les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

22 janvier 2018

communiants du 12 juin 1959

 

img514

Ne me cherchez pas, je ne suis pas sur la photo. Je n’ai pas communié, mais j’ai néanmoins participé à cet événement. J’étais invité par mon ami Alain Delpuech à assister à sa communion, ce qui me permettait, pour la première fois de mon existence, de pénétrer à l’intérieur de la chapelle Sainte Thèrése (l’ancienne). Je n’étais pas un cas isolé. Le quartier était partagé, sans que pour autant, il y ait des clans ou de camps . La seule différence visible entre les garçons en âge de catéchisme et les non pratiquants (je ne dis pas non croyants)  c’est que le jeudi à l’heure du catoche ils n’étaient pas avec nous au  "pré du bout" à taper dans un ballon de foot tout en surveillant du coin de l’œil les Chevaux de Molinero qui s’ébattaient en totale liberté. Le quartier était ouvrier, mais pas forcément anticlérical. L’église et son curé faisaient partie de notre quotidien. Les jeudis c’étaient les abbés de Bel Cito qui faisaient office de nounous pour des après-midis de balades et de jeux de plein air qui se terminaient immanquablement par des séances de projection de diapos fixe de Tintin et Milou. (Voir extrait mémoire de jours). Les dimanches c’était l’abbé Génaud qui prenait les affaires en mains et pas seulement pour la messe du matin. C’était lui qui gérait les Terrains et les équipements sportifs (mais pas les clubs) avec une poigne de fer qui avait dû lui être utile dans son passé de boxeur. Il n’avait pas besoin de ça pour ce faire respecter. C’était une forte personnalité qui à ma connaissance n’a eu aucun problème avec les enfants (et leurs parents) du quartier. Il ne faisait aucune différence entre ceux qui avaient été élevés à coups de faucille et de marteau, baignés dans l’eau bénite ou bercés par des chants qui n’étaient pas tés catholiques. Nous étions tous pareils à ses yeux. 

labbé génaud 02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les deux zoommages ci dessous, j'ai noté quelques noms. Pas tous. J'en ai recconu pas mal qui n'étaient pas Floiracais. Des Cenonnais et des Bastidiens qui faisaient partie de la paroisse. Si vous vous vous reconnaisez ou si vous avez identifié un proche, n'hésitez à le nommer dans la case commentaire. Elle  est faite pour ça.        

communions 01 noms 1958     

communions noms photo 2 1958

 

 

 

 

extrait de Mémoire de jours Tome 1 (1947-1961)

Le jeudi, car c’est le jeudi qu’il n’y a pas classe, la plupart des enfants sont livrés à eux même. Du moins ceux qui ne vont pas au catéchisme, enseignement religieux destiné aux grands de neuf à douze ans qui se préparent à la communion solennelle. Les cours sont donnés dans un local annexe à la chapelle sainte Thérèse pour les garçons et au couvent de Gambetta pour les filles. Je ne sais rien pour les filles mais pour les garçons ce sont les abbés du petit séminaire de Belsito qui dispensent les cours. Ce sont d’ailleurs ces mêmes apprentis curés qui l’après-midi s’occupent des enfants du quartier organisant bénévolement une garderie ludique ou l’on pratique jeux et randonnées sans distinction d’âge et de culture. Une journée généralement bien remplie qui se termine par uneséance de projection d’images fixes en noir et blanc d’aventures de Tintin. C’est cinq francs l’entrée. Une somme symbolique infime pour certaines familles mais énorme pour la plupart d’entre nous. Les curés qui gèrent cette séance ferment les yeux sur la resquille massive des enfants du quartier. Il est vrai qu’ils ne peuvent pas tout faire puisque en plus d’actionner manuellement le projecteur de diapos ils lisent interprètent et commentent à haute voix les bulles et les dessins qui figent sur l’écran un aventureux personnage de bande dessinée qui à l’époque n’a pas encore marché sur la lune et encore moins voyagé au pays des picaros. De ces apprentis curés qui se sont succédés par équipes de deux dans les paroisses de la région pour enseigner la bonne parole et le goût de la marche à pied je n’en retiens qu’un seul : «  l’abbé Mirande ». Ce jeune abbé s’est trimballé sur le dos depuis la Burthe jusqu’à chez nous mon frère Patrick qui avait perdu sa chaussure. Un exploit qui avait bluffé les jeunes du quartier même si à cinq ans mon frère ne pesait pas plus lourd qu’un sac à dos.

