les enfants de Léo et de Lébas de Garonne

19 juin 2019

Azur Jupiter Shell et les autres -2-

 

 

AZUR pompes

Parmis les entreprises pétrolières qui au XX° siècle ont fait la part belle à l’économie locale, il ne faut pas oublier Desmarais frères (société Française fondé en 1861) qui n'existe plus aujourd'hui. Au siècle dernier, dans les années d’entre-deux guerres, ses stations-services AZUR formaient un des plus importants réseau de distribution de carburants en France." Desmarais frères" dont le dépôt du quai de La Souys occupait une place privilégiée par sa situation géogra-phique, fusionne en 1965 avec Total Compagnie française de distribution (Total-CFD), filiale de la CFP.

 

 

 

 

 

 

azur desmarais wagon citerne

Sigles pétroliers 02 01

 

La valse des enseignes des sigles et des logos perturbe les mémoires et embrouille les esprits. Il est vrai que dans le secteur Floirac-Bastide du quai de la Souys les entreprises pétrolières étaient aussi nombreuses que diverses. Des marques oubliées comme Jupiter Azur ou Caltex ont fait la part belle à l’économie locale avant d’être reprises (et oubliées) par des groupes aux consonnances beaucoup plus familières pour les enfants de ce siècle.

 

 

 

 

 

Témoignage de N. Soler

A une époque où le pont Saint Jean n’existait pas, il me fallait prendre la passerelle pour franchir quatre fois par jour la Garonne entre Floirac et Bordeaux Saint. C’était faisable en vélo mais pas en voiture. Peu importe, car comme la plupart de mes amis, le vélo était mon outil de transport et de sport. Je ne flemmardais pas entre midi et deux pour effectuer un aller-retour déjeuner à toute bombe où je croisais le personnel de bureau du dépôt pétrolier du bout du chemin de la sauve qui se rendait au restaurant de la passerelle. En fonction de l’endroit où je les croisais, je savais si j’étais à la bourre ou pas. Je ne ratais jamais ce rendez-vous furtif et platonique avec une jolie brune qui devait comme moi avoir moins de vingt ans. Dans ces années-là l’industrie pétrolière était la dernière de mes préoccupations, mais je ne pouvais pas fermer les yeux. Les cuves faisaient partie du paysage Floiracais. Les entreprises changeaient de noms et de logo mais les usines restaient à la même place. Ce chamboulement permanent d’enseignes et des slogans m’a fait douter au point de faire appel à un ami du quartier pour qu’il me confirme que c’était bien une usine SHELL.  

SHELL JUPITER 02

La Société des pétroles Jupiter compagnie pétrolière française créée en 1922 est devenue Shell France à la suite de son absorption par SHELL en 1948.

 

 

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12 juin 2019

Antar, Caltex, Elf, Total, BP, ... la valse des logos

 

 

petroliers floiracais

Au siècle dernier Antar, CALTEX BP et autres sociétés pétrolières avaient implantés leurs dépôts dans les bas de Floirac, secteur industriel privilégié par sa position stratégique. C’était un carrefour fluvial ferroviaire et routier qui facilitait le transport et la distribution des carburants et autres produits issus de leurs usines aux enseignes qui évoluaient au gré des fusions des liquidations ou des OPA.

 

 

 

 Témoignage de Michel Miramon

"... je n’ai qu’un lointain souvenir du dépôt en bout de la rue Emiles Combes dont les énormes cuves d'essence interpellaient les riverains. Ça craignait pour notre sécurité en cas d’incendie, d’autant plus que nous n’étions pas trop éloignés de ces bombes en devenir. On faisait avec et on cohabitait, même si l’accès au site était interdit. L’entrée était fermée par une grande barrière et surveillée en permanence par des gardes. On ne risquait pas rentrer comme ça et pourtant il y avait une énorme activité. Des va et viens en continu, des camions, des ouvriers qui rentraient et sortaient au rythme des relèves, des embauches et des repas, On les reconnaissait facilement à leur tenue (pantalons et vestes grises) lorsqu’ils allaient faire des courses rue Jules Guesde. Si mes souvenirs sont bons ils travaillaient sous la marque BP. 

