les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

30 mars 2020

l'étang

                  

 

étang roseau Floiracais années soixante 02

les enfants de neptune plongeon des enfants de neptune

Il n’y a pas que " les enfants de Léo et Lébas de Garonne " qui ont marqué la commune, ceux de Neptune les ont précédés dans les eaux plus ou moins propres du plan d’eau baptisé " étang ". On n’était pas très regardants à cette époque, où l’essentiel, c’était de plonger, nager et s’amuser. Un jeu dangereux pour les générations suivantes, dont la mienne, qui ont subies l’interdiction de barboter dans ces eaux réservées aux pécheurs.

 

étang de floirac sépia neptune

 les Floiracais y ont apris à nager à une époque où la baignade était autorisée.

L’étang de Floirac est la conséquence de l’extraction de l’argile à briques de l’ancienne usine des tuileries. Les cavités et les excavations abandonnées à la nature se sont remplies d’eau pour former  le site d’entraînement  du club nautique des « Enfants de Neptune » avant de céder la place aux pêcheurs du Roseau Floiracais.

  

montage étang 3 (2)

extrait de Mémoire de jours Tome 1 (1947-1961)

Les grandes vacances se traînent d’une langueur de fin d’été annonciatrice d’une proche rentrée. Nous avons beau essayer de l’oublier elle n’en est pas moins présente. Présente et pesante. Aussi pesante que la chaleur orageuse qui nous accable d’une torpeur adolescente. Une adolescence qui porte au glandage. C’est ce que nous faisons. Nous glandons autour de l’étang où nous sommes venus en vélos et en bande. Une bande de cinq copains d’enfance ou d’école. Au choix. C’est du pareil au Même. Un même quartier. Un même âge. Une même occupation : « Tuer le temps jusqu’à la rentrée scolaire ». Une rentrée pour une année charnière à l’issue de laquelle bon nombre d’entre nous quittera l’école pour un apprentissage professionnel. Nous n’y sommes pas encore. Pour l’instant nous savourons le plaisir de ne rien faire si ce n’est d’observer un groupe de grands du quartier Richelieu qui s’affaire à récupérer un ballon de foot flottant dans un immense trou d’eau protégé d’interdictions. C’est la réserve de pêche du roseau Floiracais, une annexe de l’étang  principal où se reconstituent les fritures en devenir. L’endroit est sauvage et marécageux. Des flaques et des trous surprennent ceux qui ne connaissent pas les lieux. Nous sommes d’ici, nous savons où nous mettons les pieds. Les pieds et les vélos. Les vélos et les culs. Nous sommes tous les cinq assis par terre aux premières loges d’un spectacle qui s’annonce comique. Tombera ? Tombera pas ? R… un  junior du SAB s’embarque sur un radeau confectionné de bric et de brocs. Un travail titanesque dont nous avons suivi l’évolution. Après de multiples tentatives de pêche au lancé ou à l’attrapé, les grands se sont résolus à construire une embarcation de fortune pour récupérer un ballon de cuir dont beaucoup aujourd’hui ne peuvent pas imaginer la valeur. Un vrai cuir était aussi rare et précieux qu’une Porsche pour un adolescent actuel. Peu importe la valeur de l’objet, l’intérêt est ailleurs. Il est d’ailleurs sadique. Nous n’attendons qu’une chose, c’est qu’il se foute à la baille... 

pour lire l'intégralité du texte

cliquer sur: 

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2017/03/20/35800360.html

 

Je n'ai pas eu un trou de mémoire à propos de R.... J'ai volontairement flouté le nom de cet ancien footballeur qui se reconnaitra peut-être. Mes amis de l’époque, s’ils n’ont pas Alzheimer, n’auront aucun mal à l’identifier.

