les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

10 mai 2021

rive droite Lormont-Bastide

 

  

Lormont bords de garonne 02

Aucun doute sur l’endroit c’est bien sur la rive droite à la hauteur des*Chantiers de la Gironde dont on entrevoit les bâtiments à droite du pont métallique où passait la route qui longeait le fleuve et qui était interdite à la circulation lors de la mise à flots de bâtiments, obligeant les riverains à un détour par l’intérieur. Par contre j’ai un doute sur la commune où ce prestigieux chantier était situé. Je n’ai jamais su, et d’ailleurs je ne me suis jamais posé la question, si c’était Lormont ou La Bastide. Par contre, je sais que cette entreprise était située sur la rive droite, en face des ateliers du Port Autonome de Bordeaux où j’ai fait mon apprentissage au début des années soixante. A l’époque, je ne connaissais des « chantiers de la gironde » que mes homologues apprentis avec qui je partageais hebdomadairement les cours technologiques et les planches à dessin de la rue Ferbos. J’avais d’autres centres d’intérêts et mes préoccupations d’alors étaient bien loin de ces chantiers de constructions maritimes.

ChantiersGironde construction et miseà flot de Navire

*La société s'appelait à son origine Usine de construction navale Chaigneau et Bichon, établissement ouverten 1836 et spécialisé dans la construction navale de guerre. En 1882 elle est reprise par les établissements Schneider et devient Chantiers et Ateliers de la Gironde SA-Ets Schneider. Puis elle devient Forges et Chantiers de la Gironde. En 1913 une extension du chantier naval Chaigneau et Bichon ouvre pour la marine marchande et pétrolière ou durant la première  Guerre Mondiale on y fabriquait aussi des douilles d'obus en cuivre.En 1927, elle dépose le bilan entrainant des rachats successifs.et des changements de propriétaires.

 

  -1959, Ateliers et Chantiers de Dunkerque et Bordeaux

 - 1968  par les Constructions industrielles et navales de Bordeaux en

 -1987. Construction Navale de Bordeaux 

 

 

 

 

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03 mai 2021

la passerelle

 

 

passerelle vue coté Bastide (2)

C’était seulement quand nous passions en vélo ou en patins à roulettes, que nous prêtions attention aux pavés du bout du chemin de la Sauve. Le tressautement inévitable de cette portion non goudronnée nous rappelait le changement de commune. Nous étions dans Bordeaux. Du moins sur les cartes, car dans nos esprits la passerelle était bel et bien Floiracoise. Avant 1965 et la mise en service du pont Saint-Jean, c’était le trajet le plus court pour accéder à la rive gauche du quartier de la gare et de la commune de Bègles dont les usines et les ateliers employaient bon nombreux de résidents du quartier Jean Jaurès (Cenon-Floirac). Ce n’était pas par méconnaissance qu’on intégrait les pavés Bastidiens de la rue Marcel Sembat dans la cartographie Floiracaise, mais en connaissance de cause. Une cause qui n’était ni nationaliste, ni revendicative, mais pratique. Comme beaucoup d’enfants du quartier, l’annexion* de cette bande de territoire de trois cents mètres de large sur la rive Floiracaise de la Garonne n’avait aucune incidence sur notre vie quotidienne. Les Bastidiens de la Souys et de la Benauge, les Cenonnais et les Floiracais du bas, fréquentaient les mêmes écoles, les mêmes terrains de foot, la même église.

* Le 1er janvier 1865, l’annexion par la ville de Bordeaux de la moitié du territoire de Cenon ainsi qu’une partie de Floirac et de Lormont a donné naissance à un nouveau quartier dénommé Bordeaux-bastide.