Il y avait une autre entrée fermée par une porte métallique du coté de a voie ferrée d’Eymet avec un aiguillage destiné aux Wagons citernes. Je me rappelle de cela, puisque en venant de chez moi avec le cousin, on prenait la rue Emiles Combes, puis à droite une voie ferrée un peu a l'abandon et on traversait la voie de la Souys, pour sauter un fossé et rejoindre ainsi le terrain comme on disait. En fait c'était là ou il y avait le stade et le fronton non loin de l'école Pasteur. 

Bon, revenons à nos moutons ou du moins à nos poissons. Il y avait à cette époque une grosse activité marinière avec les péniches de transport de matière pétrolière qui faisaient la navette entre Ambes et Floirac. Je ne sais plus si ce ponton pour le transvasement des carburants était en amont ou en aval de la rue Jules Guesde, mais toujours est-il que l'on ne pouvait pas le manquer en ballade au bord de l'eau. Petit, mon attention avait été toujours attirée par les nombreux et gros tuyaux dont je ne savais pas trop, à quoi ils pouvaient servir..."

montage cuves

 Témoignage de Guy Busquets

"... dans les années d’après-guerre ça carburait dans le bas Floirac où les cuves de stockage faisaient partie du paysage. On n’y prêtait pas une attention particulière jusqu’au jour (ou une nuit peut-être) les militaires du contingent ont envahi les lieux pour une protection rapprochée. C’était entre 1958 et 1962 et je ne peux affirmer avec précision si ça correspondait au putsch des Généraux ou à une montée des attentats de l’O.A.S. Notre préoccupation était d’ordre pratique, on devait passer au loin pour éviter ce site protégé par de petits soldats (c’était dû à la distance) posés sur les cuves métallisées. Le raccourci pour rejoindre l’école de La Souys pour nous les enfants de Jean Jaurès passait par le pré du bout à bonne distance de la voie ferrée et du mur d’enceinte du dépôt, mais il nous arrivait de temps à autre de braver notre peur et de ramper comme des indiens pour se rapprocher de ces soldats qui n’en avait rien à foutre des gamins qui bravaient leurs peurs autant par curiosité que par jeu..." 

 

ANTAR dépot de Floirac

Entre 1939 et 1945 le réseau de distribution des carburants Antar (3 300 pompes en France avant-guerre) voit son activité décliner mais se relance après la libération atteignant le nombre de 11 677 appareils distributeurs de carburant en France. Le dépôt ci dessus qui tournait à plein régime bénéficiait des infractures routieres ferroviaires et fluviales qui facilitaient l'activité industrielle et commerciale des entreprises du bas Floirac. 

En 1970 le groupe ERAP (Entreprise de recherches et d’activités pétrolières) prend le contrôle du groupe Antar qui est alors intégré à ELF Aquitaine absorbé à son tour par le groupe total en 2000. 

 

montage elf ronds rouges

ELF a vu le jour en France en 1967.Pour le lancement de la marque de la marque, de gigantesques « ronds rouges » sont peints sur les façades des stations-service du réseau de distribution de l'Union Générale des Pétroles qui regroupait alors plusieurs sociétés pétrolières : Caltex, Avia, La Mure, CFPP et Lacq. Le lancement de la marque fut une véritable prouesse technique et commerciale qui marqua les esprits de cette époque.