 

 

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23 mars 2020

Guingettes de La Souys

 

  

Monte Christo sépia texte 0100

Un très ancien racontait, alors que j’étais encore gamin, qu’au début du siècle dernier il se rendait à la guinguette de la Souys en barque. Il ne me menait pas en bateau, j’ai appris bien plus tard, (c’est-à-dire à dire ces jours-ci) que le quartier de l’actuelle république, qui hébergeait bon nombre de guinguettes et autres lieux de plaisirs, était souvent inondé. La Garonne était proche et ses débordements fréquents. Des débordements qui n’étaient pas seulement dus au fleuve. Le quartier était chaud. On pouvait jouer, boire, danser ripailler et bien plus encore selon les moyens dont on disposait et le standing des établissements que l’on fréquentait. Le plus réputé d’entre eux était le Monte Christo que l’on peut voir sur la photo ci-dessus. Rien à voir avec le comte du même nom. Un nom et une réputation qui dépassaient les frontières du département. En fonction des époques on y venait en barque ou en gondole, en tramway ou en diligence, en autobus ou en voiture.A une époque où la vitesse n’était pas la priorité, la diversité des moyens de transports qui convergeaient en cet endroit était un atout non négligeable pour cet établissement du bord de Garonne où on pouvait jouer danser boire manger et bien plus encore. 

gondole pontons quai de la Souys 02

bals guinguettes 1900 02

L’établissement disposait de chambres à coucher où les demoiselles de joie montaient avec ces messieurs. Mais le Monté Cristo, n’était pas seulement un immeuble de plaisirs et de jeu, c’était également un parc avec un petit lac, une île, des allées ombragées, des bancs et des bosquets où les Messieurs faisaient un semblant de cour aux demoiselles de petites vertus. 

La propriété où était situé cet établissement très en vogue à la belle époque commençait au bord de la Garonne jusqu'à la limite de la place de la république, haut lieu (ou du moins bas lieu) de plaisirs populaires qui concentrait autour d’elle des guinguettes, des bars des restaurants autres estaminets plus ou moins mal famés.

 

danseurs 021

Revenons à notre ancien du début de l’article et à la ginguette moins huppée qu’il fréquentait, un établissement populaire où les ouvriers du quartier et les jeunes filles endimanchées oubliaient la dureté de cette époque dans la griserie des valses musettes et des tangos argentins. On y venait s’encanailler à ses risques et périls, mais on ne craignait rien si on respectait les coutumes de cet établissement où personne ne dansait avant que le caïd local n’ouvre lui-même le bal avec son épouse.

 

 

 

   

castera sépia 04 texte

On peut lire dans l’excellent ouvrage de François Rattier sur la ville de Floirac ce petit bijou de composition française (c’était un ancien insttiteur de La Souys) que j'ai repris (ci dessous) avec la photo du café Castéra (ci-dessus).

A l’occasion de leurs rares moments de repos, durant les beaux jours, les bordelais quittaient la grande ville (déjà la pollution ?) et allaient se promener à la campagne. Ils aimaient la rive droite. Il partaient à pied : on marchait beaucoup : on utilisait les moyens de locomotion … ( ce sont les mêmes que j’ai précédemment cités, alors je tranche dans le récit ) ….  d’autres préféraient se retrouver entre amis dans les nombreuses auberges et guinguettes, ainsi que le raconte Agricol Perdiguier(dit Avignonais : La Vertu compagnon du tour de France) :

« j’ai visité Lormont. La Bastide . La Souys  et autres lieux champêtres où nous faisions de gais repas où nous étions si folâtres et si joyeux. Nous allions parfois à la Souys où nous dinions, buvions le bon vin blanc : nous étions plus heureux que des rois ».

 

pour en savoir plus sur le tramwway de Cadillac cliquer sur http://histoires-de-bouliac.net/le_tramway_bordeaux...

et sur la place de la république https://sites.google.com/view/bordeaux-qqoqccp/themes/fontaines-de-bordeaux/fontaine-republique-floirac?authuser=0

 

 

 

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16 mars 2020

le photographe de Saint Projet

 

avec Papa place Saint projet

Et oui, c’est bien mois en 48 (1948 pour ce qui ont du mal avec les siècles et les dates) avec mon père, place saint Projet à Bordeaux. J’assume mon look. De toute façon je n’avais pas le choix même si ma garde-robe enfantine était assez conséquente. Ma mère (avec ma tante et ma cousine qui plus tard est devenue une couturière réputée) mettait un point d’honneur à nous saper d’impeccable les dimanches et autres jours de fête et de sorties. Il était impensable d’aller en ville en négligé. C’était comme ça à l’époque. On pouvait être ouvrier et nickel.

 

 

montage album photo famille

Le photographe de Saint Projet dont j’ai immortalisé le visage dans ma tête (je n’avais pas d’appareil à l’époque) était une figure incontournable du lieu. Le « Dressoir » en arrière-plan à décoré de nombreuses photos de bordelaises et bordelais des années d’après-guerre.