 

passerelle du pont sncf 04

Le pont métallique qui enjambe la Garonne entre La Bastide et Bordeaux Saint Jean a été réalisé entre 1858 et 1860, avec la collaboration de Gustave Eiffel. Il reliait les chemins de Fer d'Orléans et du Midi. Une passerelle pour piétons a été ajoutée 1863 facilitant le passage entre les deux rives. Dans les années cinquante la circulation sur ce passage étroit au plancher vétuste et bringuebalant, bouchonnait aux heures d’embauches et de débauches. Les mobylettes et les vélos qui avaient du mal à se croiser, rasaient les piétons et parfois les accrochaient. Il était temps de mettre en œuvre la construction du pont saint jean qui sera inauguré en 1965, tremblant de joie (ou d’inquiétude) sous les pas d’un madison rythmé. J’avais 17 ans et j’étais dans la foule qui avait fait vibrer le nouveau pont.

 

 

gare de la passerelle sépia

La gare de Bordeaux-Passerelle qui était située sur le quai de La Souys, au pied de la Passerelle Effeil avait été mise en service le 15 mai 1873 par la Compagnie du Chemin de fer de Bordeaux, permettait d'acceder à une petite gare maritime. Établie à la limite des anciennes frontières de Cenon et de Floirac d’avant l’annexion de 1865, la gare de la passerelle, qui était le terminus de la ligne de La Sauve, desservait également le tramway de Bordeaux-Cadillac qui circulait sur les quais.

La gare qui appartenait à la compagnie du Chemin de fer de Bordeaux-La Sauve, était la gare d’origine de la ligne Monrepos, dont un embranchement la raccordait à la ligne du Midi.

Cédée à l’état en 1878, elle fut ensuite reprise à la compagnie de chemins de fer d’Orléans qui transfère le terminus sur sa gare de la ligne Bordeaux-Paris.

L’ancienne gare de la Passerelle, après avoir perdu son trafic passager, s’est consacrée entièrement au trafic des marchandises jusqu'à sa fermeture en 1960. 

usine de la passerelle sépia 01

la conserverie "L.Weisz et Cie" implantée dans la portion bordelaise de l’ancien chemin de La Sauve, rebaptisée rue Marcel Marcel Sembat, possédait comme beaucoup d’entreprises du secteur, un embranchement qui la reliait directement à la gare de la passerelle.

 

   

 

passerelle sépia tronçon 05 (4) 

 pour en savoir plus sur le pont de chemin de fer Gustave Effeil

https://fr.wikipedia.org/wiki/Passerelle_Eiffel

https://www.33-bordeaux.com/passerelle-eiffel.htm

 https://fullartcontent.wordpress.com/2013/07/11/la-passerelle-eiffel/

 

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26 avril 2021

cours préparatoire 1959 bas Floirac

 

 

1959 cours péparatoire floirac

La der der ders de Marcel Sembat ou la première du cours préparatoire de Jean Jaurès ? Certains ont reconnu Duran, le dernier directeur de l’école Marcel Sembat, d’autres ont identifiés Lacueuil,  le premier  directeur de l’école primaire de Jean Jaurès, mais ça pourrait être aussi le premier instituteur du cours préparatoire de Jean Jaurès qui a été oublié dans la mémoire des élèves de cette classe. Une seule certitude, l’année de la prise de vue (1959) dans une classe qui n’est pas mixte et qui confirme que c’est un cours préparatoire. 

 

Autour et dessous ce maître mystérieux, on peut identifier des bouilles connues et reconnues d’enfants nés au début des années cinquante et notamment Bernard Couthouis qui nous a envoyé cette photo. Je ne cite pas tous les élèves mais je balance en vrac quelques noms qui me viennent spontanément : Galan, Passelin, Jacquelot, Guiton, Passelin, Napolitano, De la Conception, Marcillac, Garcia Castaing …

 

   

rue marcel sembat

Ce cliché des années cinquante où l'on aperçoit en bout de rue le cours Gambetta a été pris à la hauteur de l'école Marcel Sembat qui se situe à droite du photographe. On ne la voit pas, mais elle est bel et bien là, juste avant la dernière ou l'avant dernière maison côté pair, à quelques mètres du court et étroit passage en bordure du pré de Luri que j'évoque dans l'article précédent et qui rejoignait la rue Roger Salengro. Rappelons que ces deux rues étaient à l'époque des impasses que reliaient le chemin évoqué précédemment et que seuls les piétons et les cyclistes pouvaient emprunter hors temps de pluie et d'hiver.

