pour m’attarder sur cette reconstruction ou extension (peu importe le nom) réalisée par le père Zabala basque espagnol réfugié de la guerre d’Espagne qui a érigé dans le pur style colonial ibérique une flèche qu’on ne voit pas sur les photos ci-dessous où il a installé une cloche financée par les habitants du quartier dont le tintement caractéristique annonçait les événements plus ou moins gais de la vie du quartier.

 sainte thérèse floirac 02 02

 commentaire de Roland LAGACHE

«  … ces photos ont été  prises par mon père lors de ma communion solennelle le 18 juin 1961

La 1° prise d'assez loin devant la voiture de mon père ( une P60 ) et mon grand oncle René ELLIAS ( parent de Louis ELLIAS fusillé par les allemands à SOUGE dont une rue porte le nom au Bas FLOIRAC ).

La 2° très bien cadrée pour ne pas voir les communiants sortant de l'église mais on voit le dessus de la porte  principale vers les cloches !!!

Cette même année ont fait leur communion : Baptistal, Labaure, Duvin, Rivet, et bien d'autres … »

 

Photo de l’intérieur la chapelle Sainte Thérèse de Floirac restaurée dans le style colonial espagnol par l’abbé ZABALA (1947-1951) prêtre ouvrier réfugié en France après la victoire des Franquistes publiée dans la page Facebook de Mémoire de Floirac et de la Rive Droite.

 

 

 

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19 juillet 2026

André Bramard

 

 

Dans la deuxième partie du XXème siècle, à l’amorce de la côte des 4 pavillons, et dès les premiers coups de pédales, on pouvait apercevoir un petit magasin de vente et de réparations de cycles à l’enseigne: «Au petit tour de France ». C’était là qu’André Bramard s’était installé dans les années d’après-guerre pour partager sa passion de la petite reine avec les mordus et les néophytes qui ne manquaient  pas de se faire conseiller pour des réglages techniques ou l’acquisition de matériel. C’était un véritable plaisir de dialoguer d’échanger avec cette figure incontournable du paysage sportif Cenonnais. Un grand Monsieur, non pas par la taille (il mesurait 1,65) mais par son grand cœur et sa ténacité. 

 

bramard

Son courage hors du commun et sa farouche détermination lui ont permis de rivaliser avec les grands noms de son époque. C'était un rouleur pugnace que raillaient certains de ses adversaires: « Ce Bramard, il roule peut-être fort, mais on le bat au sprint comme à la parade ! ». C’était vrai, mais pour ce faire, fallait-il encore être capable de tenir la roue d’André jusqu’au bout. En fin de course très peu pouvaient le faire. Sa carrière cycliste s’étala de 1931 à 1952. Les sommets en sont ses deux titres de Champion de France sur route par sociétés, obtenus avec ses copains de l’A.S.P.T.T. de Bordeaux en 1946 et 1947. L’autre point d’orgue de sa vie de coureur reste sa victoire, obtenue dans la ronde de l’Armagnac 1946, disputée en trois étapes, où dans la dernière étape il renversait la situation en sa faveur, s’imposant devant un lot de vedettes confirmées tels : Vietto, Camellini, A. Lazarides, Fachleitner etc…

 

 

 

 

André Bramard a disputé plusieurs tours dont celui de 1937 remporté par Roger Lapébie.

      

   1937-06-29 - Miroir des Sports - N° 950 - 06    1937-06-29 - Miroir des Sports - N° 950 - 08C 

 

   1937-07-20 - Miroir des Sports - N° 958 - 11    1937-07-20 - Miroir des Sports - N° 958 - 06

 

 

 

Sa participation au tour de France 1939 s’est soldée par un abandon.  Il était à court de forme. André Bramard n’avait pas pu obtenir de l’armée une permission pour se préparer.  Il aimait d’ailleurs raconter cette période sombre avec un brin de regret mais sans amertume.

« Ce Tour fut pour moi une vraie galère, j’étais militaire depuis octobre 1936. Je fus sélectionné dans la catégorie des individuels, je devais me débrouiller seul pour tout sans aucune assistance de rien. Ce n’est que la veille du départ à 17h00 que j’ai obtenu une permission spéciale de l’armée, comme préparation il devait y avoir mieux. J’ai pris le départ de ce Tour avec 20 jours de course dans les jambes. Les premières étapes furent pénibles. Au fil des jours ma condition est allée en s’améliorant à un point tel qu’au départ de la grande étape alpestre Grenoble-Briançon j’étais remonté au 42ème rang du général. La veille nous avions connu une journée épouvantable, dans la descente du Galibier, le froid était intense avec une pluie glaciale s’abattant sur les coureurs. Victime d’une crevaison, j’ai mis un temps fou pour réparer, j’avais les doigts gelés, j’ai dû arracher mon boyau avec les dents !!… Le lendemain j’ai eu un genou qui a refusé tout service. Dès les premières bornes de la 9ème étape avec l’escalade de la difficile côte de Laffrey, souffrant atrocement j’ai mis pied à terre sur cet affreux chemin de terre. Pleurant de douleur autant que de déception, j’ai achevé l’étape dans la voiture de Francis Pélissier.»