 

 

 

 

De nombreux clichés de mes parents, de mes frères et sœurs, de cousins et cousines, de tantes et oncles qui ont été pris sur cette place sont aujourd’hui figés-collés dans mon album (ou du moins l’album de ma mère) pour témoigner d’une époque en noir et blanc où je ne me souviens que du rose qui avec le temps vire au sépia.

 

Photo du haut gauche: mon cousin à droite de mon père.

photo du haut droite: c'est moi.

Photo en bas à gauche : encore moi

photo du bas à droite: ma soeur au premier plan et ma cousine et toujours moi en arrière plan. 

 

 

 

 

 

11 mars 2020

la fille du GRAN

 

une de couverture fille du gran

Certains d’entre vous s’interrogent sur le lien entre ce livre et ce site ? L’auteur bien entendu ! Un "enfant de " Léo et Lébas de Garonne" qui maintient le contact avec tous ses amis de Floirac, de la rive droite et d’ailleurs. Mais il n’y a pas que ça. II y a l’histoire. Ça s’est passé chez nous, chez vous, n’importe où dans notre Sud-Ouest du siècle dernier. Le lieu n’est pas déterminé mais le lecteur peut se l’approprier. Ç’est dans son bourg, son quartier, sa rue, voire même sa maison, qu’il a croisé ces personnages de fiction aux caractère universels. Nous avons tous connu dans notre entourage un patriarche autoritaire, seul maitre à bord. Nous avons tous eus des frères ou des sœurs en constante rébellion. Nous avons tous, du moins nous les garçons, été secrètement amoureux d’une fille qui nous intriguait et nous fascinait. Nous avons tous rêvés d’évasion, d’aventure, d’histoires d’amour, d’héroïsme, de guerres et de paix, alors, si vous voulez matérialiser ce rêve, plongez-vous dans lecture de la fille du GRAN sans retenue et sans marquepage, ça se lit d’un seul trait.

Natcho Soler.

Chroniqueur à Livres et Dessins.

 

L'histoire: Dans les années soixante-dix, Lo Gran patriarche autoritaire du Mollal, apprend la présence dans la région d’un homme qu’il sait mort et enterré. Cette révélation le détourne de la traditionnelle battue au sanglier du 11 novembre. Un retour vers un passé où il exhume des secrets et des drames qui se retournent contre lui. Le chasseur devient gibier. Coincé avec son petit fils et son gendre dans les gorges d’un riu infranchissable, il en appelle inconsciemment à sa cadette Noëlle dont la clairvoyance et la lucidité effrayent et dérangent les habitants du canton. La fille du Gran, personnage central de ce triller rural, est une jeune femme forte et fragile à la fois qui a osé quitter le mollal sans pour autant renier ses racines. Elle incarne le mollal tout autant que son père, faisant corps avec ce bout de terre baigné de lumière. Un récit captivant. Une écriture originale. Un auteur au style caractéristique qui nous donne au travers de cette héroïne, une vision féminine dans une histoire d’hommes où s’emmêlent, les amours, les morts et les secrets.

  

4 couverture prix

 

 

pour en savoir plus sur le livre: 

https://www.amazon.fr/fille-du-GRAN-Guy-Busquets/dp/1706637462/ref=sr_1_1? 

 

 

 

 

 

... sur l'auteur

http://auteurgbusquets.canalblog.com/

117392893

 

 sur ses derniers romans 

https://www.amazon.fr/-/e/B0855KJVGQ

 

 

09 mars 2020

CMF équipe mixte seniors-anciens (ou vétérans) saison 1982-83

  

séniors vétérans 1982

Vétérans ou Anciens ? Peu importe le nom que l’on peut donner à cette équipe Floiracaise de la saison 1982/83 où l’on a pu identifier d’anciennes gloires locales et régionales qui en d’autres temps (celui des écoles de foot et des agents sportifs) auraient certainement fait une carrière professionnelle. Revenons au terme vétéran (d’origine militaire mais adapté au foot pour les plus de trente-cinq ans) qui n’est pas galvaudé pour certains d’entre eux, vainqueurs chez les juniors de la coupe Thierry en 1961. Sans avoir fait de grandes études, on peut déterminer à un ou deux ans prés, l’âge qu’ils avaient sur cette photo. Un âge qui n’avait en rien entamé leurs qualités footballistiques. Je suis sûr qu’aujourd’hui, certains d’entre eux pourraient encore donner le tournis aux jeunes générations, mais ils se contentent de leur donner des conseils et de leur transmettre leur expérience et leur passion.

