les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

22 janvier 2020

communiants du 12 juin 1958 ou 59 ???

 

img514

Ne me cherchez pas, je ne suis pas sur la photo. Je n’ai pas communié, mais j’ai néanmoins participé à cet événement. J’étais invité par mon ami Alain Delpuech à assister à sa communion, ce qui me permettait, pour la première fois de mon existence, de pénétrer à l’intérieur de la chapelle Sainte Thèrése (l’ancienne). Je n’étais pas un cas isolé. Le quartier était partagé, sans que pour autant, il y ait des clans ou de camps . La seule différence visible entre les garçons en âge de catéchisme et les non pratiquants (je ne dis pas non croyants)  c’est que le jeudi à l’heure du catoche ils n’étaient pas avec nous au  "pré du bout" à taper dans un ballon de foot tout en surveillant du coin de l’œil les Chevaux de Molinero qui s’ébattaient en totale liberté. Le quartier était ouvrier, mais pas forcément anticlérical. L’église et son curé faisaient partie de notre quotidien. Les jeudis c’étaient les abbés de Bel Cito qui faisaient office de nounous pour des après-midis de balades et de jeux de plein air qui se terminaient immanquablement par des séances de projection de diapos fixe de Tintin et Milou. (Voir extrait mémoire de jours). Les dimanches c’était l’abbé Génaud qui prenait les affaires en mains et pas seulement pour la messe du matin. C’était lui qui gérait les Terrains et les équipements sportifs (mais pas les clubs) avec une poigne de fer qui avait dû lui être utile dans son passé de boxeur. Il n’avait pas besoin de ça pour se faire respecter. C’était une forte personnalité qui à ma connaissance n’a eu aucun problème avec les enfants (et leurs parents) du quartier. Il ne faisait aucune différence entre ceux qui avaient été élevés à coups de faucille et de marteau, baignés dans l’eau bénite ou bercés par des chants qui n’étaient pas trés catholiques. Nous étions tous pareils à ses yeux. 

labbé génaud 02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les deux zoommages ci dessous, j'ai noté quelques noms. Pas tous. J'en ai recconu pas mal qui n'étaient pas Floiracais. Des Cenonnais et des Bastidiens qui faisaient partie de la paroisse. Si vous vous vous reconnaisez ou si vous avez identifié un proche, n'hésitez à le nommer dans la case commentaire. Elle  est faite pour ça.        

communions 01 noms 1958     

communions noms photo 2 bis 1958

 

 

 

 

extrait de Mémoire de jours Tome 1 (1947-1961)

Le jeudi, car c’est le jeudi qu’il n’y a pas classe, la plupart des enfants sont livrés à eux même. Du moins ceux qui ne vont pas au catéchisme, enseignement religieux destiné aux grands de neuf à douze ans qui se préparent à la communion solennelle. Les cours sont donnés dans un local annexe à la chapelle sainte Thérèse pour les garçons et au couvent de Gambetta pour les filles. Je ne sais rien pour les filles mais pour les garçons ce sont les abbés du petit séminaire de Belsito qui dispensent les cours. Ce sont d’ailleurs ces mêmes apprentis curés qui l’après-midi s’occupent des enfants du quartier organisant bénévolement une garderie ludique ou l’on pratique jeux et randonnées sans distinction d’âge et de culture. Une journée généralement bien remplie qui se termine par uneséance de projection d’images fixes en noir et blanc d’aventures de Tintin. C’est cinq francs l’entrée. Une somme symbolique infime pour certaines familles mais énorme pour la plupart d’entre nous. Les curés qui gèrent cette séance ferment les yeux sur la resquille massive des enfants du quartier. Il est vrai qu’ils ne peuvent pas tout faire puisque en plus d’actionner manuellement le projecteur de diapos ils lisent interprètent et commentent à haute voix les bulles et les dessins qui figent sur l’écran un aventureux personnage de bande dessinée qui à l’époque n’a pas encore marché sur la lune et encore moins voyagé au pays des picaros. De ces apprentis curés qui se sont succédés par équipes de deux dans les paroisses de la région pour enseigner la bonne parole et le goût de la marche à pied je n’en retiens qu’un seul : «  l’abbé Mirande ». Ce jeune abbé s’est trimballé sur le dos depuis la Burthe jusqu’à chez nous mon frère Patrick qui avait perdu sa chaussure. Un exploit qui avait bluffé les jeunes du quartier même si à cinq ans mon frère ne pesait pas plus lourd qu’un sac à dos.