 

 

Vous pouvez retrouver les photos de classes de l'école Marcel Sembat 

en naviguant dans la rubrique "Les enfants de Léo et Lébas de Garonne"  

Marcel Sembat années 50

ou en cliquant sur le lien ci dessous pour un accés direct.

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/les_enfants_de_leo_et_lebas_de_garonne__/index.html

 

  

 

 

22 avril 2021

l'école maternelle Marcel Sembat

 

rue Marcel Sembat 045

Dans les années cinquante et peut être même avant (Je ne suis pas assez vieux pour le confirmer) l'école Marcel Sembat accueillait les enfants du quartier Jean Jaurès, mais aussi ceux du bas Cenon et d'une partie de La bastide. Ce cliché des années cinquante où l'on aperçoit en bout de rue le cours Gambetta, a été pris à la hauteur de cette petite école qui se situe à droite du photographe. On ne la voit pas, mais elle est bel et bien là, juste avant la dernière ou l'avant dernière maison côté pair, à quelques mètres du court et étroit passage en bordure du pré de Luri que j'évoque dans l'article précédent et qui rejoignait la rue Roger Salengro. Rappelons que ces deux rues étaient à l'époque des impasses que reliaient le chemin évoqué précédemment et que seuls les piétons et les cyclistes pouvaient emprunter hors temps de pluie et d'hiver.

maternelle Marcel Sembat 1956

La petite la petite école Marcel Sembat de Floirac nous a fourni par le biais de ses élèves, bon nombre de photos publiées dans ce blog et dans la page Facebook "mémoire de Floirac et de la rive Droite" Sur celle-ci, c’est la maternelle de 1956 qui pose pour la postérité et pour « les enfants de Léo et Lébas de Garonne ». On peut y reconnaître Philippe de la Conception, Claude Caboblanco et quelques natifs du quartier dont j’ai oublié les noms et qui vont s’empresser de me les rappeler.

 

 

 

 

19 avril 2021

Luri

 

Dans l’évocation de mes souvenirs d’enfance et de maternelle, le pré de Luri, tout au bout de la rue Marcel Sembat, revient régulièrement comme un leitmotiv. C’était un passage incontournable, du moins à la belle saison, pour tous ceux qui voulaient préserver leurs petites jambes en prenant ce raccourci entre l’école et la rue Roger Salengro. Un chemin étroit pour piétons et vélos, qui longeait un court instant le pré où paissaient leurs vaches et que l’on évitait la nuit par trouille enfantine. A cette époque le pré de Luri occupait en partie l’emplacement de l’actuelle cité du midi jusqu’aux terrains de foot du SAB que séparait une Gravette à ciel ouvert. De nos jours on ne s’imagine pas l’importance et l’influence qu’ont eu les Luri dans le quotidien du quartier. Je n’ai pas l’intention de retracer la biographie de cette grande famille, mais simplement d’évoquer les circonstances de leur venue à Floirac communiquée par l’une de ses descendantes qui aujourd’hui réside en Espagne. Lourdes Tétuan qui me suit dans mon blog et ma page Facebook m’a adressée quelques photos avec les grandes lignes de leur histoire. 

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Témoignage de Lourdes Tétuan petite fille de Ezequiela Luri Martínez nièce de Florencio que l’on peut voir à son côté sur une charrette tractée par un cheval.