 

 

 

 

4 juillet 2026

Antoine Prioré

 

 

 

antoine prioré 2 sépia

Je ne suis pas un spécialiste pour juger les travaux d’Antoine Prioré, par contre je peux affirmer que le personnage était aussi fascinant que controversé. J’étais top jeune à cette époque pour évaluer la secousse occasionnée par ses inventions. Une onde de choc dont Floirac était l’épicentre et qui réveillait les scientifiques les politiques et les médias. C’est à l’angle du cours Gambetta (coté Floirac) et du chemin Ser qu’Antoine Prioré avait installé son laboratoire de recherche. Il faisait partie du paysage Floiracais, ou du moins en façade. Nous ignorions ce qui se passait à l’intérieur et à vrai dire ce n’était pas notre problème. Nos soucis d’adolescence et de jeunesse étaient tous autres.

 

Un demi-siècle plus tard je découvre dans des coupures de presse l’importance de ses inventions et entreprends quelques recherches qui confirment que personne autre que lui, ne connait le secret de fabrication d’un matériel qui a obtenu des résultats sur le traitement de certains cancers.

 

Locaux Antoine Prioré photo Sud ouest

J’aimerai témoigner,  mais, je ne suis qu’un mauvais témoin qui est passé à côté du 83 cours Gambetta, sans m’y intéresser outre mesure. Un faux témoin puisque j’ai recours à des articles d’époque pour raconter ce personnage hors norme.

 

                                                                                                                     

Pour lire l'article publié dans Sud Ouest le coupure presse sud ouest du 17 avril 2012 cliquer sur: 

 https://www.sudouest.fr/2012/04/17/l-inventeur-de-floirac-690174-2780.php

 

 

 

antoine prioré sépia

Antoine Priore (né le 10 avril 1912 à Trieste, décédé à Bordeaux en 1983) était un technicien spécialisé en électricité et électronique qui construisit à partir de 1960, plusieurs machines destinées à traiter le cancer. Malgré certains résultats spectaculaires sur des animaux, ayant donné lieu à une dizaine de communications officielles à l’académie des sciences, l’efficacité de son matériel sur les tumeurs cancéreuses humaines n'a pas été scientifiquement démontrée. Il s'est ensuivi de longues et virulentes controverses entre scientifiques de très haut niveau. Obsédé par le souci de garder le secret sur ses découvertes, Antoine Prioré est mort sans laisser de documents permettant de connaître le détail du fonctionnement de son procédé.

 

  

 

 

 Extrait de l’article de Science & Vie de décembre 2001

L’association française des médecins pour la recherche sur l’électrothérapie des cancers (Artec), un organisme privé dont le siège est à Cestas (Gironde), au cœur de la forêt landaise a contacté Science & Vie pour lui annoncer que l’onde Priore avait non seulement été retrouvée, mais qu’elle avait permis de traiter avec succès des souris cancéreuses ! Selon son directeur, le Dr Bernard Murzeau, médecin gériatre à Bordeaux, les expériences qu’il a menées montrent que l’effet du rayonnement Priore est bel et bien une réalité.

 

coupure presse du Journal Sud Ouest 

img022

 

 

 

 

 

LA FANTASTIQUE HISTOIRE DE PRIORE 

Antoine Prioré articles 005

http://www.priore-cancer.com/txtpriore_fr.htm

   

26 juin 2026

les enfants de la cité Pinçon

 

 

Le témoignage ci-dessous d'Anne Marie HOSTEIN que nous avons connue Gamine sous son nom de jeune fille "FONTAINE" nous restitue avec sincérité et une pointe de nostalgie, cette époque qui était aussi la mienne et que nous avons vécu dans l'insouciance et le respect de nos parents et de équipements collectifs.