 

 

 

L’unification des groupes pétroliers est finalisée en octobre 1966. Démarre alors un travail colossal de marketing publicitaire pour créer mettre en place our le remplacement des marques anciennes par la nouvelle. La tâche est énorme car il faut transformer 4 500 points de vente (dont tout le réseau Caltex) en une nuit. Le personnel, dont celui de floirac, a  impérativement gardé le secret jusqu'au « jour J ». Dès janvier 1967 les tâches sérieuses se précisent, des essais d'éclairage et de signalisation nocturnes ont lieu discrètement autour d'une ferme isolée. Mais la tâche la plus importante se trouve à l'intérieur du groupe, informer le personnel, le mobiliser et le souder autour de la nouvelle marque. Il faut pour cela mobiliser 12 000 personnes, les informer voire même les former. Une campagne d'affichage va marquer les esprits et exciter la curiosité de chacun : « Les ronds rouges arrivent1 ». Cette campagne ne laisse alors rien filtrer du type de produit en préparation. La naissance d'Elf qui a lieu le 27 avril 1967 à 18 heures est annoncée officiellement à la presse qui est invitée pour le lancement. 

Toute la nuit, tous les cadres, techniciens et employé(e)s du groupe sont affectés à une station-service bien déterminée, pour enlever les anciennes marques et les remplacer par la nouvelle. Ce travail doit être terminé dès l'aube afin d'être coordonné avec la sortie des journaux du matin qui ont informés la veille. La tenue des pompistes Elf, avec nœud papillon rouge et casquette assortie, est pour sa part très remarquée et contribue à donner à la marque un premier capital de sympathie.

L'UGP devient alors Elf Union et l'UGD Elf Distribution : Elf France est née.

  

images elf 1967

Je vous invite à prendre connaissance de cet événement relaté dans le journal Sud Ouest d'où est issue cette photo.

 

ARCHIVES SUD OUEST

www.sudouest.fr/2011/04/24/27-avril-1967-elf-aquitaine-naissance-d-un-geant-375254-4995.php

 

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03 juin 2019

Rectificatif légende photo foot entre deux guerres

 

 

 

montage foot rectificatif 03

J’ai reçu une correction, mais rassurez-vous je n’ai pas pris de coups, on m’a simplement adressé un rectificatif sur la date de la photo 1 qui a été prise en 1937. Une précision donnée par Guy Gouttes (le fils de la jeune femme à droite de la photo et du Monsieur en béret qui est à ses côtés) lors de son passage à Floirac où a été prise la photo 2 où il pose souriant et heureux de ce retour au pays, entouré de deux grandes figures du foot Floiracais : Denis Caboblanco à sa droite et « Papi » Revenu à sa gauche.

 

Je ne reviendrai sur la carrière de Guy Gouttes dont j’ai publié quelques articles que vous retrouverez en naviguant dans ce blog ou en cliquant sur

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2019/02/06/36842991.html

 

Commentaire de Patrick Labaure sur son père Yvon.

Sur la photo foot. de 1937, rangée du milieu complétement à droite, c'est mon père. Anecdote, les joueurs portent des bérets et mon père s'est laissé pousser les cheveux pour amortir le ballon lors des têtes. Sur la même rangée, à gauche c'est le photographe qui était installé cours Victor Hugo et jeu du hasard, mon père et lui ont fini leurs vies dans la même maison de retraite à Salleboeuf.

 

 

1949 X,Guy Gouttes, Martin, X, Rodriguez,En bas- X,Glenat, X, Borderon, X, X,

Complément d'info de Guy Gouttes sur la photo de la garderie Bourbon de Floirac en 1949.

rangée du haut debouts: Faux - Guy Gouttes - Martin - Bareck - Rodriguez

rangée du bas accroupis: Sinsou (la Ronce) - Glénat - Brodu - Christian Borderon - Jean Gouttes (frère de Guy) - Valdés 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2019

la burthe

 

montage La Burthe 1

 

Je vous invite à lire un extrait de Guernica dont une partie de l’histoire se déroule en 1994 sur la rive droite bordelaise.

