place de la république sépia

C’est plus par curiosité que par simple hasard que j’ai pris la rue Jules Guesde en revenant de Bouliac. Une double curiosité. Après  avoir découvert l’Aréna, que je n’avais pas encore vu (je ne voulais pas mourir idiot) je découvrais le nouveau Floirac. Je ne sais pas si c’est une nouveauté. Encore moins un scoop. Tout  juste un entrefilet dans le blog des anciens. Pas grand-chose ou presque rien. Quand je dis RIEN, c’est RIEN. Je n’ai RIEN reconnu. J’étais paumé dans ma ville. Paumé mais pas perdu. J’étais place de la République cherchant des vestiges des années cinquante. Je ne suis pas archéologue. Je me suis donc contenté de ce qui me restait dans le pimbe pour essayer d’identifier les lieux. J’ai positionné la fontaine sans ses grilles (je ne les avais pas dans ma mémoire) et visualisé le bâtiment, non pas comme on le voit sur la photo ci-dessus qui date du début du siècle dernier, mais comme je l’ai conservé dans mon souvenir. Un souvenir de cinéphile en culotte courte. Il y avait là, un cinéma de quartier : « Le Studio » où exceptionnellement on cocufiait « Ficelle » pour voir le film qu’on ne devait pas rater. C’était rare. C’était épisodique. D’autant plus que ça faisait une sacrée trotte.