floirac du bas vers le haut
A la belle époque de la viticulture Floiracaise, sur l’emplacement élargi de l’actuel parc du château Ledoux (catel) se trouvait un vignoble de palus (vin rouge) qui en 1874 produisait 15 tonneaux. Le propriétaire était alors M. LAVERTUJON, rédacteur en chef à « La Petite Gironde ». Il ne fut pas le seul homme de presse séduit par Floirac, Mr Henri AMOUROUX, rédacteur en chef, puis directeur du journal Sud-Ouest dans les années soixante (1960) résidait au domaine de Lagardelle dans le le haut Floirac où les vignes et les châteaux avaient acquis une réputation internationale avec notamment le domaine de Ronceray multi-medaillé à l’exposition universelle de Paris en 1867. En 1895, celle de Bordeaux, organisée par la société philomatique des producteurs Floiracais les vins du haut Floirac obtiennent de nombreuses récompenses. Le bas Floirac n’était pas en reste côté réputation, mais pas dans le bon sens puisque le phylloxera est parti de là et probablement du château Touratte ou des suspicions et polémiques plus ou moins fondées ont accusé son propriétaire Monsieur Lalimon qui avait importé des hybrides américains.
Le revers de la médaille
De 1851 à 1857 l’oïdium apparait. On utilise le Soufre pour arrêter la propagation mais en 1863 le palus Floiracais à le triste privilège d’être la première région viticole à être touchée par le phylloxéra (1878). Mais ça ne s’arrête pas là. En 1885 le mildiou et en 1878 le black rot, continuent leur travail de destruction du vignoble Floiracais que l’on traite avec la bouillie bordelaise. C’est un tournant dans la vie de la commune qui abandonne ses terres cultivables pour la construction de sites industriels et les cités ouvrières. Les vignobles sont vendus pour une bouchée de pain (ou un verre de vin) à des sociétés qui chamboulent le paysage. Dans le haut Floirac la destruction du prestigieux château Le Cruz pour l’exploitation des carrières situées sur son domaine, est caractéristique du destin des propriétés viticoles de la commune touchées par le phylloxéra.
Ce cliché d’un groupe d’ouvriers des carrières du coteau Floiracais à certainement été pris à l’heure de la pause déjeuner non loin du site d’extraction où ils travaillaient et dont ils ignoraient certainement qu’autrefois il appartenait la famille Cruz puis à la famille Lanton avant d'être vendu en 1946 aux Ciments français pour l’exploration de ses carrières
Outre mon père au deuxième rang et mon oncle qui est accroupi au premier plan avec un panier que je suppose de nourriture, j’ai identifié la quasi-totalité des personnages de cette photo que j’hésite à nommer et qui étaient résidents du quartier Jean Jaurès et d’origine espagnole.
Les réfugiés républicains incarcérés à la caserne Niel qui sont restés sur la rive droite après la guerre ont fourni une main d’œuvre importante aux entreprises locales en occupant des emplois moins valorisants que ceux qu’ils exerçaient dans leur pays d’origine. Ils n’avaient pas le choix et certains ont payé de leur santé ce travail difficile mais nécessaire à leur survie.
pour en savoir plus sur les Ciments Français Floiracais
http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/05/02/37095537.html