 

 

Debout et de gauche à droite

Deschamps, Camou Larrieu, Pichon, Renou, Ghizzardi, Deloubes, Soupet,

 

Accroupis de gauche à droite

Tiercet, Nieto, Salut, Revenu (Dirigeant), Sinsou Marty, Bernardet.

 

 

 Pour en savoir plus sur le foot à Floirac et ses anciens cliquer sur http://memoirequartier.canalblog.com/archives/sab_et_cmf_foot_/index.html

 

 

 

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04 mars 2020

entre Bacalan et Niel

 

Le 4 mars est un jour anniversaire ignoré de la grande histoire mais important pour nous, les frères Busquets. C’est le jour de naissance de notre père Ramon dont j’ai évoqué une période charnière de son existence (et de la nôtre) dans un article publié en mars 2018 que je reprends dans son intégralité.

 

 

papa bataille de lerida bleu

Mon père était un réfugié de 1939, qui comme la plupart des émigrés du quartier a combattu le Franquisme jusqu’au bout de la guerre. Je n’ai pas l’intention de refaire l’histoire,  je veux seulement rendre un hommage à tous ces parents dont on ignore le passé. Cicatrices,secrets, douleurs ou pudeur, peu importe les raisons, nous connaissons mal nos parents, tout comme nos enfants ignorent nos vies antérieures. Quelques photos et bribes de phrases interceptées, dévoilent en partie une facette inconnue que nous découvrons par hasard ou par une volonté délibérée de savoir. Je ne sais pas si c’est une bonne chose, mais ce que je sais, c’est que personnellement j’anticipe cette envie de connaissance en laissant derrière moi quelques écrits et photos. C’est d’ailleurs à partir de photos sauvées et de quelques pages d’un cahier d’écolier remplies par ma mère que je peux reconstituer ses premières années en France. Je ne m’attarde pas sur les camps d’internement et de travail pour venir directement à la raison de sa venue à Bordeaux. La raison du plus fort. Celle de l’occupant Allemand qui avait besoin de main-d’œuvre pour la construction de leur base sous-marine. 

 

base sous marine bleue

Les républicains espagnols constituaient un opportun vivier qu’ils s’empressèrent d’utiliser et donc d’héberger. Des dortoirs improvisés dont celui de la caserne Niel accueillaient ces travailleurs forcés qui ne résidaient pas sur leur lieu de travail et qui posaient problème. Un problème de distance, donc d’évasion. Pour limiter ces risques, les transports étaient groupés et encadrés, voir même écourtés. Au plus court pour rallier Bacalan depuis la Bastide (et vice-versa) c’était la navette fluviale spécialement affrétée pour les travailleurs espagnols qui n’étaient pas en mal de mer mais en mal de liberté.

  

montagne bacalan niel sépia

 Ramon Busquets torse nu place des Quinconces ....  sur le chantier de la base sous marine

traversée de la Garonne ...  assiette de soupe. à la caserne Niel.  

 

caserne niel et républicains espagnols

La caserne Niel qui a été construite en 1876, pour abriter le 18 éme Escadron du train, était située sur la rive droite de la Garonne quai des Queyries. Après la défaite de 1940 ce bâtiment à vocation militaire a été naturellement investi par l’armée allemande qui s’y était installée pour surveiller les prisonniers espagnols chargés de construire la base sous-marine de Bacalan. Bon nombre de ces ouvriers forcés se font la belle lors du trajet à pied qu’ils effectuaient à  4 heures du matin pour rallier le chantier des bassins à flot. Des bagarres fictives, souvent après le passage du pont de pierre, favorisaient les évasions. Ce n’est donc pas pour leur confort que les autorités allemandes ont écourté leur temps de trajet par une traversée de la Garonne dans des embarcations surchargées. Il eut néanmoins des milliers d’évadés en gironde (2000 sur les 4000 internés à saint Médard) qui ont naturellement rejoint la résistance pour continuer à combattre le fascisme. C’est une autre histoire. Notre  histoire. La construction la base sous-marine de Bordeaux et ses conséquences directes dans lutte armée dans notre région et dans nos  quartiers, sont des sources inépuisables de petites et de grandes histoires que j’envisage d’éditer de temps à autre dans ce blog, pour les transmettre à nos enfants et petits-enfants.