 

 Pour en lire plus sur mémoire de jours cliquez sur: 

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/memoire_de_jours/index.html

 

 

 

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20 janvier 2020

les filles de la Souys 1950

 

Fin de la trilogie en noir et blanc de cette génération de filles de l’école de la Souys des années cinquante. Cette photo n’est pas la fin, mais le début d’une scolarité qui se terminait avec l’examen du certificat d’études primaire. Dans les années d’après-guerre, l’objectif de l'école primaire était de préparer au certificat d'études et de faciliter le passage à la vie active. Trente heures de classe par semaine (pas de cours le jeudi) dont quinze étaient consacrées au Français. Les maths n’étaient pas en reste à cette époque où les calculettes étaient de la science-fiction et le calcul mental une nécessité absolue. On apprenait aussi à résoudre les problèmes du quotidien à coups de règles de trois, de fractions, de multiplications et autres opérations que maitrisaient parfaitement les commerçants, les ouvriers, les artisans.

filles La Souys années cinquante sépia

Sur la photo ci-dessus, l’absence d’ardoise ne facilite pas l’identification de l’année (à moins de faire une règle de trois avec les deux autres photos ci dessous) mais je reconnais Arroyo, Garcia, Miramon, et quelques visages qui me confortent da ma datation (à quelques années prés) de la prise de vue. Des visages d’une époque où les rubans dans les cheveux faisaient partie du look des petites filles sages dont certaines ont activement participés aux événements de mai 68.

 

 

montage filles La Souys 1955 1958

 

 

 

 

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16 janvier 2020

statues fontaine place de la République

 

 

statues de la fontaines de la place de la république

 

Jérôme Kobbé, allias Djé Karl, a retrouvé les statues de la Fontaine de la place de la république à Floirac. Il y travaille dessus et compte sur vous pour glaner quelques informations ou anecdotes. Ce passionné d’art et d’histoire du bordelais effectue un remarquable travail que l’on peut consulter sur son site. Chapeau l’artiste. Car c’est lui et lui seul qui met en forme le résultat de ses recherches. Du bel ouvrage, sculpté main et finement ciselé.

https://sites.google.com/view/bordeaux-qqoqccp/themes/fontaines-de-bordeaux/fontaine-republique-floirac

 

 

 

 

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13 janvier 2020

place de la République à Floirac

 

carte postale place de la républiqueLa photo ci-dessus (carte postale Delcampe) ou l’on peut voir un poteau électrique en ciment et les affiches du cinéma Le Studio est plus récente que celle illustrant l’article du  17 ovembre 2017 qui a dû vraisemblablement être prise au début du siècle dernier.

 

Cette fois ce n’est pas le hasard mais qui me fait traverser le quartier de La Souys, mais une consultation de routine (ne vous inquiétez pour moi je vais bien) à la nouvelle clinique du Tondu. J’ai un peu de temps devant moi et j’en profite pour pousser jusque place de république où rien n’a changé depuis deux ans mais où tout a été chamboulé depuis cette photo qui date d’un autre temps qui hélas est le mien. Le temps de ma jeunesse.Entre temps Djé Karl a édité un commentaire dans la page Facebook de « Bordeaux je me souviens » pour me faire savoir qu’il a retrouvé cette fontaine du coté de Carbon Blanc.

 

Djé Karl Moi je sais où est la fontaine 😋😋😋 elle est chez un ami à Carbon Blanc ...

 

A propos de savoir et de connaissance en Fontaines Bordelaises je pense à juste raison qu’il est le plus compétent en la matière comme en témoigne son site*que je vous invite à rejoindre. Si vous aimez la petite histoire des fontaines bordelaises cliquez sur. 

BORDEAUX QQOQCCP - Fontaines de Bordeaux

https://sites.google.com/view/bordeaux-qqoqccp/themes/fontaines-de-bordeaux

 

 

 

à l'époque de la parution de l'article sur la place de la république, mémoire de Floirac et de la rive droite n'existait pas. Vous pouvez néanmoins le retrouver sur mon site personnel Facebook ou sur celui de "Bordeaux je me souviens" mais pour tous ceux qui ne pourront pas y accéder je republie la quasi-totalité de celui-ci ci-dessous.

