les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

27 juin 2022

Le foot floiracais de l'entre deux guerres

 

  

le bourrier terrain de foot de floirac texte sépia

Dans la presse locale du 12 mars 1921 on peut lire sous la plume de R.Brard que Monsieur Fleurian président du Floirac Club fait arroser chaque soir le terrain de Maupéou pour recevoir dignement ses amis Girondins. La réputation du terrain alliée à la qualité footballistique des locaux et à leur maitrise des lieux faisaient de Floirac à domicile une redoutable équipe difficilement jouable pour les visiteurs. Ce mythique terrain de foot était situé sur l’emplacement de l’actuelle piscine alors que le « bourrier » qui lui a donné son surnom par sa proximité, occupait l’emplacement de l’actuel Stade Raymond Guyon. Jusqu’aux années soixante il y avait à la limite de la cité ouvrière une décharge à ciel ouvert qui accueillait les poubelles Floiracaises et les détritus venus de toutes parts.

 

jeunes footballeurs de l'US Floirac sépia

Le président André Fleurian se trouve à droite de l’équipe des jeunes du Floirac Club alors que son fils, ancien footballeur devenu manager du club, identifiable à sa serviette autour du cou, s’etait également illustré sur les courts de tennis à une époque où la France des mousquetaires dominait mondialement ce sport.

foot USF séniors 1936 1937

La jeune femme qui pose avec les verts et noirs (c’est la couleur des maillots) et le grand Monsieur au Béret qui se trouve à ses côtés sont les parents de Guy Gouttes qui a marqué l’histoire du SAB Floirac des années cinquante avant de rejoindre le stade Rémois des Fontaine Kopa Piantoni et autres. Je ne reviendrai sur la carrière de Guy Gouttes dont j’ai publié quelques articles que vous retrouverez en naviguant dans ce blog ou en cliquant sur : http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/02/06/36842991.html

 

Commentaire de Patrick Labaure 

    ... sur la photo foot ci-dessus, saison 1936-1937, rangée du milieu complétement à droite, c'est mon père YVON . Anecdote, les joueurs portent des bérets et mon père s'est laissé pousser les cheveux pour amortir le ballon lors des têtes. Sur la même rangée, à gauche c'est le photographe qui était installé cours Victor Hugo et jeu du hasard, mon père et lui ont fini leurs vies dans la même maison de retraite à Sallebœuf...

 

  


13 juin 2022

négoce du vin rive droite

 

 

 

attelages en attente rue de la benauge sépia

maison maille bastide

Du treizième siècle et jusqu’à la révolution les navires transportant les vins des coteaux de la rive droite ne pouvaient sortir du port qu’après s’être acquittés du tribut seigneurial qui s’est converti par la suite en une symbolique branche de Cyprès, coupé dans la forêt cenonnaise de Cypressat de la ville de Cenon qui avant l’annexation de son quartier bastidien s’étendait jusqu’aux rives de la Garonne. Malgré cette annexion et la destruction par le phylloxéra de ses vignobles la rive droite bordelaise n’a pas ralenti son activité vinicole qui s’est perpétuée à travers le négoce des vins et des spiritueux comme le montrent les attelages de transports qui stationnent rue de la Benauge où l'on peut apercevoir la devanture de la maison Mailie au numéro 105 qui  livrait les vins à domicile. Au 95, sur le même côte de la rue, la tonnellerie Deluga était à cette époque en pleine activité même si les vins des queyries n'avaient plus autant la côte, notamment en raison d'une industrialisation massive qui provoqua la destruction des vignobles. 

entrepots secondebarrière bastide-cenon

tonnelier bordelais 05 sépia

Les barriques comme on les appelle chez nous et plus particulièrement la barrique bordelaise faisait partie du paysage comme on peut le voir sur la photo ci-dessus prise en bout de l’actuelle avenue Thiers à la hauteur de l’a seconde barrière côté bastide. La barrique bordelaise d’une contenance de 225 litres soit 50 gallons correspondait tout comme la bouteille de 75 cl aux normes commerciales d’une époque où l’Aquitaine était Anglaise. 