Revenons à la caserne Niel qui à la fin de la guerre fut également un lieu de rencontre pour les Républicains Espagnols. Les quelques fêtes et bals populaires qui ont été organisés à la libération ont favorisé les unions avec des jeunes femmes de chez nous et plus particulièrement avec celles qui étaient d’origines espagnoles ou réfugiées de 1939.

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA CASERNE NIEL.

 https://defigrandesecoles.lexpress.fr/bordeaux-2016/2016/12/26/un-lieu-une-histoire-1-la-caserne-niel/

http://caserneniel.org/histoires-de-la-bastide-niel-darwin/ 

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA BASE SOUS MARINE  

http://www.paxaquitania.fr/2016/05/petite-histoire-des-bases-sous-marines.html

http://www.bordeaux-gazette.com/La-Republique-espagnole-a-l.html

https://coordination-caminar.org/blg/bacalan-ceremonie-a-la-base-sous-marine/

 

 

 

 

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24 février 2020

transformateur EDF recyclé

 

 

transformateur sépia

Dans les années cinquante les transformateurs qui n'avaient plus d'utilité étaient abandonnés à tout venant. C'était le cas de celui qui se trouvait sur le raccourci que nous, les enfants de Jean Jaurès, prenions pour nous rendre à l’école de la Souys. Ce vestige de l’archictecture électrique des années vingt (1920 bien entendu) était situé côté Maupéou, à quelques dizaines de mètres du passage entre les barbelés qui délimitaient le pré de Molinero, (que l'on appelait du Bout, parce qu’en bout de l’avenue Jean Jaurès) où gambadaient ses chevaux et celui de Maupéou (que l'on appelait le bourrier ou dunes selon que les tas de détritus étaient visibles ou végétalisés) où pâturaient quelques vaches bien gardées. Revenons à ce raccourci à travers les près que l'on n'empruntait que l'été (l'hiver c'était quasiment un lac) et qui passait non loin du transformateur (ci ce n'est celui de la photo c’est donc son frère) où un vieux couple résidait. Je dis vieux parce que nous étions jeunes, mais en vérité nous ne nous sommes jamais suffisamment approchés d'eux pour vérifier. Nous les évitions par prudence enfantine alors qu’ils n’auraient pas fait de mal à une mouche. On l’aurait su. L'homme s'appelait Kadour, du moins c'est comme ça qu'on l'appelait. Surnom ou vrai prénom ??? C'était courant de rebaptiser les gens à cette époque et de donner des sobriquets qui occultaient les vrais patronymes et qui leur collaient à la peau pour le restant de leurs jours et bien plus encore. 

 

 

  

 

17 février 2020

centrale électrique EDF

 

Au siècle dernier, entre l’avenue Gaston Cabanes et le quai de la Souys, une zone qui n’avait pas à l’époque le nom d’industrielle était occupée par pas mal d’entreprises en renom dont l’EDF qui avait installé la centrale électrique la plus importante du Sud-ouest. 

centrale electrique sépia

Je n’ai aucun souvenir ce site qui était aux antipodes de mon quartier (le mot est justifié quand on a des jambes d’enfant) et qui certainement était inaccessible au public. Les amis de ce quartier (sont mes sources) que j’ai interrogés, se souviennent du bruit lorsqu’ils se baladaient dans le coin mais rien de plus. 

 centrales EDF Floirac 05 sépia

Mes informateurs (ce ne sont pas des indics mais des potes) n’en savent pas plus que moi sur cette entreprise qui employait pas mal d’ouvriers de l’agglomération bordelaise et quelques cadres venus d’ailleurs qu’il fallait héberger. Une cité ouvrière de 4 maisons doubles intégrée au site logeait les familles des « électriciens » dont certaines avaient leurs enfants scolarisées à la Souys. J’ai le souvenir commun avec un de mes informateurs d’un élève dont je ne donne pas le nom (je ne suis pas un délateur) et qui j’espère va se manifester à lecture de cet article. centrales 03 sépia

  

electricité années 30

Mise en service en 1920 la centrale de Floirac qui atteignit son apogée dans les années cinquante en fournissent 62 millions de KW par heure, a été déportée en 1958 sur le site d’’Ambés qui a accueilli de nombreuses entreprises Floiracaise (dont les pétroliers) en mal d’expansion. Un nouveau site mieux adapté au boom industriel et à la géographie girondine. Un lieu stratégique sans ponts à franchir et sans traversée de Bordeaux.