 

extrait de l'aticle du 17 novembre 2017

 

 

place de la république Floirac sépia

.... c’est plus par curiosité que par simple hasard que j’ai pris la rue Jules Guesde en revenant de Bouliac. Une double curiosité. Après  avoir découvert l’Aréna, que je n’avais pas encore vu (je ne voulais pas mourir idiot) je découvrais le nouveau Floirac. Je ne sais pas si c’est une nouveauté. Encore moins un scoop. Tout  juste un entrefilet dans le blog des anciens. Pas grand-chose ou presque rien. Quand je dis RIEN, c’est RIEN. Je n’ai RIEN reconnu. J’étais paumé dans ma ville. Paumé mais pas perdu. J’étais place de la République cherchant des vestiges des années cinquante. Je ne suis pas archéologue. Je me suis donc contenté de ce qui me restait dans le pimbe pour essayer d’identifier les lieux. J’ai positionné la fontaine sans ses grilles (je ne les avais pas dans ma mémoire) et visualisé le bâtiment, non pas comme on le voit sur la photo ci-dessus qui date du début du siècle dernier, mais comme je l’ai conservé dans mon souvenir. Un souvenir de cinéphile en culotte courte. Il y avait là, un cinéma de quartier : « Le Studio » où exceptionnellement on cocufiait « Ficelle » pour voir le film qu’on ne devait pas rater. C’était rare. C’était épisodique. D’autant plus que ça faisait une sacrée trotte....

 

 

 

 

 

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*Je vous invite également à vous balader dans le site des monuments Bordelais de Jérôme Kobbé (Djé Karl) pour une promenade dans le temps que les amoureux de la ville et de son histoire ne doivent pas manquer.

https://sites.google.com/view/bordeaux-qqoqccp/accueil?authuser=0

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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06 janvier 2020

Stars Floiracaises

 

Dans le prolongement des fêtes de fin de d’année, je reviens sur les spectacles que les comités de quartiers et les écoles Floiracaises organisaient avec les petits pour le plaisir de grands et la fierté des parents. 

stars Floiracaises

Ce n’était pas Star Academy mais plutôt graine de Star. Des pousses de sept à huit ans qui ont grandis depuis et qui se pro-duisaient devant un public conquis d’avance. 

garaines de Stars Floiracaises 01 sépia

 

Danièle T. nous a envoyé cette photo d'une Kermesse des années cinquante où elle boude de ne pas être au-devant de la scène. C’était Myriam qui était la vedette. Elle avait de qui tenir. C’est la nièce de Ben, le célèbre chef d’orchestre du cabaret parisien « Le Lido », que j'ai évoqué dans le précédent article et la fille du footballeur Bakrim a qui j’ai rendu un hommage dans ce blog le 10 juillet 2019.

    

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Ben Bakrim dit Zouber, frère du footballeur Jean-Pierre Bakrim est né en mars 1925 à Floirac, Gironde. Sa prolifique discographie (60 singles 9 albums et 2 compilations) a fait gambiller les anciens. Les plus jeunes peuvent le découvrir sur Deezer ou You tube. Un régal pour tous.

https://www.youtube.com/watch?v=K6d1eRtHpfs

http://www.deezer.com/artist/185971

http://www.encyclopedisque.fr/artiste/461.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02 janvier 2020

de Floirac au lido

 

 Bonne et heureuse année

2020

 

montage BEN 04

De la joie, de la bonne humeur des paillettes, il n’a rien de mieux pour symboliser le passage d’une année à l’autre que le mythique Lido, une institution Parisienne qui nous a tous fait rêver. Mais quel est lien avec Floirac et la rive droite Bordelaise ? La musique bien entendu. La musique de Ben, un enfant du pays, un pur Floiracais à la discographie impressionnante qui a dirigé l’orchestre de ce music-hall ans les années cinquante soixante et où il a rencontré et épousé la danseuse Rosina Margaret Long une ravissante Blue bell girl. 

 

BEN 020

 

Ben Bakrim dit Zouber, frère du footballeur Jean-Pierre Bakrim est né en mars 1925 à Floirac, Gironde. Sa prolifique discographie (60 singles 9 albums et 2 compilations) a fait gambiller les anciens, mais les plus jeunes peuvent le découvrir sur Deezer ou You tube. Un régal pour tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

BEN 015

 

Pour écouter ou découvrir Ben

cliquer sur les liens ci dessous. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=K6d1eRtHpfs

http://www.deezer.com/artist/185971

http://www.encyclopedisque.fr/artiste/461.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 décembre 2019

Joyeux Noël

joyeux noel blog général

C’était comme aujourd’hui. Le sapin illuminait nos yeux d’enfants. La messe avait lieu à minuit. Le père Noel apportait ses cadeaux discrètement. L’incontournable repas familial nous réunissait dans la convivialité et la bonne humeur et même si les jouets étaient techniquement moins sophistiqués, la magie de cette journée leur a fait traverser le temps et leur souvenir est resté intact dans nos mémoires.

