les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

15 février 2019

école maternelle de la cité Martin Videau

 

Je pensais avoir une mémoire d’éléphant, mais Brigitte Cuenca (Tiffon) à une mémoire de troupeau d’éléphant. Elle se rappelle l’école maternelle derrière la rue cité Martin Videau (Bordeaux-Bastide) qu’elle fréquentait avant son déménagement pour la rue de la paix à Floirac en 1956 avec sa sœur Anna son frère Tony et ses parents bien entendu. Je ne dévoilerai pas son âge par galanterie, mais faites un calcul rapide et approximatif (c’est un jeu ou on ne gagne rien) pour situer l’année et vous verrez qu’elle était péquègne à l’époque où ont été prises les deux photos de classes où on la voit avec ses son grand frère et sa grande sœur. C’était un avantage certain que d’être avec eux dans la même école et de se frotter aux mêmes problèmes de calcul et de grammaire. En jouant dans la cour des grands on apprend plus vite. 

ecole martenelle Martin Videau 03

Première année de maternelle de Brigitte à l’âge de deux ans au milieu de la seconde rangée avec un ruban dans les cheveux. Dans la rangée du haut, en partant de la gauche Tony (5) et Anna (6) sont côte à côte. Pour les autres élèves, je lance en appel tout azimut et tous médias pour une identification.

 

photo classe brigitte

Les inséparables Anna et Brigitte en bas à gauche avec leur grand frère Tony debout derrière Brigitte.

 

 

Commentaires de Brigitte :  

« … ces photos où nous étions si jeunes tous les trois, viennent de l'école maternelle où j'ai fait mes classes de deux ans à cinq ans lorsque nous habitions entre la voix de chemin de fer et la Garonne, inondés tous les ans par les débordements de celle-ci.

 La rue s’appelait « Cité martin Videau » et l’école était juste derrière cette rue mais je ne saurais pas en dire le nom, ma mémoire ne remonte pas à si loin. En tous les cas, je sais que lorsque je suis sortie de là à l’âge de cinq ans, je savais lire et compter, mais c’était BORDEAUX »

 

 

 

foot tony napo vidoretta

C’est une des rares photos de Tony adolescent qui pose accroupi avec ses lunettes entre Serge Vidoretta et Claude Napolitano. Quelle année me direz-vous ? Je peux répondre par une saison footbalistique mais par une année précise. Je n’utilise pas le carbone 14 mais ma mémoire 1947 pour recouper des dates et des souvenirs. Au vu de leur morphologie, ce sont des cadets (17 et 18 ans). Pas besoin d’être mathématicien pour rajouter des années aux natifs de 1948 et 1949 qui composent cette équipe du SAB Floirac (le maillot confirme le club). Je peux donc affirmer à 80 % que c’est la saison 1965/66.

 

 

 

 

 


06 février 2019

Guy Gouttes

 

1952 Gouttes Guy sépia 1er au concours national du jeunefooballeur

Guy Gouttes est né à Floirac, ville ouvrière de la  de la rive droite Bordelaise où le ballon rond était roi. Comme tous les gamins de sa génération (de celles d’avant et d’après également) le foot de rue (mais aussi de jardin, de patio, de pré et de cour de récréation)initiait les petits Floiracais aux dribbles  courts et aux passes échangées dans un mouchoir de poche  et aux shoots dans les murs. Les Floiracais ont grandi avec cette culture du beau jeu, récompensée par des réussites collectives et individuelles. En 1952 Guy Gouttes remporte à Colombes le concours du jeune footballeur qui lui ouvre les portes de grands clubs et notamment le plus prestigieux d’entre eux, le Stade Rémois. Les nouvelles générations ne peuvent s’imaginer l’aura de cette équipe doublement finaliste de la coupe d’Europe des clubs face à l’indéboulonnable Réal de Madrid. Comme pour la plupart des footballeurs Floiracais, les carrières qui s’en suivirent dans le sport et ailleurs doivent énormément à Monsieur Robert Matignon l’emblématique président du SAB Floirac. Un grand Monsieur dont je rends hommage au nom de tous ceux qui l’ont croisé ou côtoyé. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guy Gouttes qui est né le 5 juin 1937, mesurait 1,75 m pour un poids de 70 kilos. Un athlète pour cette époque où la taille moyenne des footeux était loin des canons d'aujourd'hui. Ce demi gauche (milieu défensif) n'avait pas que le physique, c’était un technicien hors pair lauréat en 1954 du concours très prisé du meilleur jeune footballeur. 