 

 

 

sigle et logo EDF

 

8 avril 1946 naissance de EDF

 

A la fin de la 2e guerre mondiale, la France doit assurer son redressement et aussi entrer dans l'ère de la modernisation industrielle. Avant la création d'EDF 1450 entreprises françaises privées coexistaient pour assurer la production, le transport et la distribution d'électricité et de gaz. Le Général de Gaulle décide la nationalisation de l’électricité et du gaz afin d'unifier tous les producteurs et les distributeurs d'électricité au sein d’une seule et même entreprise nationale et d’assurer ainsi un service public de l'énergie.

 

   

 

 

Pour en savoir plus sur l'histoire de ce site et sur son emplacement je vous invsite à lire l’article de Jean Claude Savy dans https://habitantslieuxmemoires.surlarivedroite.fr/articles/le-circuit-du-patrimoine-de-la-plaine-de-floirac.html

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10 février 2020

épicerie de floirac sous l'occupation.

 

réedition de l'article du 11 décembre 2017

 

epicerie Floirac 01

 

De plus en plus loin !

Huit cent Kilomètres.

C’est de Franche comté que jacques Taiclet nous sollicite pour localiser l’épicerie que ses parents tenaient pendant la guerre. Un passage éclair dans notre commune. Un séjour forcé le temps de l’occupation Allemande. Ils étaient originaires de Belfort qu’ils ont quittés lors de l’exode massif provoqué par la débâcle de 1940. Bordeaux était devenu une capitale d’accueil où se sont fixés de nombreux réfugiés. Du moins jusqu’à la libération.

 

Jacques Taiclet nous écrit : Savoir que cette épicerie était à Floirac suffisait à ma curiosité d'enfant !!!. Maintenant à 75 ans je viens de retrouver cette photo et ma curiosité de "vieux crouton" voudrait connaitre l'endroit exact où elle était située. Je pense que beaucoup d'enfants ne connaissent pas en détail la vie de leurs parents…

 

Les siens sont repartis sur Bordeaux après la guerre. Ils ont quitté Floirac où a été prise cette autre photo du même magasin. La personne qui est sur ce cliché est un inconnu pour Jaques Taiclet, qui suppose que c’est un habitant de la commune que certains parmi nous pourrons identifier.

 

epicerie 02

 

Vous pouvez contacter Jaques Taiclet à travers les commentaires du blog ou directement sur son compte facebook https://www.facebook.com/search/top/?q=jacques%20taiclet

 

 

 

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06 février 2020

de république à république

 

 

 

 

pasteur bus 6 sépia 02

Dans ce détail agrandi de la photo 4 de l'article précédent on peut voir, sans avoir recours à des lunettes grossissantes, que dans les années  soixante, le terminus du 6 était positionné à quelques mètres de la mairie qui se trouve à droite de la photo, juste après le bus. C’était le terminus de la ligne 6 qui reliait Floirac à Bordeaux et qui avait été transférée de la place de la république à cet endroit pour faciliter le transport des écoliers de la Souys. 

 

 

 

 

passage du 6 pont de pierre 1953

Le 6 que l'on peut voir sur cette photo des années cinquante prise à la sortie du pont de pierre, se rendait à Floirac la Souys, en passant par les quais rive droite. Il venait de Bordeaux, plus précisément de la place de la République où se regroupaient les bus de la Rive Droite. La ligne allait de République à République (ça ne s'invente pas). Avant la création de l'agglomération Bordelaise les transports en commun bordelais qui étaient intra-muros débordaient rarement de ses frontières bordelaises. Le 5 s'arrêtait à la Benauge, le 4 au pont rouge (Saint Emilion aujourd’hui) et pour le 3 à je ne me souviens plus si c’était déjà Lormont ou encore La Bastide. Le 6 était l’exception faites à la règle. Pour des raisons techniques et pratiques son terminus se positionnait à la limite de la frontière BASTIDIENNE côté Floirac, place de la République.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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