 

vendengeurs cenonnais texte

En 1865, Cenon dépossédée de la Bastide, ne possède plus que 328 hectares de vignes et en 1908 on dénombre encore deux domaines et 29 châteaux dont 16 situés sur la colline qui ont survécu à l’épidémie de phylloxéra qui mena à la ruine de nombreux vignerons. 

association des buveurs d'eau floiracais texte

Dans la commune voisine de Floirac qui est encore plus touchée par cette épidémie dévastatrice c’est une catastrophe économique et sociale qui aura d’énormes conséquences sur son avenir. Les vignobles sont détruits et les terrains vendus pour des bouchées de pains aux industriels. La chute de l’activité vinicole et des métiers qui en vivent est vécu avec humour par l’association des buveurs d’eau Floiracais qui font un pied de nez au phylloxéra en trinquant à santé et au nouveau siècle à venir. 

 

 

 

07 juin 2022

petit histoire du foot de Floirac et de la rive droite -2-

 

On ne peut pas dissocier la petite histoire du foot floiracais du siècle dernier avec celle de la Bastide et du bas Cenon dont l'entente sportive n'a jamais cessé en dépit de l’annexion d’une partie de la rive droite par la ville de Bordeaux. Le pré du curé (emplacement de la cité du midi) où évoluait le SAB Floirac symbolisait cette entente socio-culturelle-sportive. Les terrains de Foot et la salle des Sports appartenaient à la paroisse de Sainte Marie de la Bastide qui incluait une grande partie du bas Cenon (dont le quartier Monrepos). Il est bon de rappeler aux générations du vingt et unième siècle que le Sporting Club de la Bastienne jouait avant-guerre sur les terrains Floiracais de Cornier Belle Croix et que l’Olympique Bastidien de Floirac (1927-1931) était un grand club omnisport de la rive Droite.  

monrepos olympyque saison 1937-1938

L'histoire sportive du quartier Gambetta (Benauge-Cenon-Floirac) ne s'est pas limitée aux activités de sport en salle (Boxe, Gym, Judo), il y a eu aussi le foot avec le Monrepos Olympique (1930-1939) dont la photo ci-dessus prise en 1937, nous montre des joueurs inconnus pour moi, mais dont j’espère reconnus par leurs descendants. Le seul nom que j’ai retrouvé ne figure pas sur ce cliché sépia, c’est celui du président Carreyre.  

Pour en savoir plus sur le sport à Monrepos cliquer sur les liens suivants:

 http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/10/09/35729063.html 

 http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/07/08/35444838.html 

 

 

 

30 mai 2022

petite histoire du foot Floiracais

 

Petit concentré en 4 clichés du foot Floiracais depuis la création du premier club en 1919 jusqu'à l'actuel CMF qui bat le record de longévité. Quatre photos d'équipes représentatives de leur époque, avec joueurs, entraîneurs et présidents (André Fleurian Floirac Club, R. Roucède Union sportive Floiracaise, Robert Matignon SAB Floirac) indissociables de leurs clubs et de leur histoire. Une histoire humaine et sportive qui se prolonge de nos jours sous la présidence de Monsieur Jean Luc Debande (CMF) dont le travail et le dévouement perpétuent l’esprit de ses prédécesseurs.

 

  

 FLOIRAC CLUB 1922

foot floirac club 1922 1923 retouchée 02

FLOIRAC CLUB 1922 : Debout de gauche à droite : Fleurian père, ( Président), Castex, Bourdon, Dumonteil, E.Lalanne, Ed. Lalanne, Boisard, Bardy, Malgouya, Drago (cap), Barben, Fleurian Fils (manager)  

 

 

U.S FLOIRAC 1936    

us floirac 1936 sépia

UNION SPORTIVE FLOIRAC 1936 : Debout de gauche à droite : R.Doucède président, R.Serra, L.Denis, P.Castéra, G.Martinez,  R.Duluc, G.Bentéjar, R.Maurac, E.Cabirol, Accroupis de gauche à droite.  R.Larriau (cap), R.Mignon, L.Peuillot, S.Ruiz, A.Sayot.