 

 « …. une cabine téléphonique, plantée comme une guérite, balise l’entrée d’un sentier dissimulé dans la tranquillité du chemin des plateaux. La cabine n’est pas saccagée. C’est rare de nos jours. D’autant plus qu’elle est isolée. Je m’enfonce de quelques mètres dans l’amorce pentue de ce sentier bosselé qu’empruntent épisodiquement les randonneurs et les joggers pour rejoindre la forêt de la Burthe. Un domaine communal immensément préservé. Les hauts de Floirac (de Cenon et Lormont également) ont su conserver et maintenir des espaces de quiétude et de verdure au-delà des tours et des immeubles bétonnés qui en font son imagerie.

 

            Je me positionne hors vue de la route. A quelques mètres du poste téléphonique. Entre Bordeaux et chez moi. Au milieu de l’affaire. A peine garé, je bondis sur le téléphone pour constater que rien de plus ne s’est ajouté aux derniers messages. Une précipitation dangereuse. Une erreur que je ne dois pas renouveler, même si j’ai pris soin de bien fermer mon véhicule… »

 

 

Pour en savoir plus sur l’auteur

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/06/03/35682906.html

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/2017/06/04/35561577.html

guernica couverture 1 et 4

Pour en savoir plus sur le livre

www.amazon.fr/guernica-Guy-Busquets/dp/1729750036/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1549611835&sr=1-2&keywords=guernica+guy+busquets

 

 

 

 

 

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20 mai 2019

maternelle Marcel Sembat 1952

 

 

Je ne suis pas devenu gâteux et je ne perds pas la boule, du moins je le crois. C’est volontairement que je réédite ce cliché avec un complément d’information sur le mois et l’année, communiqué par notre ami Alain Delpuech, dont la mère avait précieusement conservé et daté de nombreuses photos de classes, dont certaines ont déjà été publiées sur ce blog.

maternelles Marcel Sembat novembres 1952

 

Photo des classes maternelles de l'école Marcel Sembat (novembre 1952)

Dernière rangée, en haut en partant de la gauche : Denis Caboblanco, Lucette Fuschiardi, X, Michèle X, Daniéle Galan, Marie Gomez, X, X, Alain Berger, Hélène X

Avant dernière rangée en partant de la gauche :Guy Busquets, X, Annie X, X, Jean Michel Charles, Alain Delpuech, X, X, X, X, Antoine Martin et X.

Deuxième rangée en partant de la gauche: Mon frère Patrick (Busquets), Danièle Garcia, Risal,Roger Jaquelot, X, X, X, X et Bernard Simounet dernier à droite.

Première rangée en bas en partant de la gauche : Rouet (?), Madeleine Garcia, Riri, Dautan Et sept X consécutifs dont je reconnais les visages mais oublié les noms.

 

 

J'ai du écorcher l’orthographe de certains noms propre,mais c'est pas grave. Vous rectifierez et vous compléterez de vous même. Cette photo de classe date de novembre 1952. La petite école Marcel Sembat n'existe plus, mais nous sommes toujours là, du moins une majorité. Une petite pensée pour ceux et celles qui nous ont quittés. 

 

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13 mai 2019

elle était où, l'école Marcel Sembat de Floirac ?

 

 

Dans les années cinquante et peut être même avant (Je ne suis pas assez vieux pour le confirmer) l'école Marcel Sembat accueillait les enfants du quartier Jean Jaurès, mais aussi ceux du bas Cenon et d'une partie de La bastide.

marcel sembat montage 04 avec texte

 elle était où cette école ???

Dans la rue du même nom évidement. Une évidence pour ceux qui l'on fréquentée mais pas pour ceux qui ont vécu leur petite scolarité à Jean Jaurès et encore moins pour les natifs de ce millénaire. 

 

En répondant à cette question (qui n’est pas pas vitale) je soulève une autre interrogation " elle est où la rue Marcel Sembat ? " Vous la trouverez sur les plans (pour les plus anciens), sur les GPS (pour les plus jeunes) ou et en flânant à Floirac dans le quartier Jean Jaurès (pour les plus courageux). Mais, même à pied, il est impensable que les gamins du XXI° siècle aient une vision précise de ce secteur marécageux morcelé de près à vaches et à foot traversé par une gravette à ciel ouvert où on péchait occasionnellement la grenouille et l'écrevisse. 