 

« … Florencio LURI BOLEA et Felipa LEOZ FRESAN, sont nés en Navarre espagnole et ont vécu à Pitillas. En 1911, Florencio Luri qui pour des raisons politiques et personnelles ne pouvait pas obtenir des terrains pour son bétail émigre en Amérique où il devait avoir un frère. Il revient vers 1915 avec son épouse Filipa et ses 8 enfants, transite par Bayonne avant de se fixer à Floirac ville où sont nés ses deux derniers fils et obtient un pâturage pour ses vaches. Eleveurs et commerçants, les Luri étaient connus et reconnus dans la commune de Floirac que Félipa sillonnait comme vendeuse ambulante avec son fils Pierrot… » 

 

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Sur la photo ci-dessus prise à Bordeaux dans les années cinquante, il est diffile de de différencier Pierrot Luri à droite et son cousin Elías Tetuán Luri, le père de Lourdes, tant ils se ressemblent.

 

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Sur cette photo famille où je me perds un peu dans la généalogie, on reconnait Boni, Marcos, Aniceto, Jacinto, Jerónimo Tomé et accroupi Pierrot Luri.

 

 

 


12 avril 2021

Monsieur Granjeon

 

Monsieur Granjeon récompensant un Judoka

Grandjon remise de coupe

Je n’ai rien trouvé sur internet concernant Monsieur Granjeon que nous appelions familièrement « le ministre des sports » dans les années soixante. Aucune mention de cette figure Floiracaise qui avant d’avoir été un élu municipal fut un excellent cycliste qui brilla sous un maillot qui n’était pas celui du club local. Il a fait sa carrière sportive sous d’autres cieux, mais a consacré le reste de sa vie aux sportives et sportifs de notre commune. Je l’ai croisé à différentes occasions et notamment lorsque la section boxe de Floirac organisait des réunions au gymnase Monrepos, mais Monsieur Granjeon n’attendait pas spécialement une manifestation officielle pour nous rendre visite. La salle où nous nous entraînions était partagée avec d’autres disciplines qu’il suivait de près et qu’il encourageait et honorait de sa présence dans les compétitions régionales, voir nationales. 

 

Mr Granjeon stade lescure

 

 André-René Grajeon en 1941 au stade vélodrome du parc Lescure.  

 Hommage à Monsieur Granjeon

publié dans

le Magazine la ville de Floirac en 2003

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29 mars 2021

les baraquements sportifs de la souys

 

 

Flèche partageant un pot amical

On ne peut pas évoquer les cadets de la Souys sans mentionner Monsieur Flèche que je n’ai pas connu personnellement, mais dont le nom et la réputation est indissociable du sport Floiracais du siècle dernier. Un gymnaste d’exception qui a su transmettre son sport aux générations suivantes, dont la mienne par ricochet, en formant bon nombre de Floiracais dont Monsieur Chouillou dernier entraineur des Cadets de la Souys. Sur la photo ci-dessus on peut facilement l’identifier à sa tenue de compétition à la blancheur immaculée spécifique aux gymnastes, partageant des rafraichissements avec des gamins et des adultes dans un des anciens baraquements en bois abandonné par l’armée américaine. C’était dans ces salles de sports improvisées* qu’ils s’entrainaient tout comme les boxeurs de l’époque.

  

Edmond Saez

C’est également dans ces baraquements en bois que le floiracais Edmond Saez dit « Monguite » fondateur du club en 1956 coachait ses jeunes boxeurs qui vu le nombre avaient suffisamment de place pour s’entrainer mais manquaient de partenaires pour croiser les gants. Ce fut un véritable crève-cœur pour Monguite de fermer la salle et d’envoyer Rouet et Abbas de l’autre côté de la Garonne dans la salle des girondins qu’il avait fréquenté comme boxeur dans le team de Lacayerie. Dans les années d’après-guerre ses qualités de puncheur et de battant lui ouvrirent une carrière professionnelle où il s’illustra en affrontant les plus grands de l’époque.

 

 

 

 Témoignage de Guy Busquets

 

extrait de l’article du 14 décembre 2017 dans Bordeaux je me souviens et le Gant et la Plume. 

