les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

20 novembre 2017

CE2 La Souys 1955/56

decembre 1955

 

On prend les mêmes et on continue. A quelques exceptions près, on retrouve les mêmes élèves dans la classe de monsieur Clérembeau, jeune instituteur au regard sous verre et aux cheveux coupés en brosse. Jeune mais respecté. On craignait cet enseignant qui nous a transmis son savoir au cours d’une année scolaire qui a subi les rigueurs d’une fin février hors norme. Un record historique. Une petite histoire qui nous a bloqués dans nos maisons pour des vacances d’hiver imprévues. En 56 la neige dépassait le mètre. Une estimation de gamin. J’aurais dû la mesurer pour pouvoir aujourd’hui donner l’épaisseur exacte de son manteau, mais peu importe sa hauteur, c’était suffisant pour paralyser le quartier et la ville. Alors l’école, à moins d’avoir des chiens de traineau, des luges ou des raquettes, il était impossible de nous y rendre.

 

Novembre 1955 CE2 école de La Souys

classe de monsieur Clérembeau

Berger, Lopez, Busquets, Gros, X, X, Del Cerro, 

X, Passerieu, Charles, X, Tauzin, Roussari, Lassansa, X, Fernandez,

Puygrenier, Guillou, Dautan, Carette, X, Rey, Caboblanco, Saez,

Peres, Delpuech, Villena, Boyer, Dupeyron, Simounet, Del Cero, Rolland

 


16 novembre 2017

Les capsules

 

capsules sépia 05

 

sortie d'usine B & B sépia 02

Plusieurs générations d’ouvrières et d'ouvriers de Floirac de Cenon et d’ailleurs on fait tourner « Les Capsules » depuis sa création en 1801 jusqu’à sa fermeture en 1985. Un vivier d’emploi dans un quartier populaire dont la vocation n’était pas industrielle. 

 

 

 img543

Construite en 1801, par l'anglais Betts, dans le bas Cenon-Floirac, cette usine de ferblanterie produisait des capsules métalliques et des tuyaux d’eau et de gaz. A partir de 1850, l'usine s'est étendue avec la construction de plusieurs ateliers dont ceux de fonte et de laminage (1892). Des machines à vapeur activaient le fonctionnement des laminoirs et des tours où 1500 kg de plomb étaient coulés journellement.

En 1930, la société prend de l'ampleur sous l'appellation Betts et Blanchard. Elle continuera son expansion au cours des ans, s’aggradissant par étapes (1961 et 1967) avant d’être rachetée en 1976 par la Sté Cébal, filiale du groupe Péchiney, pour l’usinage de capsules en aluminium et de tubes pour dentifrice. De nouveaux ateliers sont construits. L' activité perdure jusqu' en 1985.  Le site désaffecté s’est reconveri en 1986 accueillant de nombreuses entreprises aux activités diversifiées.

 

 

 

 

 

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13 novembre 2017

ce1 1954/55 la souys

 

 

ce1 la souys, novembre 1953 sépia

Changement de classe d’école et de trajet. Nous faisions quatre fois par jour les 1,7 km qui nous séparaient de la Souys. La plupart d’entre nous avaient les Mères à la maison et il était impensable de déjeuner à la cantine. Avec les copains du quartier nous partagions en équipe cette odyssée d’une demi-heure minimum, avec un raccourci à la belle saison. On pouvait alors couper par le pré du bout (ou Molinero) inondé 7 mois sur douze. Avec l’entrainement que nous avons subi lorsque nous étions gamins, vous comprenez mieux pourquoi les trois kilomètres de marche (je ne peux plus courir à cause de mes lombaires) que je m’oblige quotidiennement, sont de la gnognote.