 

   

S.A.B FLOIRAC 1966 

saison 1966 1967 01

SPORT ATHLETIQUE BORDEAUX FLOIRAC 1966 : Debout de gauche à droite : Sinsou, Peyroux, Duhart, Gomez, Péralès, Manchado, Pommier, Modeste Criado (entraineur) et Monsieur Robert Matignon (président ) Accroupis : Lasnier, Druelle, Munoz, Fernandez, Sinsou, Marty. 

 

 

CLUB MUNICIPAL FLOIRAC 1982 

séniors 1982 1983 01

Club Municipal Floirac: Debout de gauche à droite : Napolitano Michel, Perez Jésus, Pérez (président) Calcerada, Solovitch (dirigeant)-Etchebert, Perroutin, Colas- Rocheteau( entraineur) Accroupis : Ellipe, Rembert, Perez Patrick, Berty, Boudot, Canto.      

 

 

Clubs de football floiracais de 1919 à nos jours.  

Floirac Club : 1920-1937

Union Sportive Floirac : 1927-1937

Olympique Bastidien Floirac : 1927-1931

Monrepos Olympique : 1930-1939

Stade floiracais : 1940-1941

Cadets de la Souys : 1931-1959

Sport Athlétique Bordeaux Floirac : 148-1972

Club Municipal Floirac depuis 1973 et toujours en activité.  

  

montage en cours historique années sépia texte bordure

pour en savoir plus sur le Foot Floiracais cliquer sur les liens suivants.

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/sab_et_cmf_foot_/index.html

 

 

23 mai 2022

Bordeaux Paris

  

montage 1891 Bordeaux-Cenon Paris 02

Le 23 mai 1891 le départ du premier Bordeaux-Paris est donné place du pont (aujourd’hui place Stalingrad) mais par la suite les contrôles et les départs fictifs se feront aux allées de Tourny et la course démarrera réellement côte des 4 pavillons à Cenon, point zéro de cette épreuve mythique qui a vu la victoire du Britannique Georges Mills lors de sa première édition avec une arrivée Parisienne porte Maillot le 24 mai soit 26 heures 30 plus tard.

  

Commentaires de l'époque  

« … au coup de pistolet, Laval dérape sur la chaussée humide et tombe de machine. Par chance pour lui, les coureur anglais au nombre de cinq dérogent à leur habitude de commencer par un sprint. Une tactique impossible à mettre en œuvre au milieu de la marée des vélocipédards désireux d’escorter les Géants de la Route sur les premiers kilomètres avant d’affronter la première difficulté du parcours, la côte des 4 pavillons qui est noire de monde. Abordée dès le 3e kilomètre la cote Cenonnaise permet de faire une première différence avec sept coureurs qui se détachent au sommet où retrouve sans avec sans surprise les cinq Anglais accompagnés des seuls Laval et Coullibeuf … 

  

arrivée et classement texte

 …  casquette vissée en arrière, crotté au point d’être méconnaissable, le garçon est fatigué. S’il trouve la force de sourire, il a besoin d’aide pour descendre de selle. En bouclant le trajet en 26 h 34 mn 57, il a donné raison aux pronostics les plus optimistes. Rapidement enveloppé d’une couverture, le coureur est conduit en carrosse vers un hammam voisin … »

 

 

  


16 mai 2022

observatoire de bordeaux : les lunettes équatoriales

 

Georges Rayet directeur de l'observatoire de Bordeaux-Floirac qui souhaitait pouvoir prendre des clichés de phénomènes accidentels (éclipses ou comètes) lorsque ces derniers se produiraient loin du méridien décide de la construction d’une tour pour supporter une coupole hémisphérique tournante qui sera réalisée par l'architecte Miaihe. En avril 1882 s'achève la construction de cette tour de cinq mètres de diamètre avec son rail circulaire où est posé le dôme de la petite lunette équatoriale. On peut voir sur la photo ci-dessous Georges Rayet  sur les marches de l’escalier rejoignant  son assistant qui l’attend à l’entrée de ce bâtiment pensé et initié par l'astronome Bordelais. 