ABBAS ROUET détail girondins de BordeauxSans titre

« … samedi 9 décembre nous nous sommes réunis au restaurant l’Erable pour honorer Monsieur Manuel Lacasa qui nous a quitté en 2016. Le choix du mois de Décembre n’est pas anodin, c’est celui de sa naissance et de la parution (deux ans déjà) de sa biographie partagée avec les boxeurs qu’il a formés et managés, parmi lesquels Victor Ojéda l’auteur du livre. Certains d’entre nous (dont moi) sont venus avec leurs épouses apportant une petite note de douceur dans ce monde qu’on classe à tort de brute. Monsieur Lacasa n’aurait pas été contre, lui qui connaissait l’importance des femmes et des compagnes dans la préparation physique et psychologique des compétiteurs de haut niveau. Et il en avait ce samedi. Une tablée au palmarès cumulé qui en dépit de ses nombreuses absences, aurait fait pâlir d’envie de nombreux clubs sportifs. Peu importe le nombre de participants, ceux qui étaient présents se sont retrouvés avec plaisir, même si c’était avec un temps de retard. Le temps de reconvertir les cheveux blanc (ou l’absence de cheveux) en tignasse brune ou blonde et tous les copinages se sont reconstitués en fonction des clubs des âges et des affinités. J’étais au milieu. J’étais entre deux. En ballotage entre jeunes et anciens. Quand je parle d’anciens, ça remonte au premier boxeur de Monsieur Lacasa, en l’occurrence Andron, licencié aux Girondins de Bordeaux, Club à la fois rival et amis du CO Floirac et pensais être seul représentant de ma commune, mais Antoine Saez était lui aussi présent. Deux représentants la commune auquel venait s’ajouter un troisième boxeur. Abbas avait démarré sa carrière sportive à Floirac, dans le baraquement en bois de la Souys où Edmond Saez (Monguite) l’entrainait avec Rouet avant de fermer le club et de les aiguiller vers les Girondins de Bordeaux. Ce sont d’ailleurs ces deux boxeurs que j’ai vu pour la première fois s’affronter sur un ring, un dimanche matin, pour un combat exhibition lors de l’inauguration de la salle Monrepos… »

    

Jean Pierre Rouet

Jean Pierre Rouet et Jean Claude Abbas rejoignirent au début des années soixante les Girondins de Bordeaux de Manuel Lacasa, un jeune entraineur prometteur qui succédait à Lacayerie. Comme on peut le voir sur la photo ci dessous, c’était un team en devenir avec des noms que ma mémoire n’a pas oubliés et qui ont marqué le début de carrière de ce grand Monsieur de la boxe qu’est Manuel Lacasa. Jean pierre Rouet à fait une quinzaine de combat en Coq sous sa houlette. Jean Claude Abbas disputa 25 combats dont un quart de finale des championnats de France, mais pour moi, le souvenir fort de ce boxeur c’est son combat mémorable contre Ortis aux championnats de Guyenne en 1965 que nous avons évoqué lors de notre dernière rencontre en décembre 2017.

 

   

girondins de bordeaux

 

Rouet Andron 1958

Avant d’être partenaires de club Rouet et Andron s’étaient affrontés en 1958 salle Victor Hugo pour leur premier combat. Un affrontement très disputé qui appela à une revanche (amicale) 42 ans plus tard pour leur jubilé. En 2000 ils remontèrent sur le ring de la salle des sports de Floirac accompagnés par la musique de Rocky et les applaudissements nourris d'un public admiratif.

 

 

 

 

*LES BARAQUES ADRIAN

Je n’ai aucun souvenir des Baraques Adrian de la Souys si ce n’est celui de leur évocation par d’anciens Gymnastes et Boxeurs. Aucune image dans ma tête et encore moins de photos extérieures de ces constructions en bois qui devaient se trouver entre lavoir, café Bertranet, voie ferrée et rue Emile combes. Tout ce que je sais sur ces préfabriqués en bois c’est qu’ils étaient démontables, modulables et multi usages. Ils ont servi de casernement, bureaux, magasins, hangars, ateliers, salles d’opérations, de réceptions, de lectures et bien entendu, de Sports. Les baraques Adrian ont longtemps survécu à la guerre de 14 et certaines servaient encore dans les années soixante-dix de de logement.