1954 Guy Gouttes pur Floiracais au Stade de Reims 01

    stagiaire professionnel au stade Reims en 1954

 

Repéré par les responsables du Stade Rémois Guy Gouttes s’est vu offrir une prime de 3000 francs et un salaire de 800 francs mensuel comme stagiaire professionnel. Une somme conséquente pour l’époque. A 17 ans il rejoint l’équipe réserve et occasionnellement celles des stars avec qui il joue quelques matchs  et part avec eux dans la tournée asiatique où les remplaçants gagnent du temps de jeu pour faire souffler les titulaires. Rappelons pour la petite histoire, qu’il n’y avait pas de remplacement en cours de partie même en cas de blessure grave.  Le onze de départ des grandes équipes était immuable, et l’intégration des jeunes trés difficille.

1954 Stade de Reims sépia Penverne, Rodzik, Colonna, Gouttes,Leblond, Siatka, En bas Lamartine, Bliard, Fontaine, Piantoni, Vincent (1)

  La mythique équipe  Rémoise des années cinquante, sans Kopa qui avait rejoint le Réal de Madrid.

debout: Penverne Rodzik, Colonna, Gouttes, Leblond, Siatka

accroupis:   Lamartine, Biliard, Fontaine, Piantoni, Vincent.

 

Guy Gouttes comme tous les vingt-ans de l’époque n’a pas échappé à l’appel sous les drapeaux qu’il a effectué en Algérie. Trente mois de guerre qui ne disait pas son nom mais qui brisait les vies et les carrières. Retour difficile à la vie civile. Le stade de Reims ne renouvèle pas son contrat. Guy Gouttes rejoint le Havre AC ou il joue une année comme défenseur. La carrière pro étant trop aléatoire, Guy Gouttes décide à 25 ans de rester amateur. Un choix muri et réfléchi. Une réflexion qui lui fait répondre favorablement à une proposition de formation professionnelle associée à son activité d'entraîneur dans un petit club du Maine-et-Loire qu’il quitte après un bref passage pour rejoindre la Loire atlantique. Entraîneur-joueur à La Baule, et gérant d’un magasin de sport à Saint-Nazaire, il se fixe définitivement dans cette région.

 

 

 

 

de Maupéu à Reims texte

POUR EN SAVOIR PLUS

Voir l'article 28 Janvier "de Maupéou au Stade Rémois" 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/01/28/36910016.html

 

 

01 février 2019

école des garçons de La Souys classe du certificat d'études 1956/1957

 

 

cep classe Bardineau 1956 1957

Je lance un appel à identification des élèves de Monsieur Bardineau qui était l’instit tout puissant des grands du certificat d’études de l’école de la Souys à Floirac. Cette classe de l’année scolaire 1956/57 préparait au sésame de l’époque, l’indispensable diplôme du certificat de fin d’études primaire qui ouvrait les portes de la vie professionnelle avec un accès direct au monde ouvrier ou un passage par l’apprentissage classique (3ans) auprès de l’artisan du coin ou des grandes entreprises (Port Autonome, A.I.A, SAFT, etc…) qui possédaient souvent leurs propres écoles d’apprentissage.  

 

 

 

28 janvier 2019

De Maupèou au stade Rémois.