 

 

Témoignage d'Anne Marie Fontaine 

 

   « ...  j'ai connu le pré Pinçon au tout début quand a été construite la cité de la Benauge où j'ai habité enfant. Là où a été construit le foyer des jeunes il y avait une prairie avec des petites mares où on trouvait des grenouilles. La laiterie CACOLAC avait laissé des locaux à la paroisse et il y a eu une chapelle où les habitants de la cité se retrouvaient le dimanche matin. Il y avait aussi des locaux pour les guides et les jeannettes qui jouaient près des garages de la laiterie. Ensuite ces locaux ont été transformés en supermarché SUMA. Depuis il n'y a plus rien. Il a été questions de construire une nouvelle caserne de pompiers mais c'était une zone inondable, le projet n'a pas eu de suite ...

     ... nous avons emménagé mes parents mon frère et moi à la cité en 54 dans un immeuble neuf et nous en étions très heureux. Les aménagements des jardins n'étaient pas encore finis mais ensuite on a eu beaucoup de jeux. Nous étions très nombreux. C'étaient les enfants du baby-boom. J'ai eu une enfance très joyeuse dans cette cité. J'ai repensé aux commerçants de l'extrémité de la rue de la Benauge et je me suis souvenue que le cordonnier avait une boutique en sous-sol et qu'il avait des montagnes de chaussures autour de lui. J'étais toujours très étonnée qu'il retrouve les miennes. Il était très aimable, très souriant mais il fallait toujours venir deux fois car débordé par le travail il n'avait jamais fait nos chaussures. Mais on ne se fâchait pas ...

     ... cette époque était celle du "baby-boom" nous étions très nombreux dans la cité puisque les familles étaient jeunes et s’installaient après la guerre. On faisait nos devoirs le plus vite possible, on apprenait les leçons, on les récitait à Maman, qui bien sûr ne travaillait pas, et on descendait en sautant les marches. Les uns faisaient du vélo, d'autres du patin à roulettes, on avait une "cage à poule" où on faisait des acrobaties, il y avait des manèges pour les petits et un "ho hisse" pour les grands où, à deux on s'amusait à aller jusqu'à la "secousse" quand tout tremblait.  Pour nous appeler Maman avait un sifflet. Les copains nous disaient : " ta mère a sifflé" On rentrait vite en nage Dans les personnes qui sont devenues célèbres de la cité, il y avait Daniel Balavoine. Ses deux frères Yves et Guy étaient en classe avec mon frère. Je suis allée le chercher une fois à l'école maternelle avec une amie. Sa famille habitait l'immeuble en face de Cacolac. Ensuite ils sont partis à Pau. Ses frères chantaient déjà avec les petits chanteurs à la croix de bois. Ensuite j'ai vu construire le foyer des jeunes que j’ai fréquenté et où venaient beaucoup de jeunes de la « nouvelle cité" qui accueillait les rapatriés d'Algérie ...

 

 

 ... en rangeant, j'ai retrouvé ce petit prospectus où nous étions photographiés sur la cage à poules de la cité. Je suis tout en haut au milieu, la petite fille qui se mord le doigt. Derrière moi Yves Balavoine frère de Daniel. Tout à fait en bas mon frère Bernard le 2ème à partir de la droite. En haut à ma gauche Annie Noble, à ma droite Lise Labat. Devant moi peut être Guy Balavoine mais je n'en suis pas sure En bas à droite à gauche Bernard Labat, Bernard Fontaine, Jean-Paul Miramalous et Françoise Duverger un peu cachée derrière lui ...» 

 

 

 

 

 

extrait de mémoires de jour 

GUY BUSQUETS

tome 1 (1947-1961)

 

   « ... l’idée de Tony, ça ne pouvait que venir de lui, de nous baigner dans la « piscine » qui en fait est un bassin, comportait quelques risques Ce n’était pas la profondeur et encore moins la qualité de l’eau dont on se foutait royalement qui étaient en cause, mais le gardien municipal en uniforme qui surveillait la cité et faisait respecter (impensable aujourd’hui) l’interdiction de marcher sur les pelouses. Ce qui devait arriver arriva. Branlebas de combat ! Ça courait dans tous les sens et bien entendu nos nous n’avions pas eu le temps de nous fringuer. Les vêtements étaient restés sur place et nous n’allions pas rentrer à Floirac (même si nous habitions à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau) en maillots de bains ou en slips pour certains. Il nous restait plus qu’à attendre que le gardien quitte les lieux pour les récupérer ...» 

 

 

GYMNASE SALLE DES FÊTES

BIBLIOTHEQUE

 

La salle des fêtes, foyer sportif et bibliothèque de prêt qui été construite entre 1951 et 1955 est l’œuvre de l’architecte Jacques Carlu. Ce bâtiment qui est aujourd’hui exclusivement voué aux sports est connu de nos jours sous le nom de salle Jean Dauguet.