 

21 mars 2021

Serge Ruaud

 

Ruaud cours Gambetta 0021 coté Cenon texte

Le dernier article sur Monrepos et le cours Gambetta à réactivé la mémoire de Serge Ruaud un ancien résident du quartier qui m’a transmis des infos que je relaie avec d’autant plus de plaisir qu’elles me permettent de renouer avec un ancien élève de Marcel Sembat et de la Souys dont j’avais conservé un souvenir lointain et fugace. Un souvenir furtif pour moi, mais certainement pas pour ceux qui ont partagé les aller-retour Monrepos-école de La Souys entassés à 5 ou 6 dans la Juva 4 de Monsieur Marrot le quincailler du quartier. Pour nous les enfants de Jean Jaurès, Monrepos était au bout du monde et pourtant on fréquentait les mêmes bancs d’écoles qu’elles soient maternelles où primaires. Nous avons vécu les mêmes événements et connus les mêmes enseignants et notamment madame Delmas avec sa sévérité (toute relative) pour les élèves de Marcel Sembat qui avaient eu un cours préparatoire folklorique. A propos de folklore c’était le thème de la fête annuelle de l’école de La Souys au printemps 1955. Un spectacle qui rebuté Serge Ruaud qui refusait de se déguiser en Alsacienne et a provoqué un clash avec Madame Delmas. Une anecdote par rapport à l’évènement majeur de l’année suivante et le terrible février 1956 qui avait paralysé notre région.  

  

fêtes des écoles 1955 classe de Mme Delmas

 

Ruaud détail 01Serge Ruaud habitait le cours Gambetta à Cenon et comme la plupart des enfants de la génération babyboom de ce quartier il a été scolarisé à Floirac dans la petite école Marcel Sembat avant de rejoindre l’école de La Souys à une époque où celle de Jean Jaurès n’existait pas. Bien qu’il ait quitté Monrepos en 1957 il conserve un souvenir précis de ses amis d’enfance avec qui il partageait les jeux et la scolarité. Mais sa mémoire ne s’arrête pas à ce microcosme de potes, elle remet en lumière des noms et des activités oubliées dont celle de son père qui faisait les foires et les marchés (casseur d’assiette) avec son légendaire camion vert de la “campagne de Lybie. En face de chez lui il y avait le garage de Monsieur Fouillade, un géant avec des mains énormes qui accueillait chaque année des manèges dans son jardin. Serge Ruaud se souvient très bien des cageots de fruits et légumes de Monsieur Bobin l’épicier qui débordaient sur le trottoir mais a oublié le nom du coiffeur dont il redoutait le rasoir final. A la fin des années cinquante sa famille quitte la rive droite pour s’installer à Pessac. A treize ans il est chanteur dans un club de ski puis remporte deux radios-crochets au cours de l'été 1964. Ayant créé des chansons a capella sur un petit magnétophone, il hésite en mai 68 entre musique et révolution.De mariages en salles des fêtes, de MJC en spectacles plus sérieux, il promène son petit répertoire et croise Henry Legay, ténor à l'Opéra de Paris, qui le prend sous son aile. En 1972, il est admis à la SACEM et enregistre un vinyle aux Studios Barclay avec l'orchestre de Sacha Distel. Mais les hasards de la vie l'obligent à choisir entre une vie d'artiste et son métier d'ingénieur il prend les rênes d'une société qui deviendra leader dans le nautisme en Europe et s'y activera 36 ans sans pour autant délaisser la chanson produisant quelques CD que vous pouvez retrouver en cliquant sur le lien ( www.sergeruaud.comet s’implique à fond dans le spectacle de LA BATAILLE DE CASTILLON qu’il dirige en 2018 et 2019.