 

 Pour en lire plus sur mémoire de jours cliquez sur: 

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/memoire_de_jours/index.html

 

 

 

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19 janvier 2018

rue Marcel Sembat

 

Lamolie retouche sépia en cours

Cette photo envoyée par Bernard Lamolie va certainement raviver de nombreux souvenirs à tous les enfants de Lébas de Garonne qui ont été scolarisés à Marcel Sembat de Floirac. On peut le voir à l’âge de deux ans avec sa mère, son grand-père Bernard et surtout sa grand-mère madame Gio que tous ceux qui ont fréquenté l’école ont connu et reconnu. C’était une des dames de service. Un service de proximité. Sa maison était mitoyenne de l’école et comme sa collègue Jeannette Castaing qui habitait juste en face, sa disponibilité était totale. Un total dévouement et une gentillesse qui dépassait le cadre de leur fonction. Mais revenons à la rue Marcel Sembat qui après-guerre n’a pas eu que l’école pour marquer les esprits. Une autre institution que Bernard Lamolie m’a remis en mémoire en évoquant son lieu de naissance, a joué un rôle primordial dans la petite histoire du quartier. À l'autre bout de cette même rue, tout près du cours Gambetta, Madame Cyrille exerçait la profession de sage-femme. C’est elle qui a accouché nos mères, nos sœurs, voire même les épouses des plus anciens d’entre nous. Pour ma génération c’était à la maison que ça se passait. Madame Cyrille officiait dans la chambre des parents avec l’assistance d’une parente ou d’une voisine dévouée.

 

 

15 janvier 2018

Picasso à Floirac

 

castel Picasso 01

Dans la petite histoire de Floirac il y a eu un évènement que les amoureux d’art et de peinture se doivent de connaître : " la venue de Pablo Picasso au Castel du parc Ledoux". Un passage éclair, dans les années quarante, pour rendre visite à son ami galeriste et agent, Paul Rosenberg. On aime ou on n’aime pas Picasso, mais on ne peut pas occulter l’impact qu’il a eu dans le monde artistique et culturel du siècle dernier. Il a marqué les esprits autant par son charisme que par ses œuvres dont une partie avait été mise à l’abri en Gironde par Paul Rosenberg, qui avait anticipé une victoire nazie et ses inévitables conséquences. Les plus volumineuses étaient stockées au castel où il passa un après-midi avec son ami qui ne put éviter le pillage lors de l'invasion Allemande. C’est une autre histoire. Un autre sujet. Un prochain article.

 

 

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12 janvier 2018

Collège louis Pasteur 1959 classe de 5 eme

 

Classe 59 sépia 09

Pour cette première photo de classe de l'année, nous sommes assis à nos pupitres, par paires souvent indissociables d'amis d'école et de jeu. Comme dans la vie, avec Alain, nous sommes voisins. Côte à côte pour un mano à mano qui lance le sprint final de la dernière étape. C'est notre dernière classe ensemble, du moins en totalité. L'année suivante nous serons dispatchés dans des classes différentes avec quelques cours communs aux deux "quatrième" (voir  article du 6 novembre 2017 rubrique photos de classe Louis Pasteur). Sur la photo ci dessous on distingue bien les doublettes formées spontanément par le sport (Charles Georget) la proximité (Berger Casse) le copinage (Villena Simounet) l'amitié (Busquets Delpuech) et d'autres tandems, que l'on ne voit pas sur cette photo tronquée d'une classe incomplète. Le photographe n'avait pas la Focale adaptée pour prendre la totalité des élèves de cinquième de l'année scolaire 1959/60.  

Classe 59 esquisse et noms

 

 

 

08 janvier 2018

le pré du curé

Sainte Thérèse, pré du curé, terrains du SAB, peu importe les appellations ou les noms que l’on a pu donner par la suite à cette friche de l’avenue Jean Jaurès acquise en 1931 par le comité des œuvres sociale de la Souys, elle était au cœur du quartier et bien vite elle est devenue pour ses habitants, un site incontournable de la vie religieuse, sociale et sportive.

pré du curé en 1931

Sur la photo ci-dessus on peut définir l'orientation du pré, par les deux piliers de l'entrée du bout de l'avenue Jean Jaurès, que ma mémoire replace à l'entrée de l'actuelle allée du prieuré. 