 

Novembre 1954 CE1 école de La Souys

classe de madame Delmas

Busquets, Manchado, Roussari, Fernandez, Théas, x, Lassansa, Del Cerro, Del Cerro

X, Barbe, x, Lozano, Tauzin, x, Boyer(René) x, x,

X, Charles, Peres, Poirier, Delpuech, x, Gros, x,

Carette, X, Castel (Albert) Saez, X, Rolland, Dupeyron, Passérieu

 

 

  

montage classe lait 1954

 

extrait de Mémoire de jours Tome 1 (1947-1961)

 

Le lait de Mendes France 

   

A part Alain Delpuech (second du classement du premier mois), tous les gamins venus de Marcel Sembat sont complètement largués. Il est vrai que le cours préparatoire nous a préparé à rien. Un rien appris de l’artiste peintre qui effectuait le remplacement du maître titulaire. Mon goût du dessin vient peut-être de lui. Va savoir Edouard ! Edouard ce n’est pas son nom. Son nom je l’ai oublié même si je me souviens parfaitement de sa classe. Une classe où le chant et le coloriage faisaient l’essentiel du programme. Pour la lecture on repassera. C’est ce que nous faisons en fond de classe que certains d’entre nous rejoignent en cours de mois pour cause de vendanges. Des vendanges qui ont besoin de main d’œuvre même si ce sont des petites mains. Ce n’est pas le cas de madame Delmas qui balance des tartes en veux-tu en voilà pour nous faire rattraper des leçons que nous n’avions jamais appris. Heureusement que j’assimile vite. Je ne parle pas des gifles mais de l’enseignement. Un enseignement interrompu quotidiennement par un cérémonial immuable : « la coupure lait ». Le lait de Mendes France. Une petite bouteille à consommer sur place. Une place dans l’estomac qu’il est inutile de faire tant il est vide en milieu d’après-midi. Je glougloute avec délice cette boisson naturellement énergétique imposée par le gouvernement pour pallier aux déficiences et carences alimentaires des enfants de l’après-guerre. 

11 novembre 2017

monument aux morts

 

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Sur cette vieille photo sépiacée du monument aux morts de Floirac, on aperçoit l’école de la Souys telle que ma génération l’a connue. La statue commémorative de la Grande guerre et de celles qui ont suivi, faisait partie du décor. Située à proximité de la porte d’entrée des garçons, on la côtoyait quatre fois par jour, sans pour autant connaître son histoire. A vrai dire son histoire c’était pour nous de l’histoire ancienne, alors pour les générations suivantes, c’est de la préhistoire. Il est bon de rappeler à tous les Floiracais que la commune a payé un lourd tribut à la défense de la nation. Ce monument qui rend hommage à nos soldats, se différencie des ouvrages de la plupart des communes de France par son absence de canons, de poilus, d’obus et de baïonnettes. Aucune agressivité. De la douceur et de la grâce qui nous feraient presque oublier la raison  de cet ouvrage inaugurée le 26 mai 1922 par le préfet Arnaud et le maire de l’époque Monsieur Jean Lassauguette.

 

 

 

 

 

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09 novembre 2017

école Sainte Claire (haut Floirac)1951

 

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Dans les annéees cinquante, il n’y avait pas que " Les enfants de Lébas de Garonne" qui étaient scolarisés, ceux de Léo n’étaient pas isolés du reste du monde, là-haut sur leur colline. Ils avaient leurs propres établissements dont celui de Saint Claire pour les Floiracais. Sur cette photo de 1951 que nous a envoyée Josie, où sa Tante est fléchée en avant dernière position en haut à droite, on peut reconnaître au premier rang, Anne, François, Michou De Zangroniz et leur grande sœur Françoise.