 

 

école de La Souys CE1 1954 1955

 Novembre 1954 CE1 école de La Souys

classe de madame Delmas

Busquets, Manchado, Roussari, Fernandez, Théas, x, Lassansa, Del Cerro, Del Cerro

X, Barbe, x, Lozano, Tauzin, x, Boyer(René) x, Pandelé

X, Charles, Peres, Poirier, Delpuech, x, Gros, X,

Carette, Guillou, Ruaud, Castel (Albert), Saez, X, Roland Cantet, Dupeyron, Passérieu

 

 

     pour en savoir plus cliquer sur les liens suivant 

CE1 1954 / 1955   

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/11/13/35844560.html

 

CE2 1955 /1956  

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/11/20/35834511.html

 

 

15 mars 2021

entre Cenon et Floirac défilés et animations

 

 

Sur la photo ci-dessous envoyée par Bernard Couthouis qui date de la fin des années cinquante, Monsieur Flêche l’emblématique entraineur des gymnastes des Cadets de La Souys ouvre la voie à toute une génération de sportifs dont beaucoup reprendrons le flambeau pour enseigner et transmettre des valeurs sportives et humaines. 

Gymnastes floiracais descendant la cote monrepos

Le cours Gambetta était au siècle passé la grande artère qui délimitait Floirac et Cenon sans pour autant séparer ses habitants. Mêmes écoles, mêmes activités sportives festives ou religieuses. Une même paroisse qui englobait une partie de la Bastide. Le passage à niveau de la Benauge ne nuisait en rien au brassage des enfants et adolescents de ces trois communes. Ma grande Sœur et ma cousine fréquentaient l’école de Montaud et de nombreux amis Bastidiens partageaient avec nous les mêmes Maîtres pour l’apprentissage de la grammaire et du calcul mental, les memes profs de Gym et entraîneurs de foot et les mêmes fêtes de quartier et bals populaires. 

  

Boyer Couthouis Merlet

 Témoignage de Bernard Couthouis 

« ... les défilés étaient à l’époque courants lors des manifestations Sur le cours Gambetta je me souviens des pécheurs partants canne à l’épaule bien en rangs derrière la fanfare jusqu’à l’étang du roseau floiracais et au milieu de la chaussée. Je me souviens des concours de grimaces qui se tenait devant un bar du cours Gambetta lors des fêtes. Enfin une anecdote que je cite toujours par rapport à ce qui se fait aujourd’hui en matière de sécurité : Lors de la fête de Monrepos, la route était barrée du carrefour en direction de Floirac centre, et en plus des baraques de loteries ou manèges se tenaient l’après-midi les courses en sac, les courses avec un œuf dans une cuillère, le léchage bras attachés dans le dos, de poêles bien couvertes de gras et de cendre pour trouver la fameuse pièce de monnaie, le furetage de plats pleins de farine ou autres pour le même motif, il y avait aussi des pots en terre cuite suspendus à 2 ou 3 mètres de haut qu’il fallait casser avec une perche depuis dessous afin de faire tomber un lapin pour les plus heureux , des plumes , suie, déchets divers pour les autres sans compter les morceaux de pots.. Il y avait aussi la baraque ou pour quelques sous on pouvait lancer des tomates mures sur la tête de gens (étaient-ils rémunérés ?) qui s’évertuaient à les éviter. Je trouvais ça très drôle à l’époque… »

 

Côte de Monrepos train de camarsac texte

Il n’y avait pas que les gymnastes de La flèche qui descendaient le cours Gambetta. Les cyclistes du tour de France, les militaires, le tramway de Camarsac et la plupart des habitants de coteaux empruntaient cette route qui était celle de Paris avant que Napoléon décide de la construction du pont de Pierre.