 

La jeunesse d’après-guerre qui disputait des matchs sur le terrain de foot de Maupeou (le mot terrain est plus approprié que pelouse) ignorait alors, que le service militaire obligatoire à l’époque, allait sacrifier et perturber de nombreuses vies et carrières. C’est le cas de Guy Gouttes qui après un départ tonitruant dans le monde footballistique a eu sa carrière stoppée pour cause d’Algérie. Quand je parle d’Algérie ce n’est pour le tourisme, mais pour une guerre qui cachait son nom. Après trente-mois sous les drapeaux le stade de Reims où il était un stagiaire professionnel prometteur ne renouvela pas  son contrat.  

sépia 1949 X,Guy Goute, Martin, X, Rodriguez,En bas- X,Glenat, X, Borderon, X, X,

  Année 1949 les jeunes footbaleurs de Maupeou.  

debout:  X, Guy Goute, Martin, X,Rodriguez

accroupis: X, Glénat,Borderon, X,X

 

 

Voyages Voyages. Avant l'Algérie c'est L'Indonésie qui voit passer notre jeune Floiracais. À une époque où le football n’est pas encore un produit télévisé, les grandes équipes se font connaître en voyageant. En 1956 le Stade de Reims, ambassadeur du football français, se déplace en Indonésie pour une une tournée de trois semaines quelques jours seulement aprés la première finale de Coupe des clubs champions européens perdue face au Real Madrid (4-3), le Stade de Reims s’envole pour une tournée estivale où les tagiaires ptofessionnels renforcent l'équipe première pour les nombreux matchs à jouer. 

stade rémois 1956 sépia

L’équipe rémoise de la tournée, le 23 juin 1956. De g. à dr., debout : Ukrainczyk, Schollhammer, Zimny, Davanne, Jacquet, Cicci, Gouttes, Sinibaldi; accroupis : Jonquet, Templin, Hidalgo, Kopa, Flamion, Maouche, Batteux. Manque sur cette photo Glovacki, Penverne et Perchat. 

 

 

un prochain un article consacré à Guy Gouttes qui est né à floirac le 5 Juin 1937 reviendra sur sa carrière sportive. 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/02/06/36842991.html

 

 

 

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24 janvier 2019

école Marcel Sembat Kermesse

  

J'ai eu un retour de flamme à propos d’une photo publiée dans ce blog où j’avais identifié, Patrick Hernandez, Dany Castaing, Josette Passet, Jules Pascual, Angélina Garcia et Evelyne Donadieu.

Je n'avais pas reconnu Chantal (Jacquemin) Busquets ma belle-sœur et Brigitte (Cuenca) Tiffon amie de toujours. Ne m'en voulez pas les filles.  C'est déjà difficile d'identifier des enfants de cinq ans sur une photo vieille de soixante-sept ans, alors déguisés n'en parlons pas. 

J’ai lancé un appel et certains d’entre vous ont complété partiellement le générique de ce casting historique de fruits et légumes. Il manque encore des noms. Faites passer l'info à ceux qui ont encore la mémoire de Floirac et de la rive droite en bon état de marche.    

kermesse Marcel Sembat 1957

 

 

Dernier rang en haut
2 Bénitez, 4 Marilys Soriano, 6 Buret, 8 Maurial, 9 Jules Pascual, 10 Lamy
2eme rang milieu :
1 Angèle Garcia, 2 evelyne Donadieu, 3 chantal jaquemin (Busquets), 4 Dany Castaing
Premier rang en bas:
4 Brigitte Cuenca (Tiffon), 5 Luis Aguilar(Ramos), 6 et 7 Lageais frères, 8 José Durand, 9 Josette Passet 
depout avec les panneaux réclame
à gauche Péverau à droite Patrick Hernandez
  
*Ce n'est pas la cérmonie des césars mais j'ajoute un merci à mon petit frère Raymond qui n'est pas sur la photo et qui a néanmoins identifié une grande partie des copains et copines de sa génération.


