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les enfants de Léo et de Lébas de Garonne
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18 octobre 2021

la Rive Droite après la vigne

 

montage Palmer Iris La burthe texte

Sur les coteaux de la rive droite Bordelaise, le déclin de l’agriculture se poursuit malgré quelques sursauts. La vigne a pratiquement disparu du paysage mais quelques châteaux ont survécu pour témoigner du faste de cette époque. Leurs restaurations souvent prise en charge par les municipalités pour en faire des biens communaux (Palmer à Cenon, les Iris à Lormont, La Burthe-floirac) ont contribué à perpétuer l’histoire de ces communes qui ont subi dans la seconde période du dix-neuvième siècle une double peine. L’annexion en 1865 de Cenon-Bastide et d’une partie des quais Lormontais et Floiracais et l’arrivée du phylloxéra en 1866 (Floirac a été la première commune touchée) ont mis à mal l’économie de de la rive droite.  

rive droite aprés la vigne implantation d'usines texte

La polyculture remplace progressivement la vigne, malgré quelques réussites ce n’est pas suffisant pour que les gros propriétaires puissent vivre de leurs seuls revenus agricoles.  Les difficultés financières les poussent à la vente de leurs propriétés d’un seul tenant où par parcelles. C’est une aubaine pour les industriels qui en profitent de la chute des prix pour acquérir les terrains de la basse rive droite et y implanter leurs entreprises.

montage en cours habitat et main d'oeuvre texte

Une importante colonie étrangère formée essentiellement d’espagnols vivait et travaillait sur la rive droite bordelaise. Beaucoup d’entre d’eux étaient des saisonniers de la vigne qui repartaient chez eux pour les semailles. Les femmes restaient pour effectuer des petits travaux et plus particulièrement l’arrachage des ceps de vignes rongés par le phylloxéra. C’est la guerre des 14/18 qui a finalement réuni et sédentarisé les familles espagnoles en retenant les hommes que la neutralité de leur pays ne militarisait pas. C’était une main d’œuvre masculine opportune qui devait néanmoins se loger, d’où la prolifération de constructions plus ou moins improvisés autour des sites industriels. Après l’urgence anarchique de ces hébergements de fortune, les municipalités et les entreprises, dont certaines construiront leurs propres cités, reprendront la main pour améliorer les conditions d’hébergement d’une population principalement ouvrière. C’est le début du social d’entreprise qui trouvera son apogée en 1936 avec un chamboulement sociétal qui a marqué notre pays.   

montage sidelor ouvriers grève cité texte titre

Expatrié après l’annexion de l’Alsace et de la Loraine suite à la guerre de 1870 SIDELOR (Sidérurgie de Loraine) s’implantera définitivement à Floirac-Bastide à l’aube de la première guerre mondiale (1914) et fermera ses portes dans les années soixante. Baptisée « La Grande Usine » par son importance et son influence dans la vie économique et sociale de la commune, SIDELOR, qui était le symbole du passé ouvrier de Floirac, était également celui de l’intégration avec ses deux cités construites pour les cadres et les ouvriers.

 

 

 

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