AIA années aprés guerre 1945 sépia texte - Copie

La position stratégique de l’AIA de Bordeaux qui avait été délibérément voulue lors de sa création en 1934 lui a évité les bombardements alliés. En 1941 elle fait l’acquisition d’une parcelle vierge de dix-huit mille cent vingt m2 qui empiètait sur le « maquis » Floiracais » mais il faudra attendre les années cinquante pour que les baraquements en bois qu’occupaient les services administratifs, la cantine, la formation, et les services sociaux soient progressivement remplacés par des bâtiments plus fonctionnels et mieux adaptés.

cantine texte sépia

 

atelier de chaudronnerie texte sépia

banc d'essai extèrieur sépia texte 01-

A la libération l’économie de paix remplace l’économie de guerre où le matériel neuf souvent détruit ne nécessitait plus l’intervention des mécaniciens mais un remplacement rapide et opérationnel. Avec le retour au calme, la réflexion prend le dessus sur l’action et l’Armée de l’air recherche les moyens de réduire les couts en prolongeant les heures de vols. L’AIA de Bordeaux se voit confier l’étude pour l’amélioration du moteur  SNECMA 12 dont on veut lui redonner un potentiel égal à celui d’un moteur neuf. Une entreprise risquée mais réussie qui a mis à contribution tous les services de l’entreprise pour passer d’une centaine de modifications par an à plus d’un millier par an en moins d’une décennie.  

banc d'essais intérieur sépia texte 023

Comme on peut le voir sur la photo aérienne ci dessous de années cinquante, même si l’A.I.A est en bout du quai de La Souys, la proximité des habitats citadins qu’ils soient bastidiens ou floiracais,  pose certains problèmes et notamment celui des nuisances sonores lors de réalisation d’essais de moteurs. Au milieu des années cinquante cette activité est progressivement transférée vers le nouveau site de la Croix d’Hins en prévision de la bruyance qui sera occasionnée par les futurs essais de turboréacteurs.   

vue aériene site de l'AIA quai de la Souys 1950 texte