 

Commentaires de Josie sur cette photo de classe« …ma tante s’appelle Mme Claude Lafargue et à côté d’elle, Christiane Ducourt… »

 

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08 novembre 2017

la salle de sports et des spectacles de Sainte Thérèse

complément d'info sur " Monrepos, une salle des sports et des fêtes " publié le 9 octobre 2017 

 

Le Foyer Amitié a été le dernier occupant de la salle des sports et des fêtes du site de Sainte Thérèse de Floirac, succédant aux deux années d’activité des  "Cadets des de La Souys"  de Chouillou  qui ont perpétrés une discipline reine de la ville Floirac. Dans ce Bâtiment, qui n’était pas qu’à vocation sportive, des fêtes et des kermesses étaient organisées, rassemblant les habitants du quartier Jean Jaurès pour des spectacles bon enfant.

     aout 19685 foyer amitié (2) juin 1966 foyer amitié

 

La vie associative du quartier Jean Jaurès n’a pas commencé avec l’acquisition de l’ancienne gare de Camarsac par la commune. Il y a eu un avant Monrepos que les « Enfants de Léo et Lébas de Garonne ont vécu jusqu’aux années soixante. La plupart des anciens (désolé les amis, je ne vois pas d’autre mots) se souviennent de ces imposantes bâtisses qui ont été rasées à la fin des années soixante pour faire de la place à la cité du midi. 

 

ab bé génaud gym 02

 

 

 

montage gym

extrait de "mémoire de jours "  tome 1 (1947-1961)

Avec quelques copains du quartier, nous avons pris l’habitude d'investir une  salle de gymnastique désaffectée pour nous affronter sportivement. Il est vrai que ce vieux bâtiment omnisports implanté sur le domaine paroissial de la chapelle Sainte Thérèse, conserve dans l’immensité de sa salle principale, des agrès et des accessoires d’une époque aussi glorieuse que révolue. C’est un trésor incommensurable pour ceux qui comme mon frère Patrick et moi-même fantasmons aux exploits et prouesses sportives des aînés. Nous sommes donc toute une bande à profiter non sans risque des vieux tapis de sol, des barres fixes rouillées, des chevaux sans arçons où des anneaux inaccessibles de hauteur. Le risque nous ne le prenons pas qu’à l’intérieur. C’est dehors que ça craint le plus, car l’accès à la salle se fait par un vasistas mal fermé et haut placé qui nous oblige à escalader dangereusement le mur avant de pouvoir nous glisser dans son entrebâillement. Pour nous tous c’est notre premier challenge. Un challenge que nous prolongeons dans des affrontements de lutte ou de catch pour affirmer les suprématies. Il n’y a pas que la gym dans cette salle au matériel aussi hétéroclite que vétuste. Quelques peintures murales aux couleurs délavées sont là pour nous le rappeler en illustrant d’un trait naïf quelques activités sportives pratiquées par les anciens du quartier. Pour nous c’est du passé. Nous profitons des lieux sans nous poser de question. Nous vivons le moment présent. Un présent de compétions et de jeux qui nous accapare au point de nous faire oublier l’illégalité de nos intrusions quasiment quotidiennes en cette fin de grandes vacances scolaires. Le mauvais temps s’y prête. Voir même un sale temps que nous allons passer quand la grande porte d’accès au gymnase s’ouvre brutalement sur L’abbé Génaud. Un coup de froid mais pas un coup de gueule. L’abbé Génaud qui est un homme de sport comprend notre démarche à défaut de l’approuver. On s’attendait à un sermon où une punition et nous avons droit à une proposition surprenante. L’abbé Génaud n’ignorait rien de nos activités. Il nous a laissé faire pour voir. Il a vu. Maintenant il reprend la main. Une main ferme puisque nous savons tous qu’il a été boxeur. Un boxeur qui néanmoins cache un gros cœur puisqu’il nous offre de rouvrir la salle de Gym pour faire renaître de ces cendres le glorieux club « des Cadets de la Souys ».