Mais finalement elle était où cette rue ??? 

rue Marcel Sembat

Ce cliché des années cinquante où l'on aperçoit en bout de rue le cours Gambetta a été pris à la hauteur de l'école Marcel Sembat qui se situe à droite du photographe. On ne la voit pas mais elle est bel et bien là, juste avant la dernière ou l'avant dernière maison côté pair, à quelques mètres du court et étroit passage en bordure du pré de Luri qui rejoignait la rue Roger Salengro. J'en appelle à d'autres mémoires que la mienne (qui n'est pas infaillible) pour préciser le numéro de la rue qui en fait, était une impasse pour les voitures mais pas pour les piétons hors temps de pluie et d'hiver. C'était boueux et impraticable et ont hésitait à l'emprunter la nuit pour le retour de l'école. 

maternelles Marcel Sembat 1952 texte

Vous pouvez retrouver les photos de classes de l'école Marcel Sembat  en naviguant dans la rubrique

Les enfants de Léo et Lébas  de garonne 

ou en cliquant sur le lien ci dessus 

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/les_enfants_de_leo_et_lebas_de_garonne__/index.html

 

 

 

02 mai 2019

ciments français

 

 

Notre ami Michel Miramon (né en 1945 à Floirac) a vécu sa petite enfance et son adolescence à deux pas de cette usine Cet enfant du quartier des ciments comme on les appelait alors, nous livre son témoignage sur un pan d’histoire de ce site que beaucoup d’entre nous ignorent ou ont oublié.

Ciments Français sépia 01

"Je ne sais plus en qu'elle année (disons vers les 50) les riverains avaient remarqué que de plus en plus, il y avait des retombées de poussière de ciment sur les toits, mais aussi sur les plantations du coin, au point que mon père m'avait fait remarquer la poussière de ciment sur les feuilles de ses vignes dans notre petit jardin. De là, une pétition a eu lieu dans l'ensemble des résidents du coin pour prendre en compte les désagréments de cette usine. Partant de là, une nouvelle cheminée a été mise en construction, car la faute venait de la première et pour des moyens de sécurité et de fonctionnement, l'ancienne était restée à côté de la nouvelle, et il n'était pas possible de la détruire...

Certes il n'y avait pas que du mauvais puisque devant l'entrée de l'usine, se trouvait une très grande place, et un terrain de jeu pour les amateurs de foot que nous étions avec des copains d'école, mais aussi (ma sœur me l'a rappelé) parfois un petit cirque d'époque et souvent familial qui venait s'installer, pour remettre un peu d'ambiance dans la rue Jules Guesde....

Cette usine faisait aussi vivre en proximité les petits commerces, la boulangerie au coin de la place et aussi le bar d'en face ou une copine de ma sœur écolière de la Souys donnait un coup de main. Elle s'appelait "Paulette Coapé"

Il y avait aussi les carrières d'extractions pour en faire du ciment, sur la route de Bouliac, un bon terrain de jeu pour le jeudi et aussi monter sur des wagonnets qui ramenaient de la pierre a l'usine. Les ouvriers nous chassaient parfois, sûrement à cause du danger. Il y avait une petite voie ferrée, qui passait au-dessus de celle qui amenait à la gare de la Souys. Mes souvenirs me font penser aussi à ces groupes de scouts, qui se rendaient à cette carrière, pour y faire de l'escalade les week-ends.