observatoire de Floirac photo 02 pour mémoire texte

 

 

petite lunette équatoriale texte

La petite lunette équatoriale de 8 pouces, second instrument construit pour l'observatoire de Bordeaux-Floirac, a été largement utilisée par Rayet et ses collaborateurs pour des observations courantes de comètes et de petites planètes, de planètes du système solaire et bien sûr d’étoiles. Il a servi ensuite au XXe siècle pour l’observation d’étoiles doubles, de comètes et d’astéroïdes. Cette lunette a été par la suite largement utilisée pour la formation des étudiants ou pour des séances d’observation et d’information grand public.

 

 

 

 

 

lunette équatoriale texte pour canal blog 20 001

La grande lunette équatoriale avec son objectif de 14 pouces (38cm) est le troisième instrument de l’observatoire astronomique de Bordeaux. Il a été pensé par Georges Rayet pour des observations à grande résolution des étoiles doubles. Mise en service en 1882 elle a été peu utilisée en raison de sa lourdeur de manipulation et du manque de personnel adéquat.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la fin du dix-neuvième siècle un projet international d’utilisation de la photographie astronomique auquel Georges Rayet adhère spontanément voit le jour. Pour sa mise en œuvre il a besoin d’un budget supplémentaire et obtient un financement de la ville de Bordeaux pour construire une coupole avec laboratoire photographique attenant et une salle de mesures. En 1892 les premiers clichés de la Carte du ciel sont réalisés à Bordeaux sur des plaques de verre recouvertes de gélatine de dimensions 16 cm x 16 cm. 

montage sépia texte général astrographe

 

  

09 mai 2022

la poiscaille de Garonne

 

pecheurs girondins

J’ai conservé un savoureux souvenir en bouche des lamproies péchées et cuisinées par mon beau père alors que mon épouse a gardé dans sa tête le souvenir de ces mêmes bestioles suspendues dans la cuisine égouttant leur sang dans un bol. Mémoire sélective en fonction de nos gouts et de nos sensibilités, mais quoi qu’il en soit notre jeunesse est imprégnée de Garonne. Aloses, lamproies, anguilles, pibales et plus en amont dans le temps, saumons et esturgeons alimentaient les foyers d’un complément bon marché. A la poiscaille locale s’ajoutait la morue venue d’ailleurs que ma mère cuisinait à la catalane. Une morue qui transitait par les Capus  où s’approvisionnait Fifine l’épicière du quartier pour honorer ses commandes du vendredi, jour de poisson. Du moins chez nous. Mon père n’était ni chasseur ni pécheur, du moins après ma naissance. Avant ? Je l’ignore, mais ce que je sais par contre c'est que ces activités étaient une véritable institution pour les anciens de ma commune et qu’elles ont marquées notre génération. Je me souviens d’une amie d'enfance exilée à Paris dans les années soixante-dix qui se faisait envoyer au printemps des œufs et de la laitance d’alose par son père, pécheur invétéré.

 

 

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02 mai 2022

charrons et et attelages de la rive droite

 

  

la roulante place stalingrad sépia

Attelages en attente Place du Pont aujourd'hui place Stalingrad avant le déchargement ou après le chargement. Peu importe les chevaux avant besoin de souffler entre deux voyages sur des routes souvent mal carrossées qui endommageaient autant les ferrages de chevaux que les roues et les essieux des charrettes. Les charrons Floiracais, ne manquaient pas de travail après les difficiles montées des côtes de Monrepos de l'église ou de l'empereur et pas seulement pour les charrettes des marchandises. Les véhicules hippomobiles des particuliers et de tranpsorts de passagers étaient tout autant sollicités. 