17 janvier 2019

le train de camarsac

 

La ligne F du tramway suburbain, longue de 16 km, ralliait Floirac-Cenon à la commune de Carmarsac. Mise en service en janvier 1900 elle cessa son activité en 1949. Les locomotives à vapeur qui faisaient la navette ne dépassaient pas les 20 km/h. Il fallait 1h04 pour parcourir les 16 km d’un  trajet où il n’y avait pas d'arrêts obligatoires. Les voyageurs devaient avertir le conducteur en levant les bras en l'air pour obtenir l'arrêt du train autant pour y monter que pour en descendre. 

Le train de camarsac sepia

La gare de camarsac comme on l’appelait à cette époque, avait été édifiée sur la parcelle du lieu-dit Cardinal" (actuel square de Monrepos) qui appartenait avant son expropriation à Monsieur Balguerie, futur maire de Bordeaux. Située au milieu du cours Gambetta, coté Floirac, elle accueillait marchandises et voyageurs. Dernier arrêt avant  la gare de la Benauge et le terminus de ligne de tramway qui se trouvaient de l’autre côté de la barrière de chemin fer qui séparait La bastide de Cenon-Floirac. Un abri de voyageurs provisoire avait été aménagé au rez-de-chaussée de l’immeuble du 1 du Cours Gambetta. 

passage à niveau benauge

C'était le dernier arrêt avant la gare de la Benauge et le terminus de ligne de tramway qui se trouvaient de l’autre côté de la barrière de chemin fer qui séparait La bastide de Cenon-Floirac. Un abri de voyageurs provisoire avait été aménagé au rez-de-chaussée de l’immeuble du 1 du Cours Gambetta. 

 

COURS GAMBETTA SQUARE MONREPOS 

publié dans le rubrique "Floirac je me souviens" du 8 juillet 2017

gare de camarsac 0101

A ma droite Floirac, à ma gauche Cenon. Ce n'est pas une annonce de speaker de ring. Il n'y a jamais eu de combat, un peu de rivalité parfois. Une rivalité bon enfant qui n'allait jamais jusqu'à la castagne. Nous fréquentions les mêmes écoles, les mêmes terrains de jeux, les mêmes commerçants et pour certains le même curé. Le cours Gambetta de Cenon-Floirac, que l'on peut voir sur cette carte postale du début du siècle dernier, n'était pas une frontière entre les deux communes, mais bel et bien un lieu de rencontre, d'échanges et d'union entre les habitants des deux quartiers. Pour situer l'endroit où a été pris ce cliché, on peut s'appuyer sur "Les capsules" (Les établissements Betts et Blanchard) dont on voit l'imposant bâtiment juste aprés le détournement des rails vers la gare de marchandises qui a été recyclée, après l'arrêt de la ligne, en gymnase sportif où avec mes frères et mes amis boxeurs nous avons souffert et transpiré sous la houlette de Joachim Fernandez l'emblématique entraîneur du C. O. Floiracais.

gymnase gambetta boxe 1963 1964 sépia et tittre

  

 

Pour en savoir plus sur cet article publié le 8 juillet 2017 cliquez sur :

http://memoirequartier.canalblog.com/…/…/07/08/35444838.html

 

 

 

 

 

 

 

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07 janvier 2019

classe Marcel Sembat 1956 1957

 

  

CCI28092018_0001 (1)

La plupart de ces élèves de la petite école Marcel Sembat sont nés au milieu XX° siècle. 1950 était une année charnière. Une cassure entre deux époques. Un passage obligé entre l'école voulue par Jules Ferry et celle plus ou moins acceptée d'aujourd'hui. La grande école (Jean Jaurès) qu’ils allaient fréquenter par la suite avait encore les stigmates de l’enseignement archaïque mais efficace du siècle précèdent.

voir l’article du 14/06/2018 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2018/06/04/36173228.html 

 

 

Revenons à cette petite école du bout de la rue Marcel Sembat où les femmes de services n’avaient qu’à traverser la rue ou pousser un portillon pour aller au boulot. Ce n’était d’ailleurs pas du boulot mais du maternalisme. Cuisine, surveillance, réparation de petits bobos, voire même torchage de cul pour certains. Nous les connaissions toutes et elles connaissaient nos sœurs, nos frères et nos parents. Un grand coup de chapeau, de casquette, de béret ou de passe montagne à ces dames qui se sont substituées à nos mères le temps d’une récréation.

