bordeaux port liberation 1944 texteBordeaux aout 1944- photo 1 quai rive gauche- photo 2 pont de pierre - photo 3 épaves de bateaux dans la Garonne- photo 4 entrée des maquisards dans la ville libérée.  

 

A la différence de Paris, Bordeaux n’a pas eu d’insurrection libératrice. La résistance bordelaise a été décimée matériellement et moralement. Quelques groupes FFI effectuent néanmoins des actions de harcèlement et de sabotage, mais ne peuvent prétendre chasser un occupant bien supérieur en nombre et en armement, même s’ils ont été renforcés  par  les  FFI de Dordogne des Basses Pyrénées et des Landes.

 

Au mois d'août 1944, les Allemands se préparent à évacuer Bordeaux. La destruction du port est planifiée, mais le 22, le sous-officier artificier Heinz Stashlschmid volontairement à feu les stocks d'explosifs dans le bunker de la rue Raze où ils ont été regroupés. Les forces du maquis se regroupent autour de Bordeaux et le 26, le général Nake, qui commande les forces allemandes, propose de renoncer à toute destruction si ses hommes peuvent quitter l’agglomération sans acte de sabotage de la Résistance. Un pacte signé par le commandant Kühnemann et le commandant Rougès, officier des FFI, formalise cet accord.  

Floirac Rougès Bertin Résistance texte 02

Le général Nake commandant la place de Bordeaux veut garantir le repli de ses troupes  avec  un  minimum  de  risques. Il propose au préfet Sabatier de faire savoir à la population que si aucun attentat n’est commis contre l’armée allemande,  dont  l’effectif  atteint 30 000 hommes  pour la garnison de  Bordeaux lors de son départ de  la  ville,  le  port  et  les  ponts  ne  seront  pas  détruits. Les soldats allemands doivent avoir quitté Bordeaux le dimanche 27 août à minuit et les troupes alliées ne pourront occuper la ville qu’à partir du lundi  28  août  au matin.  Contrairement à leur entrée dans la ville en 1940, où l’on a vu une armée motorisée conquérante, sûre d’elle, prendre possession des lieux, On assiste à  un  repli  effectué  dans  la pagaille et le désordre. Les troupes qui empruntent la rue Marcel Sembat (Bordeaux Bastide) et son prolongement Floiracais (chemin de la Sauve) pour rejoindre la cote Monrepos font l’objet d’un tir isolé qui a failli tourner au drame et que relate François Rattier dans son HISTOIRE FLOIRACAISE.

 

Extrait du livre (édition 1987 ???) dont j’ai quelques pages (arrachés ou détachés) en ma possession que je conserve précieusement.

 

… la résistance fut active. L’ennemi fait des coupes sombres dans la ville : des déportés des fusillés (Bistuer, Lerrein, Ferradou, Sanson, Ferrada, Saura) paieront de leur vie leur volonté de faire triompher la liberté. Quelques jours avant la libération un groupe de maquisards attaquait Bel Sito et faisait main basse sur un matériel important qui participera à la libération de Bordeaux. Après plusieurs incidents le groupe avait pu se replier sur Blasimon. En 1944 le haut commandement avait donné l’ordre de tout détruire en quittant Bordeaux et son agglomération. Les troupes cantonnées dans la ville remontèrent vers le centre de la France pour rejoindre le front de Normandie en passant par la côte de Monrepos. Un incident se produisit chemin de La Sauve : un coup de feu. Les allemands crurent à une attaque du maquis.  Tous les hommes du quartier furent arrêtés et menacés d’être mis à mort. Deux résistant, Mazars (qui se fit passer pour un commissaire de police)  et Bertin chef de réseau, intervinrent. Après quarante-huit heures d’angoisse le premier réussissait à mettre sur pied un protocole d’accord qui garantissait l’évacuation des troupes et la vie des habitants. Pendant ce temps le commandant Rougès de Belle Croix participait à l’état-major des troupes d’occupation à des négociations qui devaient sauver le pont de pierre…

 

  

Floirac Rougès Bertin Résistance texte 02Les photos du commandant Rougés, de Monsieur Bertin et des maquisards dordognais ont été extraites du livre de François Rattier sur lequel j'apporte une précision sur les otages cités par l'auteur. Ils ne sont pas tous floiracais, il y avait aussi des Bastidiens et des Cenonnais. Peu importe, c'étaient tous des natifs de la rive droite qui sont mort pour la liberté. Le Groupe Floiracais des FFI du Commandant Rougés de belle croix qui était rattaché à l'armée sécrète, était composé de soixante-huit combattants qui prirent une part active dans les batailles pour la libération de notre pays.

 

 

 

floirac résistance

 

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