 

Témoignage de Guy Busquets

     « ... dans les années soixante, pour nous les ados du quartier Jean Jaurès et pour ceux du cours Gambetta Cenon-Floirac, la cité Pinçon était un lieu de rencontres et d’activité socio-culturelles voire même sportives. Nous étions plus proches du foyer de de la Benauge que de la MJC Pierre Curie tout comme pour la Bibliothèque dont j’ignorais même s’il y en avait une à Floirac. J’ai connu celle qui se trouvait aux abords du gymnase avant qu’elle soit transférée dans le centre commercial entre le foyer et les préfabriqués des commerçants et artisans qui furent expropriés du bout de la rue de la Benauge pour ouvrir le passage au boulevard Joliot Curie ...»  

Sur le Parvis de la salle des fêtes et foyer sportif connue aujourd’hui sous le nom de Salle Dauguet, réalisée dans les années cinquante par l'architecte Jacques Carlu, on peut voir cette sculpture d’athlète réalisée par le bordelais Gabriel-Noël Rispal (1892-1970) qui tient dans sa main un témoin de relais.

 

 

 

 

 

 

16 juin 2026

autrefois la rive droite

 

 

C’est un survol rapide des textes et photos publiés de ce blog et dans ma page Mémoire de Floirac et de la rive Droite concernant mes flâneries à la belle époque ( 1870-1914) le long de la rive droite de la Garonne entre Ambès et Cadillac. Vous pouvez retrouver un complément d’informations en naviguant dans ce blog ou en cliquant sur les liens.

 

https://memoirequartier.canalblog.com/2025/12/ambes.html

 

 

 

 

 

 

 

 

https://memoirequartier.canalblog.com/preview/f013a2f7f0a4e3db8d4a50f78d51a9a86440802e

 

 

 

 

 

 

 

https://memoirequartier.canalblog.com/2025/11/camblannes.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://memoirequartier.canalblog.com/2026/02/langoiran.html

 

 

https://memoirequartier.canalblog.com/2026/04/cadillac.html

 

 

 

12 juin 2026

construction la cité Pinçon

 

la première tranche

 

Jules Pinçon, entrepreneur en maçonnerie de la Bastide, possédait un pré d'une vingtaine d'hectares en face de la Laiterie de La Benauge, à l'extrémité nord-est de la rue de Benauge qu’il envisageait de lotir dans les années trente, mais le projet fut Interrompu par la guerre. En 1946 Paul Vollette architecte en chef de la ville de Bordeaux relance le projet avec le concours de l’urbaniste Jean Royer. Dix immeubles disposés en « peigne », dents orientées vers l'ouest, sont érigés sur le « pré Pinçon » à partir de 1948. Vollette qui n’est pas un avant-gardiste utilise de matériaux traditionnels pour la construction de cette cité à l’architecture régionaliste. Il conçoit des immeubles d'une hauteur modeste de cinq étages en pierre de taille, posés sur un soubassement à bossages et couverts d'un toit de tuiles à quatre pentes. Les pignons et les façades orientés vers l'ouest sont aérés par des loggias dont la rondeur est contredite par des piliers carrés. L'orientation et la disposition portée des permet un ensoleillement maximal des 192 appartements.

La réalisation répond aux vœux des hygiénistes mais la densité est trop faible et les consignes du ministre de la reconstruction Eugène Claudius Petit sont claires : « l'heure est à la construction de masse » La première urgence est la lutte intensive contre les taudis dont l'air vicié empoisonne encore les enfants de plus de 6 000 familles bordelaises. Il faut construire rapidement 10 000 logements. Le ministre impose l'équipe parisienne de l'architecte Jacques Carlu bordelais pour la réalisation de deux immeubles de dix étages (une première à Bordeaux) face aux bâtiments de la première tranche.  

 

 

la seconde tranche

 

Une seconde tranche est réalisée en complément de la cité de base. Elle se veut esthétiquement moderniste avec la verticalité blanche de ses dix étages et l'horizontalité de ses longues baies interrompues par les balcons superposés et par la trouée des porches permettant l'accès au jardin. Le matériau est moins noble, plus économique, plus léger : béton armé et pouzzolane. Les toits terrasses sont aménagés d'équipements collectifs fonctionnels (séchoir à linge). L'ensemble est complété par une série de bâtiments de moindre hauteur, des plots de quatre étages placés perpendiculairement à l'avant des deux précédents, d'autres bâtiments de cinq étages et des maisons d'un étage disséminées à l'arrière des immeubles de Volette, ce qui va faire de cet ensemble dont prendront possession les 3 000 locataires à partir 1955,

 

 

 

 

 

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