 

 

 

 

 

montage noel 2019 sépia

Avant la guerre il y a les archives, après, il y a la mémoire des Enfants de Léo et Lebas de Garonne. Les baby-boomer dont je fais partie, se doivent de raconter ce qu’ils ont connu et vécu même si pour certains c'est de la préhistoire. Dans les années cinquante (avant je ne me souviens pas) le comité des fêtes du quartier organisait un arbre de Noël, dans une salle de l’avenue Jean Jaurès, située derrière le bar de chez Gorce. Après avoir dégusté le traditionnel chocolat chaud, on savourait le film en noir et blanc que l’on projetait sur un grand écran improvisé. Généralement un vieux classique du cinéma qu’on découvrait avec un plaisir enfantin avant la distribution des cadeaux et de sucreries par un père Noël que j’avais identifié par son épaisse moustache blanche et réelle qui tranchait avec sa barbe cotonneuse et factice. C’était la moustache de Monsieur Richard, le garde champêtre de la commune qui habitait dans la rue et dont on craignait le passage. Nous étions gamins et on ne se posait pas la question de savoir s’il appliquait un arrêté municipal, mais par contre, ce que je sais, c’est qu’il n’hésitait pas à nous confisquer le ballon quand on jouait au foot place Hilaire Saura.

 

 

 

 

 

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16 décembre 2019

de Floirac à Guitres

 

 


Ph. Dodier a posté un commentaire sur l'article du publié en janvier 2019 dans ce blog pour nous informer qu'il existe encore une voiture du tramway qui reliait Monrepos à Camarsac. 

 

Commentaire de Phillippe Dodier

"...  Merci pour votre témoignage de cette ancienne ligne !

Il reste une voiture de ce tramway au trains touristique de Guîtres... "

 


Il nous a également transmis le lien http://www.tvnp.fr/PFF/?p=1077 pour accéder directement au site du Patrimoine Ferroviaire Français dont voici un extrait 

Tramway-Camarsac-voiture-Df4

Voiture mixte première classe/fourgon construite en 1898 par la Compagnie Française de Matériel de Chemin de Fer Bonnefond à Ivry pour le Tramway Bordeaux-Camarsac, dont elle est aujourd’hui l’unique survivante. Radiée en 1923 en raison de l’électrification (rames de tramway à trolley), elle passa aux Chemins de Fer Economiques de la Gironde ou elle servit de wagon-réfectoire pour les ouvriers de la voie. Légèrement modifiée par les Ateliers de Lacanau-Médoc en 1948, elle fut passée en 3ème classe en 1952 et retourna en exploitation commerciale. Elle fut récupérée par l’Association Bordelaise des Amis du Chemin de Fer, qui la céda au Train Touristique de Guîtres en 1996.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              
le train de Camarsac
les enfants de Léo et lébas de garonne du 17 janvier2019

 

le train de camarsac à Monrepos

La ligne F du tramway suburbain, longue de 16 km, ralliait Floirac-Cenon à la commune de Carmarsac. Mise en service en janvier 1900 elle cessa son activité en 1949. Les locomotives à vapeur qui faisaient la navette ne dépassaient pas les 20 km/h. Il fallait 1h04 pour parcourir les 16 km d’un  trajet où il n’y avait pas d'arrêts obligatoires. Les voyageurs devaient avertir le conducteur en levant les bras en l'air pour obtenir l'arrêt du train autant pour y monter que pour en descendre...

Pour lire l'intégralité l’article du 17 janvier 2019 publié dans « Les Enfants de Léo et Lébas de Garonne » naviguez dans ce blog à la rubique Floirac je me souviens ou cliquer sur le lien ci dessous pour un accés diect.  

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/01/17/36599199.html

 

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09 décembre 2019

les filles de La Souys 1957/1958

   

 

Filles La Souys fin d'études 1957 1958 sépia

On reprend les mêmes et recommence. On relance un appel à identification pour cette photo de classe qui complète celle du 25 octobre avec deux années de plus au compteur. Une fin de cycle scolaire pour ces filles de l’école de la Souys qui s’apprêtent à passer le certificat de fin d’études Primaire, sésame indispensable pour l’apprentissage de certaines professions. Quelques petits changements d’élèves avec des départs et des arrivées mais on reconnait toujours Marie Claude Miramon et Carmen Garcia auquel s’ajoute Lassansa dont j'ignore le prénom, mais que je connaissais de vue en tant que soeur d'André (qui était dans ma classe) et fille des Boulangers Patissiers de la rue Gaston Cabannes.