charrons floiracais sur le coteau rive droite sépia

Floirac ne voyait pas passer que des attelages de transport de marchandises, sa réputation au XIX siècle dépassait le cadre de l’hexagone avec les arrivées d’étapes de la course de la petite gironde ou du raid hippique bastidien. Le cheval que l’on voit sur la photo ci dessous, vainqueur de la course de la petite gironde,  à fait la fierté de son propriétaire qui le drivait pour cette épreuve. 

floirac ville étape rcourses de chevaux sépia droit

 

  

26 avril 2022

maréchaux ferrants

 

  

 

atelier de maechaux ferrants floirac

Avant l’invention du moteur à explosion les métiers liés aux déplacements hippomobiles faisaient partie du quotidien de la vie des français qu’ils soient citadins ou ruraux. On n’imagine pas aujourd’hui l’importance économique et sociale de ces professionnels qui posent sur la photo avec tout le sérieux qui caractérise les maréchaux ferrants des siècles précédents. 

marecgal ferran bastide

C’est dans le quartier bordelais de la bastide, rue Montméjean qu’a été prise cette photo d’attelages en attente de ferrages ou de soins. 

charrons et forgerons floirac la roulante

Sur le haut Floirac l’importance de l’activité agricole et notamment viticole nécessitait la proximité d’ateliers de charrons pour dépanner réparer et fabriquer comme on peut le voir sur la photo ci dessus d'un des nombreux ateliers des coteaux de la rive droite. 

 

 

 

21 avril 2022

Georges Rayet

   

rayet jeune Ssépia

Georges Antoine Rayet Pons qui est né à Bordeaux le 12 décembre 1939 passera une grande partie de son enfance dans le sud-ouest. En 1853 il accompagne ses parents qui s'installent à Paris où il  termine ses études secondaires au Lycée Bonaparte. En 1859 il est admis quatrième au concours d’entrée de l’École normale supérieure, dont il sort en 1862. Titulaire de l’agrégation de physique il effectue de nombreuses observations concrétisées par des découvertes qui lui vaudront une notoriété internationale avec notamment en 1867 en association avec l'astronome Charles Wolf des étoiles appelées aujourd'hui étoiles Wolf Rayet. Leur découverte fut l'observation de grandes raies spectrales en émission dans le spectre de l'étoile  P. Cygn.i. En 1868 il prend part à l'expédition scientifique chargée d'observer l'éclipse totale de soleil du 18 août sur l'isthme de Kra. Georges Rayet qui souhaitait créer un observatoire dans sa ville de naissance refuse de nombreux postes et propositions plus ou moins intéressantes dans des universités pourtant réputées de l’hexagone. Le 25 janvier 1876, après pas mal de difficultés et d’entraves dans son parcours personnels Georges Rayet est enfin nommé chargé de cours à la Chaire d’Astronomie physique nouvellement créée à la faculté des Sciences de Bordeaux et professeur titulaire en mai suivant. En 1877, il est nommé assesseur du Doyen Gaston Lespiault et président de la Commission de météorologie de la Gironde. 

construction en 1889 de la coupole du laboratoire photographique 02 texte

Il se consacre alors essentiellement à la recherche du site le plus favorable pour installer l’observatoire. C’est finalement, le domaine de Monfraguey à Floirac, qui est choisi et acquis en décembre 1877. Enfin, la décision de création d’un observatoire à Bordeaux est prise par le décret de mars 1878 mais Georges Rayet attendra janvier 1879 pour en être nommé directeur. Il mesure alors la longitude et la latitude du site, et définit les instruments d’observation qui équiperont le futur observatoire et les bâtiments destinés à les abriter.

Rayet au sommet au dessuis des autres au centre de cette photo

Sur la photo ci-dessus on peut facilement identifier Georges Rayet, sur la plus haute marche au milieu et au dessus de tous, dépassant d’une bonne tête les membres de la commission nationale des observatoires lors de l’inauguration de l’équatorial photographique en 1892. Georges Rayet occupera le poste de directeur de l’observatoire de Bordeaux  jusqu’à son décès le 14 juin 1906 à l’âge de 66 ans.

   

Georges Rayet