complément d'info sur " Monrepos, une salle des sports et des fêtes " publié le 9 octobre 2017 

 

Le Foyer Amitié a été le dernier occupant de la salle des sports et des fêtes du site de Sainte Thérèse de Floirac, succédant aux deux années d’activité des  "Cadets des de La Souys"  de Chouillou  qui ont perpétrés une discipline reine de la ville Floirac. Dans ce Bâtiment, qui n’était pas qu’à vocation sportive, des fêtes et des kermesses étaient organisées, rassemblant les habitants du quartier Jean Jaurès pour des spectacles bon enfant.

     aout 19685 foyer amitié (2) juin 1966 foyer amitié

 

La vie associative du quartier Jean Jaurès n’a pas commencé avec l’acquisition de l’ancienne gare de Camarsac par la commune. Il y a eu un avant Monrepos que les « Enfants de Léo et Lébas de Garonne ont vécu jusqu’aux années soixante. La plupart des anciens (désolé les amis, je ne vois pas d’autre mots) se souviennent de ces imposantes bâtisses qui ont été rasées à la fin des années soixante pour faire de la place à la cité du midi. 

 

ab bé génaud gym 02

 

 

 

montage gym

extrait de "mémoire de jours "  tome 1 (1947-1961)

Avec quelques copains du quartier, nous avons pris l’habitude d'investir une  salle de gymnastique désaffectée pour nous affronter sportivement. Il est vrai que ce vieux bâtiment omnisports implanté sur le domaine paroissial de la chapelle Sainte Thérèse, conserve dans l’immensité de sa salle principale, des agrès et des accessoires d’une époque aussi glorieuse que révolue. C’est un trésor incommensurable pour ceux qui comme mon frère Patrick et moi-même fantasmons aux exploits et prouesses sportives des aînés. Nous sommes donc toute une bande à profiter non sans risque des vieux tapis de sol, des barres fixes rouillées, des chevaux sans arçons où des anneaux inaccessibles de hauteur. Le risque nous ne le prenons pas qu’à l’intérieur. C’est dehors que ça craint le plus, car l’accès à la salle se fait par un vasistas mal fermé et haut placé qui nous oblige à escalader dangereusement le mur avant de pouvoir nous glisser dans son entrebâillement. Pour nous tous c’est notre premier challenge. Un challenge que nous prolongeons dans des affrontements de lutte ou de catch pour affirmer les suprématies. Il n’y a pas que la gym dans cette salle au matériel aussi hétéroclite que vétuste. Quelques peintures murales aux couleurs délavées sont là pour nous le rappeler en illustrant d’un trait naïf quelques activités sportives pratiquées par les anciens du quartier. Pour nous c’est du passé. Nous profitons des lieux sans nous poser de question. Nous vivons le moment présent. Un présent de compétions et de jeux qui nous accapare au point de nous faire oublier l’illégalité de nos intrusions quasiment quotidiennes en cette fin de grandes vacances scolaires. Le mauvais temps s’y prête. Voir même un sale temps que nous allons passer quand la grande porte d’accès au gymnase s’ouvre brutalement sur L’abbé Génaud. Un coup de froid mais pas un coup de gueule. L’abbé Génaud qui est un homme de sport comprend notre démarche à défaut de l’approuver. On s’attendait à un sermon où une punition et nous avons droit à une proposition surprenante. L’abbé Génaud n’ignorait rien de nos activités. Il nous a laissé faire pour voir. Il a vu. Maintenant il reprend la main. Une main ferme puisque nous savons tous qu’il a été boxeur. Un boxeur qui néanmoins cache un gros cœur puisqu’il nous offre de rouvrir la salle de Gym pour faire renaître de ces cendres le glorieux club « des Cadets de la Souys ».

 

 

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