Pour en savoir plus cliquer sur :

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2018/01/19/36033918.html

 

La photo ci-dessus du cours préparatoire de l'école Marcel Sembat 1956-1957 nous a été envoyée par Michel Vigneaux (le 5éme du premier rang) pour l’ajouter à  la série de photos de classes de cette mythique petite école. Il a identifié pas mal d’élèves qui ont été confirmés et complétés par quelques abonnés de cette génération fidèles lecteurs de ce blog.

 

Bonjour,

Voici une  photo de classe qui pourra compléter la série, il s'agit du cours préparatoire de l'école Marcel Sembat en 1956-1957. J'y reconnais, sous réserve (et sous double réserve concernant l'orthographe des noms ) :

- au troisième rang, de gauche à droite, Zuluetta (1), Coco Morial, Beaudoin (3), Durou (4), Velkovic (5), Daumas?? (6) José louis Aguilar Ramos (néné) (7), Bernos (8), Jean-Claude Galan (9)

-au deuxième rang, Michel Paule (1), Julio Pascual, dit Julito (2), Simonet (4), Horne (5) Guiton (6)

-au premier rang, Denis Pando (1), Cobet(2) Lacoste (3), Michel Vigneau, (5), Vallejo (6). Baptiste??? (6) Joachim ??? (7) Guiton (9)

Très cordialement,

Michel Vignau

 

 

01 janvier 2019

Alcazar

 

 

guirlandes doublesSans titre (2)

 

Bonne et Heureuse

Année 2019 

Alcarar 01 bis

Quoi de plus symbolique, pour représenter la fête sur la rive droite que  cet immeuble au nom changeant, qui après un périple de pus d’un siècle, retrouve son nom d’origine. Qu’il se soit appelé l’Alcazar, l’Eden, le Trou, le Saint Claude ou Le Rétro, il a toujours par son  emplacement privilégié (13 place stalingrad) fédéré les habitants des deux rives. 

 

alcazar ouvrard photos affiches 032

Construit en 1861 et restauré en 1892, l’Alcazar, le plus ancien café-concert Bordelais présentait des spectacles comiques qui ont eu un retentissement national. Eloi Ouvrard, interprète, compositeur, parolier et inventeur du genre comique troupier s’y produisait régulièrement avec son épouse jusqu'aux années mille neuf cent dix. 

 

Dans les années mille neuf cent cinquante-soixante, l’immeuble hébergeait le dancing l’Eden et le cinéma du même nom qui à l'occasion, se transformait en enceinte sportive où se déroulaient les drames et les espoirs des championnats de boxes régionaux. A la fin des années cinquante (et peut être même avant) le cinéma l’Eden, ouvrait sa salle le jeudi après-midi pour offrir une séance à petit prix aux enfants du quartier et d’ailleurs. A cette époque, ma passion du cinéma ma poussait avec mon frère à faire à pied les quelques kilomètres qui nous séparaient de chez nous.

le retro 3 sépia (2)

Il n’a pas eu que la fête dans cet immeuble. Un garage et une station-service ont occupé partiellement les lieux jusqu’à leur acquisition par Le Rétro, confiné au sous-sol depuis 1978 (année de sa création) et qui voyait plus grand. Le début des années quatre-vingt vit naitre un complexe festif où les étages séparaient musicalement les gambilleurs de papa et la jeunesse disco mais qui  les réunissaient souvent gastronomiquement autour de la table du restaurant du Mambo.