 

 

 Pour en savoir sur mémoire de jours cliquer sur:

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/memoire_de_jours/index.html

 

06 novembre 2017

1960/61 classe de 4°collège Louis Pasteur (école de La Souys)

 

4 eme novembre 1960 (2)

Sur cette photo de novembre 1960 que m’a confiée mon ami de toujours, Alain Delpuech, deux classes de 4éme se mélangent pour poser pour la postérité. Deux classes qui n’en formaient qu’une lors des grandioses cours communs, dont celui de Morale, que nous dispensait pour sa dernière année d’activité Monsieur Rousset, l’emblématique directeur de l’école de « La Souys ». L’année suivante, Monsieur Dibos prenait le relais pour diriger cette institution qui débordait du cadre Floiracais. A cette époque le collège d’enseignement général grouillait d’enfants de « Léo et Lébas de Garonne » et d’ailleurs. Cenon, La Bastide, Bordeaux (un élève domicilié à la cité lumineuse de Bacalan prenait deux bus, le 1 et le 6, pour venir en classe) Cambes, Boulliac et autres communes de l’entre deux mers envoyaient leurs ressortissants sur les bancs de notre école communale qui devenait régionale, voir même internationale au vu de la carrière de certains de ses élèves.

  

novembre 1960 4eme regroupée

x, Garde, Charles, Dupeyron, x, x, x, Simounet, x, x, Lassansa, Vigouroux, x, Cantaloube, x,

x, Petitcolin, x, Georget, x, x, Arthus, x, Ralite, Esquerre, Besse, Busquets, x, Desclaux, x,

x, x, Berger, x, Alessandrain, x, x, Villéna, Axel Carreau

Watine, Casse, Delpuech, Gros

 

J'ai pu identifier avec certitude mes amis d'enfance mais je doute pour l'ortographe de certains et des noms de quelques autres. Je lance un appel à tous, (et pourquoi pas à toutes ?) pour compléter et corriger ce grand cru qui m'a profondément marqué. 

  

1960 calendrier montage 

extrait de Mémoire de jours Tome 1 (1947-1961)

 

La rupture

Je change de classe sans problème. Je passe de la cinquième à la quatrième comme c’est prévu dans mon cursus relativement bon. Les classes se forment après l’appel du directeur qui égrène les affectations des uns et des autres. Nous sommes toute une bande du même quartier à cohabiter dans la même classe depuis la maternelle. Il n’y a aucune raison que ça change. Et pourtant ça change. Alain berger, René Boyer, Guy Busquets et Guy Casse sont séparés arbitrairement de leurs copains d’enfance pour venir renforcer et équilibrer une nouvelle classe formée avec des élèves venus du certificat d’études ou d’ailleurs. Ce sont des grands de quinze ans et plus qui ne sont pas passés par la cinquième et la sixième et à qui on donne une chance d’intégrer le collège. C’est nouveau. Une nouveauté qui fait des dégâts irrémédiables au sein d’un groupe d’amis aussi surpris qu’abasourdis. Comment s’est opérée la sélection ? Certains pensent que c’est notre physique qui a prévalu. Nous sommes les plus grands en taille et ne dépareillons pas de l’ensemble des élèves de la 4°B. Cet avantage ou désavantage nous fond dans la masse de ces grands de quinze à dix-sept ans. A bien regarder et avec le recul des années je me demande si le choix ne s’est pas fait alphabétiquement. Berger, Boyer Busquets, Casse se suivent depuis toujours dans la liste d’appel. C’est un critère aussi plausible que la toise. Peu importe la méthode du choix, ça ne change rien. Je dois m’adapter à une nouvelle donne. Une mauvaise donne quoi qu’il en soit. Même si la classe est plus faible le jeu ne vaut plus la chandelle. Je suis cassé moralement. Brisé. Déchiré. Une rupture douloureuse qui chamboule mes habitudes et influe fortement sur mon avenir scolaire et professionnel.

 

 

 pour en savoir plus sur "mémoire de jours"  http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/memoire_de_jours/index.html

 

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04 novembre 2017

CM Floirac saison 1975/76 équipe minimes 2

cmf minimes 2

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01 novembre 2017

école de la souys CE1 1956

ecole louis pasteur 1956 ce1

 

Dans le désordre, on reconnait Dordigues, Fan (Garcia), Merchan, Paqui (Busquets), Michou (Figuérez), Galleman, Vegua, Biga (Escobar), Hamelin, Masbatin, Donadieu, Chevilleau... 
C'était la classe de Mme Dumont en 1956 au Ce1 de la Souys.