En résumé, à cette époque, Floirac et ses usines faisaient partie du paysage et on le vivait bien,même si mes parents m'avait dit un jour, qu'en patois la Souys, voulait dire la suie. "

MICHEL MIRAMON

 

 

Ciments Français Bassins Délayeurs 02

Les Ciments Français faisaient vivre bon nombre de familles qui s’étaient installées dans les cités ouvrières construites au début du siècle dernier. C’était l’âge d’or des entreprises Floiracaises qui profitèrent de la crise du phylloxéra pour acheter les propriétés viticoles à un moindre cout et s’implanter sur la rive droite Bordelaise, point stratégique des communications ferroviaires, routières et fluviales. L’usine des Ciments Français de la Souys comme la plupart des grosses entreprises de la commune possédait son propre appontement pour le transport fluvial de ses produits. 

Ciments Français appontement sur la Garonne

Nous n'avons eu aucun mal à identifier l’utilisateur de ce ponton. On peut voir sur cette photo (sinon prenez une loupe) le sigle caractéristique des ciments français que l’on retrouve sur la plupart des documents d’époque.

ouvriers au début du XX siecle

C'étaient des précurseurs de publicité industrielle et du marketing social. Sur cette photo d’un groupe d’ouvriers et de cadres de l’usine de La Souys, on n’oublie pas de mettre en avant les couleurs de l’entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2019

cent ans de foot à Floirac

 

presentation centenaire 3 et 4 montage 02

Nous n'avons pas attendu le centenaire du foot Floiracais pour publier des photos et des articles sur les équipes mythiques du siècle dernier que vous pouvez retrouver en naviguant dans la rubrique SAB ET CMF foot de ce blog ou en cliquant sur lien ci dessous pour un accés direct.

http://memoirequartier.canalblog.com/archives/sab_et_cmf_foot_/index.html

 

 

Les deux Photos ci-dessous représentent deux époques qui pour les jeunes générations semblent être à des années lumières de leur univers. La première, est la plus ancienne que j'ai pu trouver pour illustrer cette commémoration. Elle doit dater des années vingt (1920 bien entendu). La seconde photo met en avant une équipe de copains de 16 et 17 ans. Des natifs de 1947 et 48 qui représentent parfaitement l'esprit sportif de la jeunesse d'un quartier qui ne vivait que pour le foot à une époque où les terrains d'entrainements et de compétitions étaient situés au cœur de l'avenue Jean Jaurès.

L lfoot années 30 sépia

 

cadets SAB Floirac 1963 1964

Cadets 1963/64

Debouts: Charles,Sanz,Just,X,Lacroix,Olsak,Rougier,Gracia

Accroupis:Ramos,Peres,Guillou,X,Caboblanco(Denis)

 

 

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15 avril 2019

Alain Berger

 

A Floirac dans les années soixante il n’y avait pas que le foot, même si nous l’avons tous pratiqué avec plus ou moins de réussite. C’était incontournable. Heureusement, certains d’entre nous ont pu s’extirper de cette emprise collective pour s’affirmer et réussir dans d’autres sports. C’est le cas d’Alain Berger que je n’ai pas côtoyé uniquement sur les bancs de l’école (voir les photos dans ce blog à la rubrique les enfants de Léo … ). Nous faisions partie de la même bande de potes qui en dehors des sorties dominicales s’affrontaient à la régulière (au grand désespoir de ma Mère) dans la cour cimentée de la maison de mes parents. Mes frangins étaient de la partie. Les cousins, les voisins et les copains également. Certains d’entre vous qui me lisez et me suivez sur ce blog (je ne citerai pas de noms) doivent se souvenir de leur nez ensanglantés ou de leurs yeux tuméfiés. De bons souvenirs, même si nos gants de boxe au cuir usé avaient dépassé leurs dates de péremption et nous râpaient les visages. Les protèges dents n'étaient pas obligatoires. Il n’y avait ni arbitre ni entraineur, ni soigneur mais seulement de l’amitié pour nous refréner et nous contrôler. Du respect sportif. Un code d’honneur naturel dont je suis certain qu’il perdure pour tous ceux qui ont vécu ces joutes amicales.