J’en appelle aux Floiracaises de l’année scolaire 1957 1958 en espérant qu’elles ne sont pas toutes exilés aux quatre coins du monde, et même si c’était le cas, avec les nouvelles technologies cette photo leur est accessible. Si vous les abonnés vous reconnaissez une amie une grande sœur ou une mamie (et oui c’est la rançon du temps qui passe) n’hésitez pas à relayer l’info.

 

photos classes filles Miramont 04 sépia

 

 

Pour revenir sur la la photo de classe du 25 octobre naviguez sur ce Blog ou cliquez pour un accés direct sur 

htp://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/10/22/37701457.html 

  

 

 

 

 

 

02 décembre 2019

Paqui

 

Pb 060 Floirac photo famille 082

 

J'ai de la retenue pour parler de PAQUI, (c’est comme ça qu’on l’appelait) parce que c’est mon frère. Et pourtant, il a sa place dans les figures Floiracaises. Une place qui n’est pas affective mais sportive. Il avait des qualités physiques indéniables qui lui ont permis de pratiquer pas mal de disciplines. C’est d’ailleurs son point faible (le mien également). Courir ou boxer plusieurs lièvres à la fois ne permet pas d’asseoir une carrière, mais ça n’empêche pas d’avoir un palmarès. Avec mon frère Patrick et mon petit frère Raymond nous avons pratiqué ensemble et en compétition pas mal de sports. Après le foot et la gym aux "cadets de la Souys" c’est à la boxe que nous nous sommes frottés. J’étais auprès de lui pour son premier combat à Biarritz en novembre 65 (j’étais moi aussi à l’affiche) mais je n’étais pas à ses côtés le 2 décembre 1967 pour assister à son exploit, face au redoutable Barel, qui lui ouvert les portes du championnat de France Espoir. Un combat mémorable qui exceptionnellement avait été en partie diffusé sur la chaine télévisée régionale (la 3) dans l’émission sportive du samedi. C’était rare dans les années soixante d’avoir des images de boxe. Cet affrontement épique s’était déroulé à Pau, pour le titre régional de champion des espoirs. Mon frère Patrick s’était qualifié pour la finale des moyens en battant le même soir en demi-finale l'Oloronais Haddadi aux points. De son côté Barel avait balayé son adversaire dès le premier round. Il était frais et comme tous les puncheurs, sûr de lui. Sa finale s’annonçait comme une simple formalité pour lui et pour le public qui lui était acquis. Ce qui semble évident sur le papier ne l'est pas forcément dans le ring. Mon frère, d’après ce qu’on m’a raconté et aussi de ce que j'ai pu voir sur les archaïques récepteurs noir et blanc de l'époque, l’avait mystifié. Il s’est joué de lui techniquement et l’a battu au point conservant son titre espoir. Le second. Il avait à peine à dix-huit ans. Paqui arrêta la boxe un peu avant son service militaire où il se révéla dans les cross inter-armées. 

 

patrick boxeur

C’était un véritable coureur de fond qui après une pause familiale, reprit cette activité dans les années quatre-vingt. Il a remporté pas mal de courses où nous nous confrontions sans complexe et sans licence aux grands noms de l’époque. Je me souviens d’un cross à Bassens, remporté par mon frère Patrick. Avec mon frère Raymond nous avions terminé 3éme et quatrième et l’on nous refusa néanmoins le trophée par équipe (qui nous revenait de droit) parce que nous n’étions pas licenciés et n’appartenions à aucun club. Nous courrions pourtant sous les couleurs des "BUSQUETS" 

 

 

 

 

 

Guy Raymond Patrick montage course 1983

Sur la photo de gauche on le voit mener le train (nous l'appelions Jhon l'enfer) avec dans ses talons mon Frère Raymond, alors qu'en tête du peloton, je m'efforce de revenir (en réalité je freinais la meute) sur eux. Sur la photo de droite, aprés l'arrivée, je suis à ses côtés (et oui j'étais brun et moustachu à l'époque) pour attendre le verdict du classement par équipe. Entre nous il a eu toujours eu de la compétition. Des affrontements fraternels qui font partie de notre vie et qui perdurent au-delà du temps comme en témoigne les deux photos ci-dessous (2019 et 1964) où l’on se retrouve dans le même ordre (Guy Raymond Patrick) pour des joutes verbales ou sportives voire même cérébrales (échecs) arbitrées à tour de rôle en fonctions des circonstances. Mais soyez rassurés, face à l’adversité et notamment dans les courses pédestres et cyclistes, nous étions solidaires. Une union sacrée qui faisait notre force. Il n’y a jamais eu de la rivalité mais de l’émulation.  

Guy Raymond Patrick 1964 2019