 

 

montage pré du curé 01

Sur cette photo*, c'est un autre angle de prise de vue que nous donne la maison blanche que l'on apperçoit au fond à droite et qui se situe dans l'actuelle rue Louis Latimier et qui au vu de sa façade coté pré, pourrait être le n° 4 ou le 14 ???. A gauche de la même photo, le chateau d'eau (ou le mirador comme nous l'appelions) de la CIMT. 

 

 

Photos incrustées

A gauche, l'abbé Noizée s'active à la construction du premier prebystère que l'on voit terminé dans la photo* centrale. A droite on a pu identifier sa maman accoudée à la fenêtre.   

 

 

 

*Dans le cadre de ses recherches, Dididier Corade a récupéré des photos des années trente, prises dans le bas Floirac que Cyril Meyney, médiathécaire à la M.270, Maison des savoirs partagés, met à disposition sur le site « Habitants lieux et mémoires » où l’on peut voir l'abbé Noizée curé de Sainte Thérèse s’activiter à la construction du premier presbytère.

 

 

pour en savoir plus sur le pré du curé, voir les articles des 6 et 20 juin 2017 rubrique "Floirac je me souviens" ou cliquer sur: 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/06/06/35357474.html

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/06/20/35401713.html

 

 

 


02 janvier 2018

2018

 

voeux anciens floirac léo et lébas de garonne 2018

 

 

En 2018 ce sera toujours la rive droite et plus particulièrement le Floirac du siècle dernier qui constituera le noyau central du blog. Pour ce premier article de l’année on ne pouvait pas faire autrement que d’évoquer le noyau du noyau c’est-à-dire la mairie. Sa bâtisse de la fin du dix-neuvième n’a pas beaucoup évoluée, du moins en façade, comme le montre cette photo centenaire. Je n’ai pas besoin d’une datation au carbone 14 pour le confirmer, l’absence du monument au mort (inauguré en 1922) accrédite mes dires.

 

 

 

  

img591

Au dix-neuvième siècle, la taverne ci-dessus qui abritait les débats municipaux sous la révolution française, ne correspondait plus aux besoins de la commune qui avait déplacé son conseil et ses activités dans un local voisin qu’on suppose situé en bordure de l’actuelle Avenue Sémirot. Il fallait trouver un financement et un site. Ça n’a pas été facile. Les affrontements haut-bas ont finalement débouché sur un entre-deux logique. Entre colline et Garonne. Entre ruralité et industrialisation. Entre marécages et vignobles. La Souys était l’endroit idéal. Les travaux qui ont débuté en 1891 et sont achevés en 1893 ont donné à la commune le bâtiment qu’on peut voir sur la photo du haut qui en fait se trouve dans le bas, au pied du coteau.

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28 décembre 2017

La Souys CM2 classe de Monsieur Douence 1957/58

année scolaire 1958 classe de monsieur douence CM2

Pour terminer l'année, je tiens à rendre un hommage particulier à Monsieur Douence que nous avons eu comme maître dans deux classes consécutives (CM1 et CM2). Quand je parle de Maître ce n’est pas uniquement scolaire, il fut pour nous un guide. Attention je ne dis pas gourou. C’est tout le contraire. Il nous a ouvert l’esprit. Un homme ou plutôt un jeune homme discret, qui n’apparaît pas sur cette photo de fin de cycle. De fin de primaire. La dernière année avant le saut dans l'inconnu des collèges et de leurs professeurs spécialisés qui succédaient à un généraliste qui connaissait nos forces et nos faiblesses au quotidien. C’était un pédagogue. Un avant-gardiste qui a débordé du cadre scolaire pour nous initier aux subtilités du Français à travers des mini-concours de mots croisés récompensés par des bouquins déclassés. Mes premiers livres d'une bibliothèque qui s'est dispersée dans le temps et les déménagements. Heureusement d'ailleurs. Avec un cumul de plus soixante années, il m'aurait fallu un hangar pour tous les caser. C'est plus facile de conserver dans la mémoire, ça prend moins de place et je peux les rouvrir à tout moment sans être déçu. Une mémoire encore active qui a conservée intactes les sensations et les émotions que j’ai eu à la lecture de livres qui aujourd'hui seraient peut être dépassés. 