 

Alain Berger Portait

ALAIN

BERGER

Ceinture noire 2eme dan.

 

Champion d’aquitaine 1976/77 en Karaté.

Champion d’Aquitaine en Karaté contact en 1980.

Vainqueur en équipe de la coupe de France 1978 et Finaliste de la coupe d’Europe 1979 par équipe avec le club de Parentis en Born.

  

coupe de france Prentis vainqueur 1978

 

Revenons notre figure du jour, Floiracais de naissance et de cœur. Alain Berger a réussi un parcours sportif exemplaire en individuel mais également en équipe, qui mérite d’être mis en avant. Sur la photo ci-dessus, on peut facilement l’identifier au milieu de ses partenaires de combat, c’est lui qui tient la coupe de France des clubs remportée par "Parentis en Born" en 1978. Ce trophée est le ticket de participation aux championnats d’Europe de karaté des clubs qui se déroulait en Belgique quelques mois plus tard et qui le récompensera avec ses coéquipiers d’un titre de vice-champion d’Europe après avoir affronté en Finale les redoutables Hollandais, dont la suprématie en pied poing était mondialement reconnue. Sur la photo ci-dessous, prise le jour de la finale, on reconnait Alain Berger debout à gauche. Pour moi il n’y a aucun problème d’identification, d’autant plus qu’à cette époque nous nous sommes retrouvés ponctuellement et sportivement. Le manque de sparring-partners l’avait poussé vers nous (mes frères et moi) pour préparer cette compétition. Nous fréquentions la salle de Boxe de Cenon où nous maintenions notre forme et où je préparais mes premiers diplômes d’entraineur. Manuel Lacasa nous avait autorisés à utiliser la salle en dehors des heures d’ouvertures, ce que nous fîmes certains dimanches matins. Avec mes frères nous nous relayions  round après round pour affronter Alain Berger qui était au top de sa discipline. Une discipline pied poing que je découvrais alors et dans laquelle je fis quelques incursions avec mes complices de toujours, mes fréres Raymond et Patrick. 

Finaliste coupe d'europe 1978 à Bruxelles

 

montage Karaté Alain Berger Sépia (2)

Alain Berger n’a jamais oublié la boxe de ses débuts qu’il a pratiqué pendant plus dix années (en anglaise et en américaine) au club de Villenave d’Ornon. Tous ceux et toutes celles qui ont connu sa gentillesse ne s’imaginent pas le guerrier qu’il était. Le combat était sa raison sportive.

 

 

 

 

 

08 avril 2019

CE1 école de filles de La Souys 1957/58

 

Je ne vais pas courir après vous les filles, pour obtenir vos noms. Ce n’est plus d’actualité. J’ai raccroché les pointes et je suis hors course. Alors, soyez sympas, ménagez mes jambes de vétéran en répondant directement dans la case "commentaire" si vous vous reconnaissez ou si vous identifiez des copines.. 

La souys Filles CE1 1957 1958

Sur cette photo de classe du cours élémentaire 1957/58 de l’école de la Souys, j’ai pu identifier sans trop de mal Brigitte Cuenca et Josette Passet assises côte à côte au milieu du premier rang. Pour les autres, je suis désolé, j’ai besoin d’un coup de main.

 

  

la souys 1958 CM1

 

Pour cette photo c’est le flou total. Il est vrai que cette classe des filles CM1 de l'école de la Souys (1958 ???) était loin de nos préoccupations (nous étions des grands de dix ans) d’autant plus qu’un mur séparait les filles des garçons. Les visages sont familiers mais je doute les avoir connues et fréquentées à cette époque. Dès le coup de sonnette libérateur qui annonçait la fin de la journée de classe, avec mes amis du quartier Jean Jaurès, nous nous empressions de rentrer à la maison (plus ou moins vite). Jean Jaurès ce n’était pas la porte à côté.

Sur cette photo je ne reconnais que Réjane Villarubias et Evelyne Donadieu.