gare de la benauge etpassges àniveau

Lors de mon adolescence j’ai côtoyé la gare de la Benauge au quotidien sans jamais l’utiliser. Impossible de ne pas l’apercevoir quand je traversais le passage obligé de la barrière du même nom pour rejoindre l’arrêt du cinq, première étape de mon périple aller (et retour 12 heures plus tard dans l’autre sens) pour me rendre quai de Bacalan où je faisais mon apprentissage. Dans la nuit du petit matin je ne pouvais m’empêcher de jeter un coup d’œil des deux côtés de la voie car le bus ne m’attendait et la barrière était plus souvent fermée qu’ouverte. Un risque au quotidien qui faisait partie de la norme. Excepté quelques mémés, tout le monde, bravait le train qui comme l’indiquait le panneau pouvait en cacher un autre. Il y a eu néanmoins quelques drames. Très peu au vu du nombre de personnes qui l’ont traversé durant un siècle. Revenons à la gare de la Benauge que j’ai utilisée épisodiquement (deux à trois fois tout au plus) pour rallier la gare Saint Jean où attendait un bus pour les permissionnaires qui devaient rejoindre le camp de Souge avant l’heure de l’appel.

 

 

gare benauge sépia

La gare de la Benauge qui avait été mise en service en 1891 voit son activité décliner avec l’ouverture du pont Saint jean qui entraine la fermeture du passage à niveau de la Benauge dans les années soixante-dix. Un passage piéton (et aussi vélo moto) souterrain qu’on surnommait « coupe-gorge» en raison de sa dangerosité reliait le cours Gambetta de Floirac-Cenon au centre commercial de la Benauge. La gare ferme définitivement en 2007 et est remplacée par la nouvelle halte ferroviaire de Cenon située avenue Jean Jaurès à environ deux kilomètres au nord en direction de Paris.L'ensemble des installations de la gare de la Benauge sont détruits fin juin 2011 pour permettre l'élargissement à quatre voies de la ligne ferroviaire à grande vitesse.