 

 

 

 

 

 

 

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21 décembre 2018

Heni Sauguet à Floirac

 

henri sauguet montage 2 (2)

Pour clôturer cette année du centenaire de l’armistice (1918/2018) je reviens sur une des conséquences de la mobilisation des hommes et notamment à ces opportunités offertes aux femmes qui géraient le quotidien et aux garçons qui n’étaient pas en âge de combattre. C’est le cas d’Henri Sauguet qui n'avait que quinze-ans lorsqu'il remplaça l’organiste de Saint Vincent de Floirac appelé à combattre. Il assuma cet intérim de 1916 à 1922 avec un brio et une maitrise qui laissaient entrevoir une grande carrière musicale.

 

Voir la totalité de l'article sur Henri Sauguet publié le 11 novembre 2017 dans ce blog ou cliquer sur:

   http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/09/11/35626517.html

 

 

 

mausolée 14 18 saint vincent

Comme la plupart des communes françaises, Floirac a payé un lourd tribut à cette guerre que l’on pensait à tort être la dernière. Des hommes de tous les âges et de tous les milieux sociaux professionnels avaient été mobilisés. Certains ne sont pas revenus. Des morts qui ne sont pas uniquement des noms gravés sur une plaque commémorative. Des familles brisées. Une génération traumatisée. Des plaies et des séquelles qui vont marquer le siècle et les communes qui honorent leurs morts à travers des monuments plus ou moins grandioses. Celui de Floirac est particulièrement original, mais avant son inauguration en 1922 une plaque commémorative avait été posée dans l’église Saint Vincent, en hommage aux morts de la paroisse. On peut la voir sur la photo ci dessus telle qu'elle était positionnée avant la restauration de l'église initiée par le Cardinal Donnet archevêque de Bordeaux dans les années soixante. 

Les grandes orgues de Sain Vincen Floirac

Une autre conséquence de ce lifting, nous renvoie au début de cet article et notamment à l'orgue, signé Wenner, que l’on avait déplacé de manière à le préserver des infiltrations d'eau qui avaient déjà fait d'énormes dégâts difficilement réparables.

 

 

Pour en savoir plus sur le monument aux morts, rendez vous sur l'aticle du 11/11/2017 de ce blog ou cliquer sur le lien ci desous pour un accés direct. 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/11/11/35818497.html

 

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12 décembre 2018

Miglietta

 

  

 

Damien Miglietta plongeur démineur sépia 02 légendé

 

Damien Miglietta marin plongeur démineur sépia 03 légendée

La base sous-marine de Bordeaux qui a été construite en grande partie par des Espagnols, était occupée par les marins italiens jusqu’à la libération de Bordeaux. Entre 1940 et 1943 le contingent italien fluctuait entre 600 et 800 personnes. Un contingent de marins, de plongeurs, d’ouvriers, d’administrateurs, d’employés de bureau, de cuisiniers, de mécaniciens d’électriciens et autres corps de métier pas forcément combattants. Beaucoup d’entre eux sont restés dans le bordelais où ils avaient trouvé l’amour. Le charme Latin des habitants de la "botte" n’est pas une légende. Demandez à toutes celles qui les ont épousés et les ont fixés dans notre à terroir. C’est à Floirac dans le quartier Jean Jaurès, que Damien  Miglietta que l’on peut voir sur ces deux photos et son frère Mario ont posé leurs paquetages pour une nouvelle existence. Ces deux habitants de notre commune ont marqué par leur personnalité et leur gentillesse ce quartier populaire où toutes les nationalités se côtoyaient et se mélangeaient dans une intégration réussie.

 

  

 

Les deux photos ci-dessus représentant Damien Miglietta nous ont été communiquées par son fils Antonio qui est lui aussi, une figure incontournable du quartier Jean Jaurès.