 

 

Côte de Monrepos montage deux photos texte

 

 

 

 

08 mars 2021

les cadets de jean jaurès

  

RB 004 Raymond à la Gym (avec Chouillou)

On nous appelait les cadets de La Souys alors qu’aucun d'entre nous était natif de ce lointain quartier. Ça n’avait aucune importance. L’important comme dirait Pierre (celui de Coubertin, et non du café) c’était de participer. C’est ce que nous avons essayé de faire tant bien que mal avec nos amis Bastidiens et Cenonnais. Jean Jaurès et plus particulièrement le pré du curé, était le centre naturel d’un cercle scolaire sportif et culturel qui englobait le Bas-Cenon, la Benauge et Gallian richelieu. Un vivier de jeunes avec quelques surdoués qui apportaient une note positive aux novices que nous étions. Revenons aux origines. Les Cadets de la Souys du temps de l’emblématique Flèche, méritait son appellation autant par son lieu d’entrainement que par l’origine de ses élèves, mais pour sa renaissance, au début des années 60 il y a eu un rapprochement avec les filles qui s’entrainaient à Cenon. Et oui, elles étaient de l’autre côté du cours Gambetta, mais dépendaient néanmoins de Sainte Thérèse dont le terrain acquis en 1931 par le comité des œuvres sociales de La Souys pour bâtir une chapelle et un presbytère était bien situé à Floirac mais dépendait (et dépend encore) de Sainte Marie de La Bastide. La boucle était bouclée avec un retour naturel aux frontières d’avant l’annexion de 1865*.

 *L'annexion de La Bastide, confirmée par le décret impérial du 27 avril 1864, devient effective le 1er janvier 1865. Le nouveau quartier, dénommé Bordeaux-Bastide comprend plus de la moitié du territoire de Cenon ainsi qu'une partie de Floirac et de Lormont.

 

 

gym chouillou équipe

Sur cette photo on peut veut voir une partie de l’équipe en compétition qui attend au garde à vous, l’appel des noms pour se présenter aux agrès. Les absents de cette photo (Benoit, Patrick, le petit Raymond que l’on voit sur le cliché du haut avec Monsieur Chouillou, Rambert et autres) exécutent les figures imposés sous l’œil attentif des juges et de leurs camardes Diez, Pouey, Donadieu, le grand Guitou au fond au milieu, Alain Delpuech à sa gauche qui nous envoyé cette photo et les frères Texier dans la colonne de droite.

 

 

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extrait de "mémoire de jours "  tome 1 (1947-1961)

Nous découvrons à nos dépens que la gym est d’origine militaire. C’est un sport réglementé qui ne laisse place à aucune initiative. Le moindre pied non tendu lors d’un exercice fait décaniller la note aussi fortement qu’un gadin. La rigueur et la discipline des entraînements dirigés par Chouillou élève du prodigieux Flèche qui marque encore la mémoire sportive des Floiracais, nous casse le moral à défaut de le renforcer. Nous nous accrochons malgré la froideur de la salle qui nous tétanise les muscles. A force de travail nous arrivons à un minimum d’imperfection pour enfin participer à un concours. Notre premier. Un événement qui implique les mères dans la confection des tenues et la fixation des écussons sur les maillots de corps immaculés de blancheur. Il faut être impeccable pour défiler dans les rues de la ville au son des fanfares locales. Comme à l’armée tous les participants marchent au pas et en musique. C’est une tradition tellement ancrée dans les habitudes que la foule est présente tout au long du parcours pour applaudir à leur passage toutes les équipes qui vont s’affronter sur l’aire sportive du  couvent des Sœurs de Gambetta ou s’entraînent les filles. Leur club n’a jamais cessé d’exister, c’est pourquoi elles sont plus compétitives que nous. C’est l'épouse de Chouillou qui les entraîne. Ça explique le pourquoi de l’investissement de son mari avec les garçons. Des garçons qui pour leur première se plantent grossièrement dans le mouvement d’ensemble. C’est une catastrophe Il faut bien débuter un jour. Nous ferons mieux la prochaine fois. 

 

 

 

 

 

 

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