En 2010 Madame Simone DUMONT (ROINAT) écrivait sur le net à propos de cette classe  « où sont partis tous mes anciens élèves: Christian Garcia, Bernard Daumas, Alain Guindeuil, patrick Busquets, claude Merchan... et les autres? »  

 

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30 octobre 2017

l'étang

                  

 

étang montage pecheur

 

les enfants de neptune plongeon des enfants de neptune

Il n’y a pas que " les enfants de Léo et Lébas de Garonne " qui ont marqué la commune, ceux de Neptune les ont précédés dans les eaux plus ou moins propres du plan d’eau baptisé " étang ". On n’était pas très regardants à cette époque, où l’essentiel, c’était de plonger, nager et s’amuser. Un jeu dangereux pour les générations suivantes, dont la mienne, qui ont subies l’interdiction de barboter dans ces eaux réservées aux pécheurs.

 

étang de floirac sépia neptune

 les Floiracais y ont apris à nager à une époque où la baignade était autorisée.

L’étang de Floirac est la conséquence de l’extraction de l’argile à briques de l’ancienne usine des tuileries. Les cavités et les excavations abandonnées à la nature se sont remplies d’eau pour former  le site d’entraînement  du club nautique des « Enfants de Neptune » avant de céder la place aux pêcheurs du Roseau Floiracais.

  

montage étang 3 (2)

extrait de Mémoire de jours Tome 1 (1947-1961)

Les grandes vacances se traînent d’une langueur de fin d’été annonciatrice d’une proche rentrée. Nous avons beau essayer de l’oublier elle n’en est pas moins présente. Présente et pesante. Aussi pesante que la chaleur orageuse qui nous accable d’une torpeur adolescente. Une adolescence qui porte au glandage. C’est ce que nous faisons. Nous glandons autour de l’étang où nous sommes venus en vélos et en bande. Une bande de cinq copains d’enfance ou d’école. Au choix. C’est du pareil au Même. Un même quartier. Un même âge. Une même occupation : « Tuer le temps jusqu’à la rentrée scolaire ». Une rentrée pour une année charnière à l’issue de laquelle bon nombre d’entre nous quittera l’école pour un apprentissage professionnel. Nous n’y sommes pas encore. Pour l’instant nous savourons le plaisir de ne rien faire si ce n’est d’observer un groupe de grands du quartier Richelieu qui s’affaire à récupérer un ballon de foot flottant dans un immense trou d’eau protégé d’interdictions. C’est la réserve de pêche du roseau Floiracais, une annexe de l’étang  principal où se reconstituent les fritures en devenir. L’endroit est sauvage et marécageux. Des flaques et des trous surprennent ceux qui ne connaissent pas les lieux. Nous sommes d’ici, nous savons où nous mettons les pieds. Les pieds et les vélos. Les vélos et les culs. Nous sommes tous les cinq assis par terre aux premières loges d’un spectacle qui s’annonce comique. Tombera ? Tombera pas ? R… un  junior du SAB s’embarque sur un radeau confectionné de bric et de brocs. Un travail titanesque dont nous avons suivi l’évolution. Après de multiples tentatives de pêche au lancé ou à l’attrapé, les grands se sont résolus à construire une embarcation de fortune pour récupérer un ballon de cuir dont beaucoup aujourd’hui ne peuvent pas imaginer la valeur. Un vrai cuir était aussi rare et précieux qu’une Porsche pour un adolescent actuel. Peu importe la valeur de l’objet, l’intérêt est ailleurs. Il est d’ailleurs sadique. Nous n’attendons qu’une chose, c’est qu’il se foute à la baille... 

pour lire l'intégralité du texte

cliquer sur: 

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2017/03/20/35800360.html

 

Je n'ai pas eu un trou de mémoire à propos de R.... J'ai volontairement flouté le nom de cet ancien footballeur qui se reconnaitra peut-être. Mes amis de l’époque, s’ils n’ont pas Alzheimer, n’auront aucun mal à l’identifier.

 

 

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