 

 

Novembre 1957 CE1 école de La Souys

classe de Monsieur Douence

 X, Simounet, Lassansa, X, Bertrannet, X, X, Peres, 

X, X, Passerieu, Charles, X, Busquets, Roussari, Becaud, Gros

Carette, Saez, Caboblanco, Del Cero, Boyer, Delpuech, Villena 

 

 

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23 décembre 2017

Joyeux Noël

joyeux noel blog général

l'enfant et le fan

Avant la guerre il y a les archives, après, il y a la mémoire des Enfants de Léo et Lebas de Garonne. Les baby-boomer dont je fais partie, se doivent de raconter ce qu’ils ont connu et vécu même si pour certains c'est de la préhistoire. Dans les années cinquante (avant je ne me souviens pas) le comité des fêtes du quartier organisait un arbre de Noël, dans une salle de l’avenue Jean Jaurès, située derrière le bar de chez Gorce. Après avoir dégusté le traditionnel chocolat chaud, on savourait le film en noir et blanc que l’on projetait sur un grand écran improvisé. Généralement un vieux classique du cinéma qu’on découvrait avec un plaisir enfantin avant la distribution des cadeaux et de sucreries par un père Noël que j’avais identifié par son épaisse moustache blanche et réelle qui tranchait avec sa barbe cotonneuse et factice. C’était la moustache de Monsieur Richard, le garde champêtre de la commune qui habitait dans la rue et dont on craignait le passage. Nous étions gamins et on ne se posait pas la question de savoir s’il appliquait un arrêté municipal, mais par contre, ce que je sais, c’est qu’il n’hésitait pas à nous confisquer le ballon quand on jouait au foot place Hilaire Saura.

 

 

 

 

 

20 décembre 2017

fête de l'école Marcel Sembat 1953

 

17 mai 1953 fête scolaire

La même classe et le même décor à l'arrière plan de cette photo printanière où l'on retrouve une partie des élèves de la photo précédente, qui posent costumés pour la postérité et le blog. L'école Marcel Sembat de Floirac regroupait deux classes mixtes de maternelles, deux classes prépartoires bien tranchées entre filles et garçons et deux cours de récréation que l'on alternait selon les saisons. Ce 17 mai 1953 pour la fête annuelle de l'école, la cour d'été était propice à une prise de vues. Le temps était au beau fixe et le papier crépon des costumes ne risquait pas de fondre sous la pluie. Il y avait toujours le préau de la cour d'hiver pour une solution de repli.

 

Tous les élèves ne participent à la fête, du moins sur la scêne. Petit, c'était pas mon truc de me mettre en avant. Tout le monde n'a pas la vocation des planches. Je préférais être en retrait (c'est toujours d'actualité soixante cinq ans aprés).C'est une des explications à mon absence de cette photo où les classes préparatoires sont mélées aux classes élémentaires. Rouchon en haut gauche, Annie Passé et autres enfants du quartier que nous appelions "les grands", cohabitent le temps d'un spectacle avec les petits de ma génération  (Charles, Risal, Berger .... et Alain Delpuech en bas à droite qui nous a fait parvenir cette photo)

 

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19 décembre 2017

maternelle école Marcel Sembat 1952

Gb 010 06 école Marcel Sembat

Je ne suis pas devenu gâteux et je ne perds pas la boule, du moins je le crois. C’est volontairement que je réédite ce cliché avec un complément d’information sur le mois et l’année, communiqué par notre ami Alain Delpuech, dont la mère avait précieusement conservé et daté de nombreuses photos de classes, dont certaines ont déjà été publiées sur ce blog.

 

Photo de classe de la maternelle et du cours préparatoire de l'école Marcel Sembat à Floirac novembre 1952.

Dernière rangée, en haut en partant de la gauche: Denis Caboblanco, Lucette Fuschiardi, X, Michèle X, Daniéle Galan, Marie Gomez, X, X,  Alain Berger, Hélène X

Au milieu en partant de la gauche :Guy Busquets, X, Annie X, X, Jean Michel Charles, Alain Delpuech, X, X, X, X, Antoine Martin et X.

Deuxième rangée en partant de la gauche: Mon frère Patrick (Busquets), Danièle Garcia, Risal,Roger Jaquelot, X, X, X, X et Bernard Simounet dernier à droite.

Première rangée en bas en partant de la gauche : Rouet (?), Madeleine Garcia, Riri, Dautan Et sept X consécutifs dont je reconnais les visages mais oublié les noms.

 


J'ai du écorcher l’orthographe de certains noms propre, mais c'est pas grave. Vous rectifierez et vous compléterez de vous même. Cette photo de classe date de novembre 1952. La petite école Marcel Sembat n'existe plus, mais nous s sommes toujours là, du moins une majorité. Une petite pensée pour ceux et celles qui nous ont quittés. Ils sont heureusement peu nombreux.

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